Seventh day of Christmas

Je suis fatiguée (et plutôt énervée) d’entendre le positivisme “obligé” de fin d’année partout et particulièrement sur FB où, comme par magie, tout le monde semble avoir eu “une année excellente !”. Oh vraiment? Depuis quand est-ce qu’une série de photos raconte-t-elle l’histoire au complet? Ai-je pensé à prendre des photos la journée où j’ai passé mon temps à nettoyer la terrasse au jet d’eau parce que les enfants ont vomit l’un après l’autre? Ou pendant la semaine où je devais avoir l’air d’une mort-vivante parce que le mari et les enfants toussaient toute la nuit et me réveillaient à plusieurs reprises, que les journées étaient trop chaudes pour rester éveillée et trop chaudes pour se reposer sans se retrouver dans une flaque de transpiration?

Alors, si j’ai eu une année pourrite (comme disent les québécois), je fais quoi, hein? Je fais semblant d’être d’accord avec tout le monde et me colle un faux sourire? Non, moi je veux gerber sur l’hypocrisie. (Et tout particulièrement l’hypocrisie de ceux qui se devraient d’être honnêtes avec eux-mêmes tout d’abord et leur entourage ensuite, ne serait-ce que pour montrer le bon exemple… mais je divague et ça devient cryptique là).

Comme vous avez pû le constater cette année n’a pas été jubilante. Et j’ai voulu m’épargner de revivre tour à tour ma mélancolie, ma tristesse et ma mauvaise humeur sur ce blog. En fait les deux dernières années ont été assez difficiles. Non pas que nous aillons manqué de quoi que ce soi. Nous avons un toit sur notre tête et de quoi manger tous les jours, et quelques kilos de stress en trop pour le prouver (soupir). Nous sommes tous relativement en bonne santé malgrés les nombreux virus auxquels nous avons été exposés depuis que nous sommes en latitude équatoriale. Grâce à Dieu, nos enfants grandissent et sont en bonne santé. Ça pourrait être pire.

Quand je dis que c’était difficile c’est que moralement D et moi avons été à ras des pâquerettes depuis que nous sommes ici. Le déménagement à été extrême de tous les côtés. Le plus évidement est le changement climatique, bien sûr, et tous les ajustements qu’on dû subir nos systèmes imunitaires. Et puis culturellement c’est aussi d’une extrême à l’autre. Les canadiens étant extrèmement polis et réservés, nous sommes atterris au fin fond du Brésil où les gens sont… tout le contraire. Même pour D qui est brésilien, le Brésil où nous habitons maintenant n’est pas le Brésil où il a grandit. Les gens du Nord n’ont pas le même niveau d’éducation que dans le Sud. Beaucoup de gens que nous cotoyons sont semi-analphabètes.

Un homme d’église a fait une promesse qu’il n’a pas tenu. Ça n’est pas nouveau, ni la première fois que ça nous arrive, mais démoralisant tout de même. En conséquant, nous avons donc passé une année de plus parmis les cartons dans l’éventualité d’un déménagement imminent qui n’est pas arrivé.

À l’approche des fêtes de fin d’année, quand nous pensions ne plus être ici depuis plusieurs mois, je pense que j’ai connu pour la première fois de ma vie des attaques de panique: immenses angoisses passagères avec sensation de claustrophobie, vertiges, et difficulté à respirer.

Heureusement que notre foi n’est pas en les hommes mais en Jésus, le commencement et la fin, à la fois vrai homme et vrai Dieu, et ça c’est une consolation immense. Si ma foi était en les hommes, je dois avouer que je serais en un bien pire état… C’est pour dire.

Alors je vous souhaite malgrés tout une bonne année 2015 et que, parmis les hauts et les bas, les joies et les tristesses, les rires et les larmes, on puisse tous en ressortir un peu plus forts.

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9 comentários sobre “Seventh day of Christmas

  1. Aï aï aï douce N. Je comprends … Y’a des jours où on a pas envie de faire semblant , hein… Y’a des jours où la méthode Couet parait pouvoir avoir un effet salutaire… Mais en cas de crise de panique… Rah… Je connais ça… Et e ne veux plus connaître… C’est au lendemain d’une de ces crises que j’ai supplié mon toubib de me donner “quelque chose”… La chimie c’est beaucoup critiqué mais quand on a vécu de vrai crises de paniques, des vraies bien comme il faut…
    Que te dire? J’espère que vous allez sortir de ce trou que tu n’aimes pas et que les prochains mois seront meilleurs pour toi! Tu peux me souhaiter la même chose : ça fait 7 ans que e rêve de partir d’ici!

  2. Ca m’attriste de lire tout ça, et c’est fou comme à travers quelques messages de blog, on a du mal à se rendre compte de ce qui se passe dans la vie de quelqu’un, encore moins dans sa tête… Que dire à part vous souhaiter que tout aille mieux bientôt ?

  3. Courage ! Vous pouvez ajouter au bilan de votre année que vous avez souvent donné du courage a une maman qui habite un peu plus au nord que vous et qui était ravie de comprendre vos post en anglais. Youpii !!! Les enfants ne m’ont pas complètement lobotomisée.
    Ici, en Guyane, le chickungunya est arrivé, mais, bonne nouvelle, il n’est pas toujours associé a des problèmes gastriques.

  4. Bonsoir, je ne sais plus comment je suis arrivée ici, mais je lis depuis un petit moment maintenant. Et je m’attache. Donc, j’envoie tout le positif possible pour une année 2015 qui j’espère apportera les changements désirés. Et je suis d’accord: introduisons un peu de franc parler: oui, des fois on a des années pourries. Mais il y a toujours de bons moments. Tachons d’avoir ceux là en tête.

Oi! Tudo bom?

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