Rocambolesque

Le stationnement dans notre ville est assez problématique.

Dans notre quartier par exemple, qui est un des plus “pauvres” de la ville (grande concentration de nouveaux arrivants et d’étudiants) (mais, soit dit en passant, la “pauvreté” au Canada n’est vraiment rien comparé à ce que nous avons vu au Brésil — nous sommes loin des favelas brésiliennes) (toutes les villes ont des favelas au Brésil). Je m’égare. Donc dans notre rue qui est dans le quatier le plus pauvre de notre ville, mais aussi le plus historique (j’aime bien), c’est très chiant de se garer (j’aime moins). Nous n’avons pas de driveway devant chez nous, donc il faut se garer dans la rue. Déjà ça c’est assez chiant. Mais en plus, le stationement est autorité en alternance d’un côté ou l’autre de la rue; un mois d’un côté, l’autre mois de l’autre. On gagne une jolie contravention de $35 à chaque premier du mois si on oublie de déplacer la voiture de l’autre côté de la rue avant midi. Ce système d’alternance est valide pour environs 6 mois de l’année (d’avril à octobre je crois, je suis même pas sûre, il faudra que j’aille vérifier un des panneaux un de ces jours). Un mini-stress chaque début de mois pour pas oublier de garer la voiture au bon endroit ! Heureusement que les voisins nous le rappelle parfois parce que les agents des contraventions eux sont de véritables vautours ! Je ne les vois jamais, mais ils ne ratent pas une seule opportunité pour sévir…

ET EN PLUS, pour épicer le tout, il y a une borne d’incendie JUSTE devant chez nous, donc même quand le stationnement est de notre côté de la rue, on peut pas stationner juste devant chez nous (très, très chiant pour décharger les commissions).

Samedi je me suis quand même stationnée devant la borne d’incendie, rapidos, pour décharger l’épicerie. J’ai appelé les enfants et le mari pour faire ça vite et pour que je déplace ensuite la voiture un peu plus loin.

Puis j’ai commencé à ranger la bouffe dans la cuisine et j’ai complètement oublié la voiture. Dimanche matin, j’avais immanquablement un joli bout de papier sur le pare-brise, le fameux 35 dollars à payer à la ville, souvenir de mon oubli passager.

C’est ensuivi un questionnement rocambolesque (j’aime bien ce mot) : malgrès la situation coronavirusienne, les agents de contravention ne sont visiblement pas en congés, qu’en est-il des employés des bureaux de la ville ? Comment vais-je pouvoir payer ces maudits 35$ ?

Et bien, c’est très simple, il y a un site internet pour tout mes braves gens ! Sauf qu’ils n’acceptent que les cartes de crédits visa ou mastercard, pas les cartes débit visa comme la mienne. Merde.

Bon, je checke le site de la ville pour voir si le bureau des contraventions est ouvert au public… D’habitude on peux aussi payer en personne à tous les centres sportifs de la ville, mais je sais déjà qu’ils sont encore tous fermés (je le dit et le répète : la piscine me manque) (et mon mari me le dit et me le répète : la gym lui manque). Après avoir lu le site (pas clair), puis envoyé un email, j’apprend que le bureau est fermé au public, mais je peux envoyer un chèque par la poste, ou le déposer dans la boîte au lettres du bureau. J’ai pas de chéquier (je n’en ai jamais besoin alors je ne me suis pas donné la peine d’en commander à ma banque) alors j’ai demandé à mon mari de m’en faire un de sa plus belle écriture 😉 et c’était ma mission d’aujourd’hui : aller au centre-ville à vélo payer cette contravention.

Donc malgrès l’air chaud et humide (quand la météo est dégueulasse comme ça, on a des flashbacks cauchemardesques de Rondônia, ha ha), je suis partie seule libre comme l’air moite qui colle à la peau vers le centre-ville. Moi qui croyais faire un p’tit aller-retour en une heure, finalement je…

D’abord, alors que je pédalais le long de Riverside, j’ai croisé par hasard une vieille amie/dame/connaissance du cours aquatique que je n’avais pas revue depuis des mois. On a commencé à papoter. Comme elle n’habite pas loin, elle m’a invité à monter voir son appartement. Comme je n’avais pas de rendez-vous, j’ai dit “d’accord”. On a continué à papoter en marchant côte à côte jusqu’à chez elle. Elle a vraiment une belle vue sur la rivière. On a papoté encore, puis finalement avant de repartir on a échangé nos numéros de téléphone (ça fait plus d’un an qu’on se raconte nos vies pendant les cours aquatiques, mais on ne connaissait que le prénom l’une de l’autre et des autres copines !). Et j’ai continué mon chemin.

J’ai déposé le chèque dans la boîte au lettre. Rien à signaler.

Vers le chemin du retour, je suis rentrée dans un thrift shop (magasin d’occasion) que je ne connaissais pas. Je n’ai rien trouvé de bien intéressant mais j’ai profité de leur air climatisé. Hé hé.

Puis je me suis dit que, tiens, je pouvais en profiter pour essayer de retrouver l’épicerie de produits importés où j’avais trouvé du maté argentin quand on venait d’arriver ici… J’avais essayé de retrouver l’endroit pendant l’hivers, mais comme c’est un coin de la ville que je ne connais pas bien, que j’étais en voiture, et qu’il est difficile d’y stationner, je ne l’avais pas retrouvé. Pourtant aujourd’hui à vélo, c’était facile (Le vélo c’est la santé ! Vive le vélo !). J’ai acheté mon maté et je suis rentrée à la maison, toute contente… quatre heures plus tard !

Roaming around

We’ve had a very uncertain spring weather so far : one day is cool and sunny (perfect), next day is grey and rainy (meh). It does not stay the same for long. It’s mid-June and I’m still not wearing my summer clothes. I’m actually wearing what I considered “winter clothes” in Brazil : short sleeve T-shits (as opposed to sleeveless shirts) and long jeans (as opposed to capris or skirts).

When the sun suddenly comes out, I have a switch in my brain that tells me that I have to go out and enjoy the weather. I can’t stay still.

On one of such days, I yelled at the men downstairs (most of the time dad and kids are now playing video games in the basement, aka the “man cave”) that I was going out, enjoy the weather, with my bike. Who wants to come with me?

Only Elias came. But that’s just as well, it’s easier to go around and be distracted when I have only one other person to worry about. And he is very pleasant to roam around with, maybe he’ll become my travel companion one day. 🙂

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Above & Beyond

First of all, the title of this post is the name of a band that I have discovered some time ago. I wasn’t familiar with their music because I dislike the electro-dance-trance stuff that they usually produce (the heavy beats give me palpitations), but the acoustic concert that I’ve discovered by chance on Y*tube literally enchanted me.

I’ve been listening to the full concert (Here) quite regularly these past months.

It’s now time to finally write down what I’ve been up lately.

The weather has been fantastic for the past 2 weeks. Very sunny, but not too hot (around 20C) with a very agreeable cool wind. My kind of perfect weather. So it’s with great pleasure that I’ve kept my weekly program of biking along the river for about 15 minutes to the swimming pool, and swimming for about 45 minutes, before coming back home. I’ve been meaning to do this 3 times a week, but so far I’ve only managed twice a week.

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A lot of people fishing.

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A big boat passing in front of Detroit.

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The bike and my happy place. 🙂

You see, while swimming laps, I’ve been thinking long and hard about what I should do about earning some money while doing something interesting with my life. I love teaching, music, languages and reading. I could teach music and languages again, but after school is the time that I would need to be available for students if I did this again. For me it’s simply inconceivable that I would give up the time I have with my children to be with others… Plus, the house we live in right now is not fit to accommodate students, we don’t know how long we’ll stay here, and D’s working hours are variable. Teaching is a no go for now.

For years I’ve been doing translations, but my university degree is in Music, not languages. To earn credibility and some regular clients, I would need some kind of diploma, which costs time and money, both of which I’m short of these days.

All these thoughts were rolling around my head while I was splashing back and forth in the pool.

I am really enjoying the odd projects that my friend is giving me for her Youtube channel. I am translating her cartoons into French and recording some voice over for her. It’s fun, interesting, and pays a bit of money. Maybe I could open a Youtube channel too? It has worked for her and her family, why not me? Ha! What would I talk about? How many languages I speak? (I’m pretty sure there are people out there who speak more than 6 languages. Just do a Google search, I’m nothing special).

I wish someone would pay me to read books. Since I joined Goodreads a couple of years ago I realized that I am reading between 50 to 100 books a year. Not all of them are prize worthy works of literature, but I’ve had nice surprises. Maybe I should seriously start reviewing books. Yeah right, I can’t even keep up with my blog, who am I kidding.

Laughing at myself here, while pedaling on the pathway along the river.

Wait. Aren’t there people who read aloud for audio books?!! I could be using my voice (which I trained for so many years, might as well use it), while reading (which I usually do anyway), recording at home, in the quiet hours when everybody else is either at school, working or sleeping… And eventually earn some money for it!?? I don’t know why I’d never thought of it before.

Anyway. So, after many hours of online research and instructive videos, here I am. I bought a decent microphone, dug myself a makeshift recording studio in the basement, created a profile on ACX (audiobook creation exchange), uploaded a couple samples, sent auditions a few times (fiction in French, English with a French accent, and language instruction), and ta-dah! I am now working on my first audio book project! Quite exciting. It’s taking a lot of my time because I have a lot to learn, not only to record (I am distressed at how much I can hear myself breathing), but also all about sound editing and mastering (erasing the aforementioned offensive breathing!). Hello learning curve.