Underground Railroad

  • Si une grosse catastrophe allait arriver et que vous ne pouviez garder que cinq objets, quels seraient-ils ?

voiture, vélo (x5), chaussures (x5) , passport (x5), Kindle (ça c’est le mien, les autres démerdez-vous pour porter vos propres bouquins) 😉

  • Quels sont les compliments que vous avez reçus qui vous ont le plus touché(e)?

En général, je n’aime pas trop les phrases motivationelles que l’on peut acheter dans les supermarchés, mais un jour une élève de musique m’a offert une plaque avec écrit: “Teachers live forever in the hearts they touch”… et ça m’a touchée. En fait si on me dit que je suis belle ou intelligente ou que j’ai une belle voix, ça fait plaisir mais je m’en fout un peu. Par contre quand on me dit que ce que j’ai fait ou enseigné a fait une différence (pour le mieux) dans la vie d’une autre personne, là oui je me sens valorisée.

  • De quoi avez-vous le plus peur?

De perdre mon mari ou mes enfants. (Je n’ose même pas penser aux possibilités de catastrophes parce que mon imagination n’a pas de limites et ça me donne des attaques de paniques).

  • Quelle est votre plus grande source de stress?

(Éh bé, c’est pas rigolo ces questions!)

Mes parents me stressent. Nos conversations sur Skype sont toxiques.

Dernièrement ma mère était stressée à cause de son déménagement qui n’arrive pas, et quand j’ai voulu la rassurer pour lui remonter le moral, elle n’était pas contente que je ne sois pas aussi malheureuse qu’elle et elle s’est mise à me reprocher tous mes choix de vie… J’ai fini par lui racrocher au nez ! Silence radio pendant 3 semaines.

Et ils s’étonnent encore que nous ne voulons pas aller vivre en France… Heureusement qu’ils habitent sur un autre continent, ça limite les dégats.

  • S’il fallait que vous ne mangiez qu’une seule chose pendant un mois, que choisiriez-vous?

Du yogourt à la vanille.

(J’allais dire “oeuf dûr” parce qu’en soi c’est un aliment assez nutritif, et en plus c’est pratique ça se conserve longtemps, mais bon c’est quand même un peu difficile à avaler à sec comme ça un oeuf dûr tout seul sans rien d’autre pendant 1 mois…)

  • Quel est le plus bel endroit où vous soyez allé?

De ma mémoire d’enfance : Els Encantats. Parc national dans les pyrénées espagnoles. Grand soleil, air pur d’altitude, aucun bruit, seuls les cloches des moutons et le gargouillis des ruisseaux.

De ma mémoire de maman : Ubatuba. Notre unique journée à la plage, en famille, dans les cinq ans où nous avons vécus au Brésil…

  • Qu’est-ce que vous avez fait de sympa ce weekend?

Dimanche après l’église, nous avons été invités au restaurant par de nouveaux amis, canadiens d’origines variées (comme tous les canadiens) (dont un couple de finlandais ! — ça c’est moins courant, mais apparement il y a une communauté finlandaise dans la région). Nous avons eu des conversations intéressantes et les enfants ne nous ont pas trop interrompus ! J’ai été surprise d’apprendre que la petite ville et sa région (que nous visitons 2 fois par mois) faisait partie de l’Underground Railroad au 18e siècle… Je ne savais pas que le réseau des abolitionistes était monté jusqu’au Canada. J’ai aussi prit note de quelques suggestions de romans historiques à ce sujet.

***

Encore merci, à Dr. Caso pour ces questions indiscrètes ! 😉

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Tales of family, ice and winter

Yesterday, third Monday in February, was Family Day here in Ontario (a debatable statutory holiday across Canada, not national, some provinces have it, others don’t). Kids were off school and should have some winter fun with their parents… So, since it had conveniently snowed all Sunday afternoon, I planned to go sledding down the snowy hill of the park nearby on Monday afternoon. Kids tobogganing, us parents watching. The sky was a little gray, but otherwise perfect weather. Around -5°C or -10°C, not too cold.

The kids were out of the car in a flash, they had picked up they sleds and were on their way to the hill (in front of us) before we had time to close the doors of the van. As I was slowly following them and adjusting my gloves at the same time, I slipped and fell on the ice ! I fell on my whole back and did not hurt myself. D was laughing because it happened so fast. He was still locking the car behind me, and had just had the time to see me on the ground. We ended up laughing together as we walked toward the boys who were not up the hill, but still down by the (semi-frozen) pond…

What was going on?! What were they doing there!? Haven’t we said enough times NOT to walk on the frozen ice???!!! Sure enough, Uriel was drenched in putrid cold water and crying because it was very cold ! Being the youngest and skinniest of my boys, I thought immediately about hypothermia. So I told hubby to stay with the twins while I go back home with Uriel and have him shower and change his clothes.

So far so good.

We arrive to the house. I get off the car, and as I walk towards home, I slip on the ice (again), hear a “crack” (Is it the ice? Is it a bone?), feel my ankle twist in the wrong direction, and this time it hurts like hell !!! Shit, this is bad. This day is going from bad to worse.

I somehow managed, very slowly, to breath deep, while trying (and failing) not to cry too much of pain, go up the few steps to the front entrance of the house (very bad idea these steps in front of the house, but they were not at fault this time), open the door, and give instructions to Uriel. Take off your wet stinky clothes. Go take a shower. Can you find me the bottle of Ibuprofen? The big white one with a blue label. Thank God, you know how to climb on the toilet bowl. (The medicine cabinet is high above the toilet bowl which is supposed to be too high for the kids… But hey, I won’t complain, since I wasn’t able to climb up the stairs myself).

After a few minutes debating what to do next (Should I try driving like this ? Should I call our friends and ask them for a big favor : go pick up D and the kids at the park ?). I ended up driving back to the park. I have never been so thankful for automatic transmission: accelerating was feasible with my right foot, but the brake pedal was harder, so I tried to brake with the left foot but it was a bit abrupt. I lack practice (ha ha).

In the end, we made it. We gathered the rest of the family and came back home. My ankle is only sprained, nothing broken (it has happened to me a lot). The noise I heard must have been the ice braking.

The most annoying thing is not being able to move around the house or getting out of the house. I won’t be able to go grocery shopping or walking the kids to the bus stop (D is taking care of that until I get better). I am missing my aquatic class too ! Aaah, so frustrating !

I’m starting to agree with D that houses with only one single level are great.

Lembrar-se

  • Si vous pouviez avoir un talent surhumain secret, lequel serait-ce?

La téléportation, bien sûr.

  • Qu’est-ce que vous savez pertinemment que vous devriez faire pour votre propre bien mais vous ne faites toujours pas?

Dormir plus tôt. Si je regarde un épisode sur Netflix, c’est terrible, je me dis toujours, “Allez, encore un p’tit dernier!”… Et si je décide de lire un bouquin parce que je m’endors mieux si je n’ai pas d’écran devant la tronche, et bé je me dis, “Allez, encore un p’tit chapitre!”. Bref, je ne m’endors jamais assez tôt !

  • Comment fêtez-vous vos anniversaires, en général?

Entourée d’amis, ou seule avec mon chéri, ou plus jamais seule maintenant qu’il y a les  enfants, mais TOUJOURS avec un gâteau que j’achète (la seule fois par an où je ne fais pas le gâteau moi-même) (au Canada j’achète un cheesecake) (au Brésil les gâteaux étaient trop chers et trop sucrés) et une ou plusieurs bougies à souffler !

  • Quelle est l’une des décisions les plus difficiles que vous avez eu à prendre dans votre vie?

Me marier à 22 ans. La décision elle-même n’était pas difficile; nous savions que nous allions nous marier, ou rien du tout, et “rien” n’était pas envisageable (parfois il est plus simple de savoir ce que l’on ne veut pas, plutôt que ce que l’on veut). Mais c’était surtout la première fois que je m’affirmais à mes parents en tant qu’adulte. Ils ne comprenaient pas pourquoi nous ne faisions pas “comme tout le monde” de notre génération, c’est-à-dire vivre plusieurs années ensemble d’abord… Et puis nous voulions aussi un petit mariage tout simple et sans chichi, et ma mère aurait voulu que j’attende pour que “la famille” puisse venir d’Argentine et de France et faire une fête… (Je serais encore en train d’attendre).

  • Quel est un bruit que vous ne supportez pas?

Je suis obligée de dormir avec des bouchons dans les oreilles parce que le moindre bruit interrompt mon sommeil (la goutte d’eau du robinet de la salle de bain qui coule, par exemple, ou les chats qui décident que minuit est la bonne heure pour monter et descendre les escaliers comme un troupeau d’éléphants).

  • Qu’est-ce qui vous rend fier(e) de vous, aujourd’hui?

D’avoir survécu autant de déménagements et de n’avoir rien perdu d’important : mon mari, nos enfants et les chats. J’ai failli dire que je suis fière d’avoir mon nom de narratrice sur quelques livres audio, mais ce n’est que le début. Je vais m’améliorer (j’espère). J’en serais fière dans 10 ans ! 😉

Lembranças das duas ultimas semanas

Ça fait deux semaines que je ne participe pas aux souvenirs du dimanche soir parce que j’ai du travail qui me sort par les oreilles (j’ai prit du retard à cause de ma grosse grippe, alors je dois absoluement terminer mon projet en espagnol parce que le type responsable du premier projet en français, French Short Stories, m’en a donné un autre, des dialogues (avec d’autres narrateurs dont je dois faire l’édition! youpie!), et aimerait que je fasse un autre projet tout de suite après! Youpie! Ça veut dire qui aime bien mon travail, mais en attendant je suis un peu stressée). Bref. Comme je n’ai répondu qu’à la moitié des questions de la semaine passée et que cette semaine toutes les questions ne m’inspirent pas, je vais choisir ce qui me plait!

  • Allez-vous régulièrement à un certain café ou restaurant ? Si oui, depuis combien de temps et pourquoi ?

Oui! Dès que nous sommes revenus au Canada (et qu’on en avait les moyens), mon chéri et moi avons cherché un restaurant de sushi à volonté (on paye un prix fixe par personne, mais on peut commender autant de sushi que l’on veut!) comme on connaissait d’avant (on était des habitués d’un resto similaire quand on habitait au Niagara, mais il n’y en avait pas des comme ça au Brésil). Alors, une ou deux fois par mois, quand on peut, mon grand chéri et moi y allons manger à midi pendant que les enfants sont à l’école.

  • Comment avez-vous fêté votre dernier “important” anniversaire (20, 30, 40, 50, 60…)?

Pour mes 30 ans, nous habitions en Saskatchewan, dans une petit village au milieu des plaines gelées, et j’avais des jumeaux nouveaux-nés qui occupaient bien mes journées (et mes nuits). Ma mère est venue nous visiter depuis l’Argentine pendant un mois (ses grandes vacances d’été) et est justement arrivée le jour de mon anniversaire. Je pense que nous sommes tous allés manger dans un restaurant dans la ville la plus proche (il fallait prendre la route et conduire 30 minutes au milieu des plaines gelée à perte de vue) pour célébrer, et j’avais acheté un cheesecake, mais peut-être que c’était le jour d’après… Tous les jours pour moi étaient épuisants et se ressemblaient à l’époque!

  • Quel est l’un des plus chouettes voyages que vous avez fait dans votre vie ? Pourquoi était-il si chouette ?

Après mon deuxième et dernier séjour au-pair en Allemagne, j’ai voyagé toute seule en train jusqu’en Italie. Mon premier arrêt était pour visiter Torino où j’ai rencontré mon correspondant qui était très sympatique, m’a présenté ses amis, et nous avons rencontré d’autres jeunes à l’auberge de jeunesse où je logeais. Trois jours formidables. Ensuite j’ai continué seule jusqu’à Rome. La ville était magnifique, mais les quelques personnes que j’ai croisé n’était pas aussi sympatiques qu’à Turin et du coup j’étais un peu déprimée (mais aussi parce que j’étais épuisée puisque ça faisait plusieurs jours que je marchais beaucoup toute la journée sans trop bien dormir). Et enfin j’ai retrouvé une de mes meilleures amies française en Toscane (celle dont j’ai parlé l’autre jour), avec sa soeur et une autre copine, et nous avons passé 10 jours fantastiques à explorer Pisa, Firenze et Sienna! Nous étions toutes logées dans la grande maison vide qui avait appartenue à leur grand-père et qui était vide en attendant de la vendre, dans un petit village, juste en face de la gare de train qui relie Pisa à Firenze. C’était très pratique. On dormait autant qu’on voulait le matin, on papotait beaucoup et longtemps, on s’habillait pendant des heures, et on visitait une ville ou l’autre le reste du temps. C’était merveilleux. *GROS SOUPIR*

  • Quel est l’un de vos souvenirs préférés de votre mère ?

Quand j’étais adolescente et que j’ai commencé à étudier le chant, ma mère et moi sommes allées passer quelques jours à Paris. Pendant la journée nous visitions des musées et elle m’improvisait des cours d’histoire de l’art rien que pour moi, et le soir nous sommes allées voir des opéras! La Cenerentola de Rossini à l’Opéra Garnier, et Billy Budd de Benjamin Britten à l’Opéra Bastille, deux opéras bien différents architecturellement (les bâtiments) et musicalement (les oeuvres: un opera comique de l’époque romantique en italien, l’autre un opéra dramatique moderne en anglais), superbes mises-en-scènes… J’étais enchantée! Nous avons toute les deux gardé de très bons souvenirs de ce petit voyage.

  • Avez-vous jamais été congédiée/virée/renvoyée d’un job ?

Oui. J’ai été secrétaire bilingue pendant 4 ans. Au moment où je croyais que le patron allait enfin m’embaucher avec un contrat permanent (et les bénéfices qui l’accompagne), il m’a congédiée sans trop de raison! Avec le recul, c’était une très bonne chose. Le congédiement m’a permit de recevoir l’assurance-emploi (Employment Insurance) pendant un an. Je ne le savais pas, mais je suis tombée enceinte des jumeaux à peu près au même moment (pas en même temps, on se comprend!). Ça m’a permit d’avoir une grossesse relativement sans stress. L’ambiance du bureau m’éneeervait (mais payait bien), comparativement il ne me restait plus qu’à continuer à enseigner mes élèves de musique, comfortablement chez moi, l’après-midi ou le soir. Donc je n’ai presque pas eu de nausées parce que mes matinées étaient très tranquilles.

  • Quelle est votre boisson favorite ?

Le thé, thé, thé de toutes les couleurs! Le matin je commence avec un thé noir (Orange Pekoe, English breakfast ou Earl Grey), pur, sans lait, sans sucre. Des fois, un thé noir parfumé (Chaï, ou pêches, ou Imperial spices – avec des notes de vanille). L’après-midi thé vert chinois (au jasmin) ou maroccain (avec de la menthe et… un autre truc). Puis du maté argentin du matin au soir. Je bois beaucoup de thé.

Amica mia

  • Êtes-vous encore ami.e.s avec des camarades de classe du lycée ou de l’universitée?

Oui, nous ne nous parlons pas souvent à cause de la distance, mais je garde le contact avec quelques amis de longue date, de chacune des étapes de ma vie, la plupart grâce à FB!

Je connais une de mes meilleures amies depuis le collège. Nous étions dans le même collège, mais jamais dans la même classe, seulement quelques amies en commun. Je me demande même parfois pourquoi/comment nous sommes devenues amies parce que nous avons à peu près rien en commun dans la vie: ni la musique, ni la politique, ni la religion, sauf peut-être un oeil appréciatif pour les choses bien faites et qui viennent d’Italie (art, langue, mode et nourriture). Elle est venue me visiter à Montréal avec une autre copine quand nous avions 17 ans. Puis quelques années plus tard, nous nous sommes retrouvées pour faire du tourisme en Italie (sa mère d’origine italienne avait hérité d’une maison en Toscane). Et enfin, encore quelques années plus tard, D et moi étions justement de passage là-bas en France quand sa maman est décédée et nous avons chanté pour les funérailles. Elle me manque terriblement mon amie improbable!

  • Quel est le meilleur conseil que vous ayez jamais reçu en ce qui concerne l’éducation des enfants?

– blah blah blah… How about “NO”?

(c’était la réaction d’une ancienne collègue en lisant un article de psycho-machin dans un journal qui disait qu’il fallait “discuter” avec l’enfant pour comprendre ce qu’il ressentait, expliquer pourquoi il ne pouvait pas faire tout ce qu’il voulait, etc.) LOL

L’antithèse était le conseil de ma tante qui n’a eu qu’une fille unique et qui m’a dit que les enfants devaient être “libres”. Peut-être envisageable avec un seul enfant, mais rapidement invivable avec trois enfants en bas âge si on ne leur impose pas rapidement des limites!

  • Racontez-moi quelque chose que vous avez fait ou dit dans votre vie et que vous regrettez d’avoir fait ou dit.

Je suis de l’avis que nous sommes la somme de nos expériences et de nos erreurs. Donc aucun regret! Mon mari dit parfois “ah, si on avait sû… mais on ne pouvait pas savoir, on n’a pas de boule de crystal!”

  • Quels étaient vos bonbons/friandises préférés quand vous étiez enfant?

J’aime la réglisse.

  • Comment était votre première patronne /premier patron?

Ma première patronne était sympa puisqu’elle m’a donné du boulot! 🙂

 

Survivance dans la mémoire… (3)

  • Qu’est-ce qui vous rend heureux, dans la vie, au quotidien?

Faire des câlins à mes garçons (le grand et les petits), faire des câlins aux minous, lire, apprendre des trucs, avoir le temps de rêver un peu. Avoir une maison propre et bien organisées (j’aime le résultat, mais pas forcément le processus pour y arriver…).

  • Avez-vous eu un membre de votre famille que vous auriez aimé mieux connaître avant son décès? Pourquoi?

Je n’ai jamais connu mes grand-parents paternels qui étaient déjà décédés avant ma naissance. J’aurais particulièrement aimé connaître ma grand-mère Renée qui avait été modiste (elle faisait des chapeaux). En grandissant, quelques personnes qui l’avaient connue me disaient que je lui ressemblais. Elle était très gentille, pieuse et jouait du piano.

  • Est-ce que vous avez déjà eu des problèmes de voiture à un moment vraiment pas pratique?

Quand on déménageait de la Saskatchewan jusqu’en Ontario, en traversant le Manitoba et le nord de l’Ontario en voiture (environs 2500 km), avec deux bébés d’un an, un bébé dans le ventre, un “trailer” avec toutes nos choses derrière et un chat dans sa cage, on a eu un pneu crevé! En plein milieu de nulle part, entre Winnipeg et Thunder Bay! Je me souviens qu’on avait un téléphone portable à l’époque, justement pour une urgence, mais pour la deuxième fois dans un cas similaire pendant notre séjour en Saskatchewan, l’endroit perdu où nous étions n’avait pas de réception! D a essayé de changer la roue, mais je pense que le jack s’est cassé, ou peut-être qu’il a quand même réussi (je ne sais plus, j’étais un peu paniquée). On a fini par rouler lentement jusqu’à la prochaine petite ville avec un mécanicien qui était heureusement encore ouvert!

 

  • Racontez-moi un voyage/camp de classe ou une course d’école particulièrement mémorable.

Quand j’étais au collège (en France, pas le College/Cégep du Québec), je me souviens de deux voyages scolaires. Une année c’était une semaine (ou 10 jours) au Périgord (pour voir les grottes) et une autre année avait été une semaine (ou 10 jours) en Angleterre. Je n’ai pas de très bons souvenirs de ces 2 voyages. Les visites étaient intéressantes, mais l’impression que j’ai gardée des voyages scolaires sont plutôt les drames de cours de récréations qui duraient pendant 10 jours, plutôt que des voyages culturels pour apprendre/voir autre chose. Le supplice!

Pour le voyage au Périgord,  nous étions logés en chambre de quatre. Je pensais avoir un groupe sympatique avec ma meilleure amie de l’époque et 2 autres copines, mais elles ont commencé à se raconter des secrets entre elles ou parler en mal d’autres filles dans la chambre d’à côté… Alors quand j’ai voulu aller discuter avec les autres filles parce que je me sentais exclue de leur trio, elles m’ont fait la gueule! Bref. Déjà à l’époque je n’aimais pas les hypocrites…

En Angleterre, nous étions logés deux par deux dans des familles d’accueil. Nos hôtes n’étaient pas très chaleureux, et comme en plus ma copine et moi étions timides, nous avons passé nos soirées enfermées dans notre petite chambre… Pas très rigolo. Heureusement pendant la journée nous nous retrouvions avec d’autres amies sympatiques.

J’ai quand même dans l’ensemble de meilleurs souvenirs du voyage en Angleterre, que du voyage au Périgord. Mais bien évidemment, j’ai refusé de renouveller l’expérience les années suivantes!

  • Que faites-vous tous les matins après votre réveil?

Je me roule hors du lit dès que le réveil sonne à 6h30. Je vais aux toilettes, puis j’allume la lumière dans la chambre des garçons, “Réveillez-vous les petits chéris, il faut aller à l’école!”. Puis c’est un crescendo d’un refrain interminable de “Dépéchez-vous ou on va rater l’autobus!”. Je préfèrerais me réveiller tout en douceur, mais hélas! Ça n’est pas mon quotidien….

Survivance dans la mémoire… (2)

  • Qu’est-ce que vous portiez, quand vous étiez à l’école, et qui vous fiche la honte (ou vous fait bien rire) quand vous regardez de vieilles photos maintenant?

En général, ma mère a bon goût pour s’habiller et en grandissant nous faisions souvent les boutiques ensembles. Mais étant artiste, elle n’avait pas la notion que ce qui était à la mode ne convenait pas forcément aux besoins d’une pré-adolescente qui essaye de se sentir “normale” dans une petite ville du sud de la France… Une fois ma mère m’avait acheté un ensemble pantalon ET pull, EN LAINE, avec des motifs (y’avait beaucoup de rose, mais je ne me souviens pas trop du reste). Ça lui avait probablement coûté assez cher parce que c’était de la marque Benetton, alors je n’osais pas lui dire que c’était… pas très discret. Alors je l’ai porté plusieurs fois à l’école, mais j’avais un peu honte! (C’était peut-être que dans ma tête, je ne me souvient pas particulièrement de remarques désagréables). Heureusement que le pantalon en laine était trop chaud (et la laine ça pique!), j’avais la bonne excuse de ne pouvoir porter que le pull avec des jeans normaux  la plupart du temps!

  • Quel est votre meilleur conseil en ce qui concerne le monde du travail?

Euh… Bonne chance? Faites de votre mieux? Soyez créatifs? Débouillez-vous? (J’allais dire “traversez la rue”! LOL) 😆

  • Qu’est-ce que vous admiriez/admirez le plus chez votre père?

J’admirais beaucoup mon père en grandissant. Sa débrouillardise. Sa curiosité. J’étais fière de lui, d’avoir créé sa propre activité professionelle, d’avoir sû trouver des clients dans le monde entier (des multinationales), de voyager pour son travail, etc.

Et puis en devenant adulte, j’ai réalisé que j’espérais en vain de lui un encouragement ou des félicitations après mes concerts, mes spectacles, mes excellents résultats scolaires, qu’il soit lui aussi à son tour fier de moi… Je ne le savais pas encore, mais mon père est un manipulateur. La meilleure éloge que j’ai eu de lui était après mon récital de fin d’études (une heure de récital en soliste, mémorisé, que j’avais préparé pendant plus de 6 mois et qui concluait plusieurs d’années d’études); un “c’est pas mal” bien franchouillard, d’un air complètement désintéressé! (Cela avait bien choqué mon meilleur ami de l’époque, maintenant mon mari, qui s’en souvient encore!).

  • Quel(s) sport(s) avez-vous fait (ou faites-vous toujours)? Est-ce que vous étiez/êtes doués? Comment avez-vous choisi et pourquoi avez-vous arrêté/continué?

Au début de chaque année scolaire, pour que je sois “active et en bonne santé” (il trouvait que je lisais trop), mon père insistait pour que je m’inscrive à une activité sportive qui soit:  1. un sport de groupe pour que je me fasse des amis (apparement d’après lui, je n’étais soi-disant pas assez sociale — je n’étais ni particulièrement timide, ni asociale, mais la solitude ne m’a jamais dérangée),  2. gratuit (ou pas trop cher), 3. proche de la maison (pour ne pas avoir à “faire le taxi”). Alors j’ai fait tour à tour : du basket, du judo (je n’aimais pas me rouler par terre), de la gym (j’aimais bien, surtout les barres parallèles et le trampoline, mais c’était trop cher et trop loin de la maison), du volley, de la natation (j’ai gagné une médaille d’argent pour la nage en brasse une fois)…  Autant j’étais plutôt bonne en éducation physique à l’école, autant je détestais l’esprit compétitif des équipes para-scolaires de basket et de volley. Le seul sport d’équipe que j’ai découvert et beaucoup aimé, plusieurs années plus tard quand nous étions à Montréal, était le water-polo, mais c’était une équipe d’adultes sans prétention qui jouaient dans l’eau deux fois par semaine pour s’amuser.

Et plus tard encore, jeune adulte, j’ai été passionnée de danse. J’ai apprit à danser la salsa, puis le swing avec des amis, et j’ai prit des cours de tango argentin que j’ai dansé énormément, plusieurs fois par semaine, pendant plusieurs années.

Maintenant je fais les sports solitaires que j’aime le mieux: la marche, le vélo, et la natation.