la vie la mort la spiritualité

Salut les copines!

La semaine passée était la semaine la plus moche de l’histoire des semaines moches. Les journées étaient grises et la pluie intermitante TOUS LES JOURS! Malgrès ce temps très maussade (et les températures qui font des hauts et des bas — surtout des bas), je me suis efforcée (et les fistons aussi) à sortir tous les jours pour se dégourdir les jambes. La plupart des jours c’était la petite promenade riquiqui autour de la voie ferrée (30min) pour ne pas se faire arroser, mais on a quand même prit des gouttes froidissimes sur la tronche mardi après-midi… Nous étions sortis avec le ciel menaçant, j’espérais passer entre les gouttes et puis finalement ça a commencé à pleuvoir à mi-chemin! Brrr. Résultat : j’ai des douleurs lombaires depuis ce week-end. (Je sais pas si j’ai “pris un coup de froid” ou si j’ai passé trop de temps assise… Peut-être les deux! M’enfin, je ne peux rester ni assise ni debout sans bouger, c’est pénible!) (Je ne sais pas pourquoi j’écris entre parenthèses, j’ai l’impression de vous raconter un secret… Et pourtant y’a rien de mystérieux!). Bref.

Vendredi, il y avait les pompiers, la police et d’autres voiture qui barricadaient la rue : une maison inhabitée (qui avait déjà brûlée il y a quelques mois) qui fumait! Probablement un problème électrique parce que j’ai vu une voiture du service d’électricité… En arrivant devant cette animation, tout était bloqué et en plus il s’est mit à pleuvoir! On a fait demi-tour et nous sommes retournés à la maison. Echec total.

Malgrès tous ces contre-temps, mardi (de la semaine passée), j’ai eu une conversation surréelle et fantastique qui est restée avec moi tout le reste de la semaine! (Et j’y pense encore).

J’avais laissé un message de “joyeux anniversaire” sur le profil d’une ancienne amie sur FB. Sans trop d’espoir qu’elle me réponde (elle n’a pas l’air d’utiliser son compte), j’ajoute un ” (…) j’aimerai bien avoir de tes nouvelles!” au passage. Après quelques jours de silence, mardi soir, on se retrouve enligne au même moment et on commence à clavarder! Comme c’était l’heure de mettre les enfants au lit, je lui demande si “je peux te rappeler?”… “Oui!”.

Ce qui s’est ensuit alors a été une conversation épique de plusieurs heures! (J’ai raté le réveil le lendemain, oups — les enfants étaient “en retard” pour l’école).

Comme nous avions plusieurs années à ratrapper, nous nous sommes racontées nos vies et avons beaucoup ri de nos situations opposées : Elle, elle a bien réussi du point de vue financier (elle a investi dans l’immobilier et peut s’arrêter de travailler maintenant si elle veut… Elle n’a même pas 40 ans!), par contre elle est encore célibataire et aimerait bien avoir une famille! Je suis mariée avec des enfants, mais j’aimerai bien être plus stable financièrement! Cela faisait presque vingt ans que l’on ne se parlait pas, et pourtant notre discussion coulait comme si on s’était quitté la veille… Il a quand même fallu se donner le résumé de tout ce qu’on avait raté, mais les sujets ne restaient pas en surface, les idées rebondissaient… C’est quand même fou que le courant passe si bien avec une amie qui a eu une vie tellement différente de la mienne. C’était électrifiant et magique! 🤩

(Dans ma ô grande sagesse, j’aime dire que le triptyque d’une bonne conversation est de parler de “la vie, la mort et la spiritualité”!)

Bright Lights

Depuis quelques années, pendant tout le mois de décembre, notre ville organise “Bright Lights”, une sorte de festival de plein air avec des lumières de noël ! Un des parc central de la ville est illuminé de toutes les couleurs : des guilandes sur les arbres, clignotantes ou pas, des installations avec rennes, des papa-noëls, des tunnels, un sapin géant et même des projections. Le tout baigné de musiques de circonstances : Jingle Bells et Ô Holy Night de toutes les versions possibles et imaginables, ha ha ! À certaines heures, il y a aussi quelques cabanes qui font marché de noël. L’ambiance est festive et… en plus, l’accès est gratuiiit !

La première fois qu’on y est allé (en 2017, fraichement retournés du Brésil), il faisait -20°C… La neige était un bloc de glace qui reflètait les lumières multicolores. C’était dangeureux, mais magique! En plus on y est allé en fin de journée, presque à la fin de l’exposition (fin décembre ou tout début de janvier), donc il n’y avait pas de foule, on a pû déambuler le nez à l’air, laisser les enfants faire les fous (en prétendant qu’on ne les connaissait pas) et c’était magnifique.

Nous y sommes retourné chaque année depuis. Une sorte de nouvelle tradition c’est installée dans notre famille pour la période d’avant, pendant ou après noël. L’année passée il pleuvait, mais on y est allé quand même et je n’ai pas regretté. C’est toujours beau et ça me met de bonne humeur.

Malheureusement, cette année le festival des lumières a été annulé dans le parc, mais la ville a décidé de diviser le budget et le matériel vers différentes rues commerciales des quartiers, aux quatres coins de la ville. (En fait ces rues commerçantes correspondent plus ou moins aux centres villes d’anciens villages qui se sont greffés pour former la présente ville de W). Alors nous avons un petit coin du festival des lumières à deux pas de chez nous ! J’adore !

Rebelote

Jeudi soir je reçois un email du conseil des écoles dont fait partie celle des enfants qui m’informe que, suite à la décision du bureau de santé publique de notre région, toutes les écoles fermeront à partir de lundi, une semaine avant le début des deux semaines de vacances de noël. Deux semaines de vacances, transformées en trois semaines à la maison, qui sont devenues “jusqu’à nouvel ordre”, puisque le lendemain les enfants sont revenus de leur dernière journée avec tout leur matériel scolaire dans des grands sacs en plastique (chaussures d’intérieur, cahiers, feutres, crayons) comme si s’était la fin de l’année… L’instruction se fera à distance à partir de lundi.

J’ai tout de suite communiqué avec T (ma copine brésilienne) pour lui dire qu’il va falloir qu’on s’organise des promenades une fois par jour avec les enfants, sinon enfermés toute la journée ils vont tout casser et je vais devenir folle ! Au secours !

Et puis le soir même, vendredi, j’apprend qu’en fait toute la région va être à nouveau en confinement… Meu Deus, je plains tous les petits commerçants, vraiment, quelle catastrophe ! En effet, l’ambiance à l’école de musique n’était pas très joviale ce matin. C’était les derniers cours jusqu’à nouvel ordre… 😦

Un autre email de notre pasteur nous informe qu’il ne pourra plus y avoir de rassemblement de plus de dix personnes à partir de lundi et pour une période d’au moins 28 jours. What !?! Pas de culte de noël ? Nooooooooon ! 😥 Nous aimons bien célébrer noël simplement entre nous sans gros repas ni trop plein de cadeaux qui débordent de partout, mais quand même noël sans pouvoir aller à l’église perd tout son sens… Quelle tristesse !

Charlotte rêve !

Uma amizade

En ces temps de visages masqués, je me suis rendue compte de plusieurs choses : bien que je ne souffre pas de prosopagnosie comme l’héroïne de mon dernier livre audio, ma capacité de reconnaitre les visages masqués est très limitée, surtout hors contexte (j’ai croisé la bibliothéquaire dans la rue et je ne savais pas qui elle était!). Aussi, au-delà du défi auditif (masque + écran de plexiglas), je pense qu’à certains degrés en temps normal nous lisons tous sur les lèvres des autres. Nous ne vivons pas un temps normal, donc je ne comprend pas la moitié de ce que les gens me disent. Ça m’énerve ! Je n’ose même pas imaginer la difficulté et l’isolation que doivent ressentir les gens sourds qui dépendent vraiment de pouvoir lire sur les lèvres pour naviguer en société.

La solitude ne m’a jamais dérangé. Après tout, en grandissant ma mère passait souvent des après-midis entiers à dessiner, mon père s’enfermait dans son bureau pour travailler, j’ai toujours aimé lire, et j’ai aussi passé des années à pratiquer le piano ou le chant. Toutes des activités solitaires. Mais je me rend compte que je vis mieux ces périodes de solitude quand je peux les entrecouper d’épisodes de communication “intense”. La sociabilité n’est pas seulement la capacité de pouvoir discuter ou faire la fête avec des amis, on ne communique pas seulement avec des mots. Le language corporel exprime plus que de simples paroles. (D’où l’importance de l’art dans nos vies, sans quoi on se prive d’une grande partie de notre humanité !) Quand on se prive de la moitié du visage de son interlocuteur, on se prive de la moitié de la conversation. J’ai ressentit un grand malaise quand, après plusieurs mois de fermeture, je suis enfin retournée à la bibliothèque du quartier. Tout le monde était, bien-entendu, masqué. La convivialité habituelle avait disparu pour donner place à des phrases courtes, fonctionelles. Je me suis sentie comme un zombie, inhumaine, robotique… Je suis vite repartie parce que ça m’a donné un coup de déprime ! (de toutes manières ils ont enlevé les tables, chaises et fauteuils: on ne peut plus rester bouquiner !)

Heureusement que j’ai une nouvelle amie qui est apparue dans ma vie au bon moment ! C’est un début d’histoire super sympa.

Pendant le mois d’août, alors que je visitais le parc à splash pad avec les enfants, ce jour-là il faisait une chaleur écrasante et pour me rafraîchir je disais aux enfants de se mettre à courir vers les jets d’eau avec moi pour que je n’ai pas l’air (trop) folle toute seule. Il n’y avait presque personne. Je m’en fous un peu de ce que “les autres” pensent, mais c’était surtout une excuse pour qu’ils bougent leurs fesses au lieu de lire leurs BDs (pas que ça me dérange qu’ils lisent, mais on ne va pas jusqu’au parc pour rester cloués autour de la table à pique-nique !). Bref. Nous étions au parc et je me rafraîchissais allègrement aux jets d’eau en observant les autres humains autour de nous (en période de post-confinement, j’avais une soif particulière de voir les gens en vrai). Ça faisait quelques fois que je remarquais une autre maman avec ces enfants (plus petits que les miens) et je ne sais pas pourquoi mais je me disais qu’elle avait l’air brésilienne… Alors discrètement je me dirigeais dans sa direction et j’essayais de l’écouter parler avec ses enfants pour déterminer si elle parlait portugais ou espagnol. “Par hasard”, on s’est retrouvé côte à côte, on se regarde, on se sourit et elle me demande si je suis brésilienne ! Ha ha !

En fait, c’était pas creepy du tout hein, elle faisait la même chose que moi ! 😆

Un gros orage d’été a soudainement éclaté 5 minutes plus tard, alors on n’a pas pû trop discuter ce jour-là, mais avant que l’on se mette à courir dans tous les sens sous le déluge, elle m’a tendu ses coordonnées chiffonnées sur un bout de papier…. No way, elle habite dans un appartement juste en face de chez moi ! Trop chouette: une voisine brésilienne avec qui je peux continuer à papoter en portugais !

Après quelques échanges, j’apprend qu’elle et son mari (qui s’appelle D comme le mien !) ont habité quelques années en Allemagne avant de venir ici. Ils sont arrivé au Canada au mois de janvier cette année, les pauvres ! À cause de la crise sanitaire, ils se sont retrouvés dans une situation financière bien difficile. Ils avaient prévu des économies pour les quelques mois d’études du mari avant qu’il ne puisse trouver un stage payé (intership), mais comme la majorité de la planète, études (pour lui) et recherche d’emploi (pour elle) ont été suspendues pendant plus de 6 mois…

Et puis j’apprend qu’ils n’ont ni permis, ni voiture, quelle galère pour le supermarché ! Donc je lui ai proposé de m’accompagner quand j’y vais. Une fois par semaine, je lui envoi un message quand je m’apprête à aller faire les courses et nous y allons ensemble. Elle dit ne pas savoir comment me remercier, mais franchement sa companie me rend la corvée d’aller faire des commissions infiniment plus agréable. Surtout qu’au-delà de l’absurdité de la situation mondiale, il est déjà tellement difficile de se faire des nouveaux amis quand on est adultes, un peu nomades, dans une nouvelle ville, un nouveau pays, et avec des enfants ! Nos précieuses sorties hebdomadaires, nos discutions, nos rigolades sont un baume au coeur en ces temps amers.

Je vous laisse avec des extraits musicaux d’une autre de mes obsessions musicales de ces derniers mois (en plus de la flûte à bec) la vielle à roue ! Si la vielle était aussi abordable que la flûte à bec, j’en aurai déjà acheté une, mais malheureusement (ou heureusement pour les oreilles de ma famille et les voisins, ha ha!) il n’y a pas de luthier de vielle à roue en Amérique du Nord, il y a des listes d’attente de plusieurs mois (parfois plus d’un an!) chez les luthier européens, et, en plus, nous avons zéro budget (pour un tel bijou superflu) pour l’instant (il faut compter au-delà de $1000 pour un bon instrument de base)… Mais ce son m’enchante ! Et quel instrument magnifique ! J’adore !

Récapitulatif

Je vois qu’une fois de plus j’ai été trop longtemps absente de ce blog : mon journal de bord est partit à la dérive, tout comme mes pensées qui flottent au rythme du quotidien familial.

Les garçons ont (enfin !) reprit le chemin de l’école. Protocole sanitaire oblige, ils sont “armés” de leurs masques. J’en ai cousu plusieurs pour chacun avec des bouts de tissues d’anciens projets et en “recyclant” l’élastique des masques jetables. Ça m’a couté zéro dollars, plusieurs minutes de travail par-ci, par-là, et une grande satisfaction d’avoir resortit mon matériel de couture !

J’hésite à écrire ici ce que je pense de cette mascarade. Cette crise sanitaire à réussi à polariser tout le monde, même les amis, même la famille : ceux qui ont peur de mourir, ceux qui ont peur de vivre, ceux qui croient (trop ?) aux médias, ceux qui croient (trop ?) aux théories les plus absurdes, ceux qui pensent que les autres sont débiles de ne pas penser comme eux, etc. Le monde est devenu complètement fou… plus que d’habitude.

Mes dernières discussions avec mes amies proches (mais que je ne vois pas souvent puiqu’on habite loin) sont précédées de quelques minutes indécises, chacune essayant d’aborder le sujet avec des pincettes pour essayer de voir si l’autre est devenue “folle” (Are you a crazy person ?).

À l’école de musique j’alterne entre le masque (élèves de piano) et la visière (pour les élèves de chant), cette dernière me donne un mal à la tête après seulement 30 minutes de port (le temps d’une leçon). Je plains ceux qui les porte tout la journée. Il y a aussi des lingettes désinfectantes à côté du piano pour le nettoyer entre chaque élève… Malgrès tout, je suis contente d’être retournée enseigner “en vrai”, et l’école de musique est soulagée de pouvoir reprendre ces activités malgrès une grande inquiétude puisqu’il n’y a que 50% de réinscriptions par rapport aux années précédentes….

Malheureusement (et heureusement) cette reprise ne sera que de courte durée pour moi puisque D à enfin trouvé un emploi de soudeur dans une entreprise qui a l’air sérieuse ! On l’a tellement espéré qu’on commençait à ne plus y croire. C’est une super bonne nouvelle pour nous (et notre situation financière), mais un peu triste pour ma job à l’école de musique: pour le premier mois (qui commence aujourd’hui) D sera en formation pendant l’horaire de jour (de 7h à 15h30), ce qui me permet de continuer encore un peu, mais ensuite son horaire sera de soir (de 15h30 à minuit). Je n’aurais eu ni la voiture pour aller à l’école de musique, ni personne pour rester avec les enfants. Alors j’ai avertit l’école pour qu’ils puissent trouver quelqu’un pour me remplacer.

Je rêve à nouveau d’acheter une maison où je pourrais aménager une “music room” (chambre à musique ? Salle à musique ?) pour pouvoir enseigner sans sortir de chez moi. Mais bon, il ne faut pas que je m’emballe trop vite… Nos économie sont encore inexistantes et j’ai déjà dû annuler tellement de mes rêves ses dernières années !

Au nom des pères

Novembre 1942. Marseille. – Mademoiselle Rose, vous seule pouvez me dire comment est mort mon fils. Vous y étiez, vous, sur cette place de malheur. Vous pourriez reconnaître les visages.

Rose est déterminée, jeune, tenace, ingénue et jolie. Elle cherche son amant. Et ne reconnaît pas les visages. Elle est témoin d’un crime : un résistant français et un officier allemand se sont battus au couteau. Qui a voulu tuer qui ? Personne ne le sait et Rose a retrouvé son amant mort.

Face à l’enquête menée à charge par une police sous influence et alors que le bruit des bottes allemandes retentit dans Marseille, Rose va dérouler le fil des événements qui ont conduit à cette bagarre mortelle pour remonter l’histoire des enfants et de leurs pères et révéler un épisode longtemps resté tabou de la Première Guerre mondiale.

Ma neuvième narration et production est disponible ! (Je reçois un bonus si vous achetez le livre audio en utilisant un des liens ci-dessous — sauf pour Audible .ca)

(Merci de laisser un commentaire sympa si l’écoute de ce livre audio vous plaît, ça m’encourage et ça aide d’autres lecteurs à découvrir mon travail !)

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Rocambolesque

Le stationnement dans notre ville est assez problématique.

Dans notre quartier par exemple, qui est un des plus “pauvres” de la ville (grande concentration de nouveaux arrivants et d’étudiants) (mais, soit dit en passant, la “pauvreté” au Canada n’est vraiment rien comparé à ce que nous avons vu au Brésil — nous sommes loin des favelas brésiliennes) (toutes les villes ont des favelas au Brésil). Je m’égare. Donc dans notre rue qui est dans le quatier le plus pauvre de notre ville, mais aussi le plus historique (j’aime bien), c’est très chiant de se garer (j’aime moins). Nous n’avons pas de driveway devant chez nous, donc il faut se garer dans la rue. Déjà ça c’est assez chiant. Mais en plus, le stationement est autorité en alternance d’un côté ou l’autre de la rue; un mois d’un côté, l’autre mois de l’autre. On gagne une jolie contravention de $35 à chaque premier du mois si on oublie de déplacer la voiture de l’autre côté de la rue avant midi. Ce système d’alternance est valide pour environs 6 mois de l’année (d’avril à octobre je crois, je suis même pas sûre, il faudra que j’aille vérifier un des panneaux un de ces jours). Un mini-stress chaque début de mois pour pas oublier de garer la voiture au bon endroit ! Heureusement que les voisins nous le rappelle parfois parce que les agents des contraventions eux sont de véritables vautours ! Je ne les vois jamais, mais ils ne ratent pas une seule opportunité pour sévir…

ET EN PLUS, pour épicer le tout, il y a une borne d’incendie JUSTE devant chez nous, donc même quand le stationnement est de notre côté de la rue, on peut pas stationner juste devant chez nous (très, très chiant pour décharger les commissions).

Samedi je me suis quand même stationnée devant la borne d’incendie, rapidos, pour décharger l’épicerie. J’ai appelé les enfants et le mari pour faire ça vite et pour que je déplace ensuite la voiture un peu plus loin.

Puis j’ai commencé à ranger la bouffe dans la cuisine et j’ai complètement oublié la voiture. Dimanche matin, j’avais immanquablement un joli bout de papier sur le pare-brise, le fameux 35 dollars à payer à la ville, souvenir de mon oubli passager.

C’est ensuivi un questionnement rocambolesque (j’aime bien ce mot) : malgrès la situation coronavirusienne, les agents de contravention ne sont visiblement pas en congés, qu’en est-il des employés des bureaux de la ville ? Comment vais-je pouvoir payer ces maudits 35$ ?

Et bien, c’est très simple, il y a un site internet pour tout mes braves gens ! Sauf qu’ils n’acceptent que les cartes de crédits visa ou mastercard, pas les cartes débit visa comme la mienne. Merde.

Bon, je checke le site de la ville pour voir si le bureau des contraventions est ouvert au public… D’habitude on peux aussi payer en personne à tous les centres sportifs de la ville, mais je sais déjà qu’ils sont encore tous fermés (je le dit et le répète : la piscine me manque) (et mon mari me le dit et me le répète : la gym lui manque). Après avoir lu le site (pas clair), puis envoyé un email, j’apprend que le bureau est fermé au public, mais je peux envoyer un chèque par la poste, ou le déposer dans la boîte au lettres du bureau. J’ai pas de chéquier (je n’en ai jamais besoin alors je ne me suis pas donné la peine d’en commander à ma banque) alors j’ai demandé à mon mari de m’en faire un de sa plus belle écriture 😉 et c’était ma mission d’aujourd’hui : aller au centre-ville à vélo payer cette contravention.

Donc malgrès l’air chaud et humide (quand la météo est dégueulasse comme ça, on a des flashbacks cauchemardesques de Rondônia, ha ha), je suis partie seule libre comme l’air moite qui colle à la peau vers le centre-ville. Moi qui croyais faire un p’tit aller-retour en une heure, finalement je…

D’abord, alors que je pédalais le long de Riverside, j’ai croisé par hasard une vieille amie/dame/connaissance du cours aquatique que je n’avais pas revue depuis des mois. On a commencé à papoter. Comme elle n’habite pas loin, elle m’a invité à monter voir son appartement. Comme je n’avais pas de rendez-vous, j’ai dit “d’accord”. On a continué à papoter en marchant côte à côte jusqu’à chez elle. Elle a vraiment une belle vue sur la rivière. On a papoté encore, puis finalement avant de repartir on a échangé nos numéros de téléphone (ça fait plus d’un an qu’on se raconte nos vies pendant les cours aquatiques, mais on ne connaissait que le prénom l’une de l’autre et des autres copines !). Et j’ai continué mon chemin.

J’ai déposé le chèque dans la boîte au lettre. Rien à signaler.

Vers le chemin du retour, je suis rentrée dans un thrift shop (magasin d’occasion) que je ne connaissais pas. Je n’ai rien trouvé de bien intéressant mais j’ai profité de leur air climatisé. Hé hé.

Puis je me suis dit que, tiens, je pouvais en profiter pour essayer de retrouver l’épicerie de produits importés où j’avais trouvé du maté argentin quand on venait d’arriver ici… J’avais essayé de retrouver l’endroit pendant l’hivers, mais comme c’est un coin de la ville que je ne connais pas bien, que j’étais en voiture, et qu’il est difficile d’y stationner, je ne l’avais pas retrouvé. Pourtant aujourd’hui à vélo, c’était facile (Le vélo c’est la santé ! Vive le vélo !). J’ai acheté mon maté et je suis rentrée à la maison, toute contente… quatre heures plus tard !