Alleluia !

  • Quelles sont (ou ont été) vos traditions de Pâques?

Quand j’étais petite, nous allions rarement à l’église, mais parfois la fête de Pâques était l’exception et à notre retour nous cherchions les oeufs et lapins en chocolat dans le jardin. Quand ma tante qui vivait à la campagne organisait une réunion de famille, la chasse au chocolat se faisait chez elle. Maintenant que j’ai des enfants à mon tour, j‘achète aussi des chocolats mais je les cache plutôt à l’intérieur… Quand nous étions au Brésil il y avait le danger que ça fonde au soleil en 5 minutes (il fallait garder les chocolats au frigo), et ici au Canada le jardin est encore beaucoup trop boueux.

Mais pour moi, la signification de Pâques a prit une dimension beaucoup plus religieuse. J’adore pouvoir enfin chanter des “Alleluia” à l’église après les 40 jours de cantiques et liturgie de carême. Pâques est ma fête préférée ! Et pour moi célébrer ne veux pas forcément dire de faire un gros repas, ou décorer la maison avec des fleurs et des oeufs de toutes les couleurs (bien que je n’ai rien contre tous ces trucs), en fait je préfère faire moins de trucs pour pouvoir mieux apprécier la signification de la fête : la résurrection du Christ ! 

  • Vous arrive-t-il de pousser le bouton pour appeler l’ascenseur plusieurs fois d’affilée? Et le bouton pour fermer les portes de l’ascenseur? Pensez-vous vraiment que cela serve à quelque chose?

Il n’y a pas d’ascenseur dans mon quotidien, mais j’appuie probablement les boutons plein de fois pour rigoler, comme sur les boutons pour traverser la rue. À moins que je sois accompagnée de mes enfants, là c’est eux qui se disputent pour appuyer sur le bouton en premier, ou appuyer tous les boutons pour les voir s’allumer, et moi je pert  toujours patience à vitesse grand V!

  • Quelles sont vos phobies?

J’ai problablement quelques phobies discrètes parce qu’il n’y en a aucune qui me vient en tête!

  • Quelle est la chose que vous vous estimez vraiment chanceuse d’avoir?

Un mari que j’aime et qui m’aime autant (ou peut-être plus! Non c’est moi!) et des enfants en bonne santé.

  • Est-ce que vous avez déjà volé quelque chose?

Non, jamais.

  • Qui a récemment été très sympa avec vous et pourquoi/comment?

Au Brésil il est très courant de raconter sa vie aux inconnus au marché, dans les magasins, devant l’école en attendant les enfants, etc. Compartivement les canadiens sont bien plus réservés et s’en tiennent à des banalités. Il n’est pas rare d’éviter le regard des inconnus si on ne veut pas parler. Je ne suis adepte ni à l’une ni à l’autre de ces extrèmes. Pour moi ça me fait de bien, et je trouve ça fort sympatique, de bavarder avec les parents ou les enfants qui attendent avec moi entre les leçons de natation au bord de la piscine. Pendant mon cours de “river walking”, j’aime bien bavarder avec deux nouvelles copines aussi (bien plus agées que moi, mais fort sympatiques). Et à l’église, je ne manque jamais d’aller remercier l’organiste parce que ça fait tellement du bien de pouvoir chanter avec toute la congrégation accompagnée d’un instrument (comparativement au playback de certaines églises sans budget, ou rien du tout — ni instrument ni système de son — comme ça arrivait souvent au Brésil).

***

Questions de notre Dr.Caso préférée !

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Chega de saudade

Ce matin j’écoutais la radio en allemand (sur Radio Garden, je conseille vivement) et je grelotais de froid. Il ne faisait que 20°C chez moi. Que voulez-vous j’ai perdu l’habitude, c’est le vrai hivers brésilien ici, quoi! Et puis, cinq minutes plus tard, j’entend les allemands se plaindre de leur été frisquet cette année… Il ne faisait que 17°C chez eux. Ha ha.

Quand j’ai raconté cette petite anecdote à D, il a bien rigolé. Lui qui a le sang chaud n’a jamais souffert de l’hivers canadien, par contre ici son malaise est extrême pendant les mois chauds. C’était carrément l’enfer pour lui en Rondônia. Par contre pour les enfants et moi qui sommes plus frileux, nous allons avoir un sacré choc quand on retourne au Canada.

J’ai bien dit “quand” et non pas “si”, parce qu’en effet, oui… Nous retournons au Canada!

Ce n’est pas un secret, même si je n’écris plus souvent par ici, les cinq derniéres années au Brésil ont été très difficiles pour nous. Spirituellement, émotionellement, financièrement, culturellement. Et en fait, depuis que nous sommes ici nous avons eu le constant incomfort de ceux qui ne font que passer. D’abord Rondonia était tout simplement la fin du monde. On voulait que le supplice (qui a duré 2 ans et demi) passe aussi vite que possible. Puis ça c’est un peu amélioré pendant l’année passée à Goias, mais c’était quand même pas super; la ville trop petite et loin de tout pour s’imaginer “grandir” là trop longtemps.

Alors puisque nous étions a une distance raisonnable de Brasilia, nous sommes allés mettre à jour nos passeports canadiens au service consulaire de l’Ambassade du Canada. Juste “au cas où”. Je pense que ce que l’on aimait le plus de nos brefs passages à la capitale fédérale est que tout y était tellement propre, la ville bien planifiée, et le climat tellement agréable que l’on se sentait presque de retour au Canada!

Maintenant que la décision est prise, on se souvient de plusieurs moments avec une sorte de double vision. Par exemple, quand, tout juste arrivés au Brésil, D a fait les démarches pour nos contributions pour la retraite, il a eu la forte sensation que c’était de l’argent jeté par la fenêtre. Et chaque mois, quand je retournais au guichet de la Loterica pour faire le paiement, je me disais la même chose… Était-ce une vision, une intuition, ou wishful thinking?

Autre exemple plus récent, quand L (ma belle-mère adorée) a offert des manteaux d’hivers aux garçons au mois de mai (début des fraîcheurs hivernales ici), je me suis dit: “Ça c’est bon pour l’hivers canadien”, mais j’ai repoussé cette pensée en me disant simplement que ces manteaux étaient un peu exagérés pour le Brésil!

Pour l’instant, nous sommes encore à l’étape préliminaire. D va annoncer sa décision dimanche  l’église. Il n’y a pas grand chose que l’on puisse faire pour l’instant à part en parler avec nos meilleurs amis canadiens et américains qui prient pour nous, et penser à tout ce qu’il faudra vendre, donner, jeter, emboîter (une fois de plus).

D ira loger chez nos amis qui habitent à W (Ontario), d’où il cherchera un emploi dans la ville-même ou plus loin si nécessaire London, Guelph, etc. Tout est incertain de ce côté là. Aprés avoir empaqueté nos choses, prètes à envoyer, et libéré la maison, j’irais vivre chez mes beaux-parents avec les enfants en attendant de savoir quelle sera notre nouvelle adresse. Je n’ai encore rien dit ni à mes parents, ni aux écoles où je travaille… Notre période d’attente risque d’être plus ou moins longue dépendement du marché du travail en Ontario, et je ne veux pas avoir du stress supplémentaire.

Nous sommes quand même tristes que ce soit la situation de l’église qui nous pousse à retourner au Canada. Nous sommes aussi tristes (gros PINCEMENT au coeur!!!) d’aller vivre encore une fois loin de la famille. La lueur d’espoir, quand même, est que maintenant qu’ils sont tout les deux retraités, ils envisagent de vendre leur (grande et belle) maison pour venir nous rejoindre plus tard, quand nous seront installés! Et E (mon beau frère) et M (sa copine) envisagent eux aussi de nous suivre… Qui sait, peut-être que d’ici quelques années, nous vivrons à nouveau tous proches de l’autre côté de l’Amérique!

Café Colonial

The church here is small and needs the help of the church district to pay for the pastor’s salary. Unfortunately even with that help they are in deficit every month, so to help raise funds they organized their first Café Colonial, some sort of tea party, Southern Brazilian style (most Lutherans in Brazil have some German origins via the South of Brazil).

In the week preceding the event many women (and some men) spent many days at a friend’s house preparing the dough for pão de queijo (cheese bread), and baking and decorating bolachas (cookies). D took upon himself to repaint the outside of the church. The building had been in need of a fresh coat of pain for a while now, but nobody took care of it. So now, with this public event coming up, it was an extra reason to just do it. The day before, the women were all in their own kitchen cooking and baking some more, while the men were coming and going here at the church, setting up the kitchen, the fridges, coolers, tables, chairs and two big tents. The café was planed to start on Sunday afternoon, but in the morning of the same day we were all up early doing some last minute preparations; decorating the tables, blowing up balloons, printing some bathroom signs (me).

The event was a success. The turn out was good, with a couple of visitors from outside of town (mostly extended family of church members) and many locals who had never come to our church before, notably the mayor and hopeful candidates (there are municipal elections coming up), and of course the Catholic priest (we showed up at one of their party in June, so I suppose he considered it politeness to show  up at ours — or maybe there is simply so little to do in a small town that everybody shows up at everybody’s party, who knows). There was way too much food (but at least there was no lack thereof), and most importantly for the church finances, the profits exceeded the expenses. They will be able to pay their part of the pastor’s salary until… the end of the year.

 

Amidst all this, something else happened.

Something BIG.

D received a Call to be pastor in his hometown!!! Aaah! Yes, we were certainly not expecting that anymore! First, of course , we couldn’t announce it to the congregation right away, right when they were in the midst of all the preparations for the Café Colonial.

When we first learned the news, we were shocked. It didn’t compute very well. I mean, we had dreamed, hoped and prayed for it since before coming to Brazil. We thought it was finally going to happen last year when the pastor had retired, but then how sad and disillusioned we had been when they called someone else.

Well, apparently their new pastor didn’t stay very long, less than one year, before accepting another Call himself.

Now that it has started to sink in a little bit, we are very happy and excited about it.

D has accepted the Call.

We will be moving soon to SJC, state of São Paulo… How soon we don’t know yet as we have to see about housing arrangements (the church there does not own a house for the pastor). We hope to buy our own eventually but we will probably need to rent in the meantime. Then there is the matter of the moving truck and the packing… Oh, the joys of (re)packing!

The irony is that not so many days ago I was laughing with hubby saying that now that we had received the last piece of furniture (a sofa) and I was finally hanging pictures on the walls, it was probably time to move again!