Lectures et questionnement

Ça fait deux semaines que j’ai commencé à répondre aux questions de Dr.Caso, et voilà une autre semaine qui commence avec d’autres questions… Comment vais-je faire pour ratrapper tout ça?

  • Quels livres ont eu un impact important sur votre vie/votre vision du monde?

Pendant l’adolescence, je me questionnais beaucoup sur la foi et la place de la religion dans ma vie. J’ai grandit dans la tradition catholique (baptisée et communiée), mais mes parents ne sont pas pratiquants. Curieusement, mon cheminement a commencé avec beaucoup de livres de fiction… et continué avec des choses plus sérieuses! 😉

D’abord, La Reine Margot, d’Alexandre Dumas, a piqué ma curiosité sur les guerres de religions.

Ensuite, Au nom de Compostelle, de Maryse Rouy, m’a interrogée sur les cathares.

En fin de compte, je me suis dit que si je m’idendifiais à la religion chrétienne, au-delà de la tradition culturelle et familiale, et si je voulais savoir en quoi je croyais vraiment, il fallait simplement que je lise la source de tout ça, c’est-à-dire la Bible. Je l’ai lue en entier du début à la fin (pour de vrai, pas seulement des extraits), de l’Ancien au Nouveau Testament, de la Génèse à l’Apocalypse. D’abord en français, (aussi en espagnol, allemand et italien — quand je voyageais je m’achetais une traduction dans la langue du pays que je visitais), puis plus tard plusieurs fois en anglais (avec mon mari), puis en portugais quand nous étions au Brésil… Ça fait beaucoup de livres !

Plus tard, je peux dire que je suis réellement devenue luthérienne, par conviction, après avoir lu les cathéchismes et confessions, de Martin Luther.

  • Quand vous faites vos courses (fringues, bouffe, etc.), est-ce que vous vous fiez toujours à certaines marques, ou est-ce que vous vous en fichez?

Pour les habits, je n’aime pas acheter des marques visibles (j’enlève systématiquement les étiquettes de tous mes habits). Je n’achèterai jamais un t-shirt avec écrit Adadas ou Nicki en gros dessus par exemple (je ne vois pas pourquoi je devrais payer plus cher pour leur faire de la publicité !). Mais par contre pour les pantalons qui sont pour moi un supplice de trouver et d’essayer (j’ai une taille fine et de larges hanches), je sais maintenant quels modèles de quel magasin me vont bien et dans ce cas ça me simplifie la vie d’acheter le même truc en plus neuf quand j’en ai besoin. Mais je n’achêterai jamais un pantalon en ligne, il faut absoluement que j’essaye avant d’acheter.

Pour la bouffe, je m’en fout un peu (mais j’achète le moins de nourriture processée possible), j’achète ce qui est en promotion !

  • Qu’avez-vous cherché dans Google la dernière fois?

Le Quatuor Zahir. J’ai découvert cette pièce que j’ai trouvé super chouette et j’ai voulu en savoir plus…

  • Quels choix précis avez-vous fait à propos de l’éducation de vos enfants?

Je voulais leur enseigner le piano / rudiments de musique le plus tôt possible, mais quand ils avaient 5 et 4 ans c’était trop tôt (pour eux) et l’essai n’était pas concluant. Ils n’avaient ni de concentration ni d’intérêt pour apprendre et moi encore moins de patience. Je ne voulais pas les traumatiser à vie donc j’ai arrêté les scéances de tortures ! Maintenant qu’ils sont un peu plus vieux peut-être que ça va aller mieux ?

Quant à l’école, ils ont connu le système d’éducation au Brésil (en portugais) et maintenant le système d’éducation francophone au Canada. Un truc rigolo: maintenant j’entend parfois des drôles de sonorités franco-ontariennes quand ils parlent!

On n’a pas encore décidé quand ou comment on va les transférer vers une école anglophone (il faudra bien qu’ils apprennent aussi l’anglais). On verra.

  • Qui sont les personnes qui ont été les plus gentilles avec vous, dans votre vie?

Mes parents bien sûr, car même avec les manipulations de mon père, je n’ai jamais manqué de rien. Et puis j’ai eu des professeurs de piano et de chant formidables qui m’ont souvent donné plus d’heures de cours que je ne pouvais me permettre de payer… Et aussi tous les amis et les inconnus qui nous ont aidé dans les moments les plus difficiles. C’est dans ces moments que l’on se rend compte de la sincérité et de la bonté qu’il y a autour de nous, même si parfoir on a tendance à ne voir que tous les malheurs du monde.

  • Qu’est-ce que vous rêvez de pouvoir manger tout le temps?

Je ne peux pas digérer les fritures, alors je n’aime ni chips ni frites ni rien de gras… C’est pratique. Par contre j’aaaime le chocolat (surtout le noir) (et le chocolat au lait avec des raisins et noisette), mais je suis au régime et je dois couper ces trucs que j’aime un peu trop…

  • Qu’est-ce que vous n’avez jamais fait que la plupart des gens autour de vous ont fait?

Je n’ai pas encore acheté de maison. Je rêve de m’acheter ma propre maison un jour.

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Spanish Short Stories

Hellooo, I’m baaack!

It has been a whirlwind around here:

We’ve been sick in the house (again). This time around it was Natanael, and then hubby, the two who had escaped the flu two weeks ago… As usual, the kid was back on his feet in a couple of days, the adult was coughing his lungs out for a couple of WEEKS. I am re-learning to be more Canadian and I try very hard not to hug or kiss my kids when they are sick (it’s very hard, but I had to tell them it’s for our own good). In Brazil the concept of germs is very theoretical, and people hug everyone right and left, sick or not… Over here most people are less touchy, and will actually THANK YOU if you explain that you don’t want to shake hands because there is the flu in your house! (As a contrast, Brazilian people get very offended if you don’t want to hug them for whatever reason!)

And now, during Advent season, I’ve been hunting the thrift stores to find white shirts and black pants for the boys’ Christmas concert at school (plus 3 Christmas hats from the dollar store) and a winter coat for myself. One of the great advantages of living in a First World country among the over-consumerism of others is that I find a lot of very cheap clothes that are in very good shape or sometimes new! (with the tags on and everything). I can’t tell my mom that I buy clothes at the thrift store though, she is horrified, but for me it’s 1. budget friendly 2. earth friendly (hey, it’s recycling!) 3. totally worth it because the kids just destroy their clothes anyway, might as well let them roll in the mud in their 99 cents pants if they want to. I don’t want to care about it.

I’ve been busy with work. My current project is French Dialogues, from the same editor/author of the French Short Stories. I like to work for that person because he wants me to be the last beta reader, and let him know about the typos/errors if I find them. The two other authors/editors that I worked with did not ask me to do that, but I did it anyway.  I always find some errors when I read, specially now as a narrator, because I actually have to read over the same passages many times (when I record AND when I edit). In answer, what I like to hear from the author/editor after I signal a mistake or send the whole list at the end of the project is, “That’s great!” or “Good catch!”. Because it means that he will correct whatever needs to be corrected, and the final product will be of greater quality. I like a job well done. How disappointed was I when I received emails such as “Well, thanks but whatever, we can’t make any changes now, no work is ever perfect…” (I am not looking for perfection, but better is a start, no? How frustrating…)

Also, *drumroll* my Spanish Short Stories book is out! Yay! No reviews yet, so if you reside in the US or UK, and want a free Audible.com download code for the audio book, just let me know… I would love to send one to you in exchange for a (hopefully) good review! 😉

 

 

Heart full of Art

  • Quelles sont les choses que vous pensiez être vraies, quand vous étiez enfant, et qui finalement ne l’étaient pas?

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps que ça, je n’avais pas réalisé que les livres audio étaient enregistrés par des vraies personnes! C’est ridicule, parce que je savais bien que les voix des personnages de dessins-animés sont jouées par des acteurs, je sais aussi qu’il y a des vraies personnes qui parlent derrière les microphones à la radio. Pour une raison que j’ignore, je n’avais pas bien réalisé qu’il y a des vraies personnes derrière les voies incorporelles que l’on entend parfois dans les aéroports, les publicités et… les livres audio! Des gens qui sont payés pour enregistrer, éditer, modifier, masteuriser, quelques mots, quelques phrases, ou plusieurs heures d’histoires. Pourquoi est-ce que je n’avais pas réalisé qu’il y avait tout autant de travail pour la production de livres audio?!? Quand j’ai découvert ce monde, un peu par hasard, et que je me suis rendue compte que c’est quelque chose que je pouvais faire moi-même, c’était comme une révélation!

  • Est-ce que vous avez rencontré des gens célèbres? Si oui, qui était-ce et qu’avez-vous dit/fait?

Quand j’étais adolescente dans les années 90, j’ai croisé Naomi Campbell aux Galleries Lafayettes à Paris. Ma mère et moi étions en train de flâner entre les rayons et avons remarqué une belle femme élégante pas trop loin… et réalisé qu’elle nous était familière parce qu’elle était sur plusieurs couvertures de magazines!

Quelques années plus tard, j’ai vu Roch Voisine à Montréal à une session d’autographe. Il avait chanté sur un petit podium pour une foule en délire de femmes qui se serraient comme des sardines pour pouvoir le voir. Bon bin je l’ai vu, mais ce n’était pas une expérience agréable!

Ensuite dans le monde de la musique classique, j’ai eu la chance d’assister à Montréal à des master classes de José Van Dam (baryton-basse), Hervé Niquet (musique baroque), Françoise Pollet (soprano), et d’autres chanteurs lyriques dont le nom m’échappe… Ah, et je me souviens aussi d’un magnifique récital de Barbara Hendricks (sopano).

Je n’ai jamais été une adoratrice fofolle de qui que ce soit, alors je ne me suis pas jetée sur aucune de ces personnes en pleurant ou en bégayant que j’étais leur fan numéro un, mais c’est sympa de voir que les gens fameux se sont dans le fond, des gens comme les autres! 🙂

  • Quelles cinq choses avez-vous en commun avec votre mari?

5 choses? Facile! 3 enfants et 2 chats! ha ha ha

  • Qui sont vos artistes, compositeurs, ou auteurs préférés?

Mes artistes préférés sont bien sûr mon mari (peinture à huile) et ma mère (encres et gravures) qui sont les mediums que je préfère, forcément. Sinon la liste est trop longue pour être complète:

William Turner

Angel in the Sun, W. Turner, Tate Museum London

Albrecht Dürer

The Four Horsemen, from The Apocalypse, Albrecht Dürer, 1498

Mila Furstova

Midnight Forest, Mila Furstova, Etching, 55x75cm, 2013
Town Tree, Mila Furstova, etching

Gustave Doré,

Gustave Doré – Alighieri, DanteCary, Henry Francis (ed) (1892) “Canto XXXI” in The Divine Comedy by Dante, Illustrated, 
Les Océanides les Naiades de la mer, Gustave Doré

Compositeurs: Rossini (mon coup de foudre pour l’opéra a réellement été un soir à l’Opéra Garnier quand j’ai assité à la Cenerentola chanté par Jennifer Larmore et une équipe formidable, mise-en-scène spectaclaire, orchestre du tonnerre, etc.), Vivaldi, Purcell, Bach, Debussy, Brahms…

Auteurs: oh la vache, c’est trop difficile. J’ai lu tous les romans de Jane Austen et tous les Sherlock Holmes, et je suis presque sûre d’avoir lu tous les Agatha Christie (dont plusieurs ont été relus plusieurs fois). J’ai beaucoup lu d’Alexandre Dumas, mais pas tout du tout… et en plus ça fait longtemps que je ne lis pas en français.

  • Quelle sont vos possessions favorites? Pourquoi?

J’ai la bague de fiançaille de mon arrière grand-mère (mère de ma grand-mère Renée, la modiste) qui avait presque les mêmes prénoms que moi (Noélie Marie) les siens finissaient avec “ie” au lieu de “ia”.

Puis, j’ai quelques gouaches et gravures de ma mère, mais malheureusement qu’une seule peinture à huile de mon mari. Toutes ses oeuvres sont soit chez ses parents ou vendues, nous n’en avons gardée qu’une seule avec nous. Les toiles sont trop difficiles à déménager et souffrent beaucoup du changement de températures et d’humidité. Une raison de plus pour laquelle j’aimerai qu’on s’enracine quelque part. J’aimerai voir mon mari peindre à nouveau!

  • Quelle(s) histoire(s) vos parents racontent-ils (ou racontaient-ils) toujours sur vous bébé?

J’ai faillit m’appeler Iphigénia! Imaginez un peu. Heureusement qu’ils ont changé d’idée.

Survivance dans la mémoire d’un évènement passé

Cela fait quelques semaines que Dr. Caso nous propose de partager des souvenirs en répondant à des questions le dimanche soir. Je suis de toute évidence un peu en retard pour le dimanche, mais les questions restent les mêmes et les souvenirs aussi, alors…

  • Quel a été le premier grand voyage que vous avez fait dans votre vie?

Le premier, je ne m’en souviens pas parce que j’avais moins de 2 ans quand mes parents ont déménagé de l’Argentine jusqu’en France, et moins de 5 ans quand on a re-déménagé de la France jusqu’à Hong-Kong. Après j’ai quelques souvenirs flous de cette époque, mais rien de mémorable car pour moi ces déménagements étaient le normal de notre famille. J’ai fait de grand voyages plus tard, mais du coup ils n’étaient plus le premier!

  • Est-ce que vous êtes doué(e)s de vos mains? Quelle est la chose que vous avez créée ou fabriquée ou jouée ou construite dont vous êtes le plus fiers?

Je ne suis pas sûre (l’est-on jamais) d’être douée, mais j’aime fabriquer des choses de mes propres mains! J’aime (passé et présent) le piano, le violon, le pipeau de bambou (je l’avais fabriqué moi-même quand j’étais adolescente), la couture (mes derniers projets étaient des rideaux et des taies d’oreiller, rien de remarquable mais tout à fait satisfaisant!), le crochet, le dessin (j’aimais accompagner ma mère aux ateliers qu’elle enseignait), et une fois j’ai même aidé mon père à construire un barbecue avec des briques et du béton!

  • Décrivez l’une de vos fêtes d’anniversaire les plus mémorables.

Mon anniversaire a toujours été problématique parce que coincé entre noël et le jour de l’an, il y a toujours mille raisons pour ne pas pouvoir festoyer avec moi! Je garde néanmoins un souvenir merveilleux de la première fête que j’avais organisée à Montréal (pour mes 16 ans), dans le sous-sol de chez mes parents, et où des amis que je connaissais à peine s’étaient tous mis à danser sans aucune gêne ou la timidité dont j’avais été habituée en France. Le même miracle s’est reproduit plusieur fois les années suivantes. C’était merveilleux!

  • De quelles histoires/contes d’enfant vous rappelez-vous le mieux?

Mon père nous avait lu Les Contes de la Rue Broca de Pierre Gripari, que j’ai relu moulte fois. J’ai bien sûr acheté ma propre copie du livre et de sa suite pour la bibliotèque des enfants. Toutes les histoires sont mes préférées, mais j’aime particulièrement la sorcière du placard aux balais et aussi la paire de chaussures. La dernière fois que nous étions à Paris (en 2009), nous étions dans le quartier et n’ai pas pû resister cette photo!

Ceux qui auront lu les "contes de la rue Broca" comprendront mon emotion! ;-)

  • Comment est-ce que vous vous rendiez à l’école quand vous étiez enfant?

À pied ou à vélo. Mes parents habitaient toujours proche des écoles primaire ou secondaire où nous allions.

  • Est-ce que vous travailliez pendant que vous étiez à l’université?

Oui. Comme la grande majorité des étudiants canadiens, j’ai eu plein de petits boulots à temps plein pendant l’été, à temps partiel pendant l’année scolaire. J’ai été monitrice de camp d’été, préposée à l’accueuil dans une grande librairie, j’ai fait du télémarketing, j’ai vendu des friandises et fait du fudge dans un parc d’attractions, j’ai été guide touristique,  j’ai enseigné le piano à la maison, puis le chant dans une école de musique. J’ai aussi été jeune fille au-pair deux fois, deux étés différents, pendant deux mois, dans des familles en Allemagne.

About accents and languages

Just a quick note to inform you that since last time, I finished my very first audio book project. I am quite proud of the French Short Stories for beginners :

I was anxiously scanning the reviews everyday for some feedback on my work, and today, bingo!, someone wrote:

“(N) is a fabulous French narrator because she does not have a strong regional accent – she is as neutral as one could wish. Her speaking in English is not as strong and she mispronounced several words. Not a big deal and certainly not enough to detract from the book.”

… First, let us focus on the word “fabulous” of the review for a minute! 😉

OK. That pretty good, right?!  After all, having a French accent when speaking English, in a book about learning French, is not a bad thing, right? I obviously have an accent in English, it is not my native language, however I would be curious to know which words I mispronounced because, you know, I like to learn and improve. Was she actually speaking about “mispronouncing” words, or simply having a foreign accent in English?

This is what I am wondering, rationally.

Emotionally is another matter. Will I ever be good in English? I mean, better than just good enough? Most days I think I speak six languages, and I am proud of it, but am I actually as fluent as I think I am? Self-doubt can be crippling.

Comments about my language skills have varied widely between:

  • being mistaken by a native (while speaking German in Germany -decades ago-, in Italy by Italians -again decades ago-, by Venezuelans in Montreal when chatting in Spanish with them, even by Brazilians thinking I was gaúcha from the South),
  • wide eyed admiration (my language students in Brazil)
  • envy (“Can you imagine speaking five languages?”, asked me a new co-worker once, before realizing that it was me she had heard about.)
  • to the skeptics who cannot place my accent and say things like “but where do you come from?”, or “that’s not how we say it, but I understood”, “you don’t really speak English, do you?” (even if we have be having a conversation in the said language), “Você fala Portugues tambem?” (“Do you speak Portuguese too?”… Again, we were having a conversation in that language.)  🙄

So yeah, whatever level of fluency you think you have, there will always be room for improvement.

Exciting or depressing? Depends on the day.

And now, my next project is Spanish Short stories! I will probably have comments about my French accent in Argentinian Spanish, and weird accent in my Canadian English. *sigh*

O Estrangeiro

(click for source)

I’ve just finished reading L’Étranger (The Stranger) by Camus. It had been on my to-read list for a long time because it’s a “classic” and I (stupidly) challenged myself to read more classics this year. (I say “stupidly” because it seemed that as soon as I set myself the challenge, I became uninterested).

Well, how depressing.

It’s about a guy who kills a man by accident and gets death penalty. Sure, it’s well written and all. As the reader you get into his head, get as bored as he is about the events that unfold. But really, what was the point of reading such a depressing story ?! Ah, but maybe this novel is about more than just another depressing story, and I simply don’t get the philosophy of the absurd. Whatever.

I’m getting frustrated with the French literature: Madame Bovary is a bored adulterous woman who lets herself die of unhappiness (leaving a heartbroken husband and a motherless child), the Stranger is again bored and, though he seems to think he is happy, ends up… headless. I’m having a hard time reading Le Rouge et le Noir (the Black and the Red) by Stendhal, because it’s yet again another story of a coldhearted young man who starts an affair with a married woman…

The only pleasant surprise so far (in the world of French literature) (that I’ve read recently) (that I can think of) was Au Bonheur des Dames (The Ladies’ Paradise) by Zola. As a teenager, a friend had loved it and lend it to me… but the descriptions were too long for my taste then. This time around I found myself delighting in such wealth of details in mid-nineteenth century fashion and innovations in the department store. The main character, Denise, is actually virtuously strong and refuses the advances of her rich boss, who is reputed to be a ladies’ man. I know, shocking in a French novel… Maybe I will enjoy reading more of Emile Zola.

A mulher de branco

(click on pic for source)

I have just finished reading the Woman in White by Wilkie Collins, novel n.2 in my 12 classics challenge.

As I started reading it, I was wondering, was this a mystery ? A romance ? A suspence ? A horror story ? I couldn’t put my mind around it. Well as it turns out, it’s  considered the first “sensation” novel. Whatever that means. It was a thrilling book. A page-turner. And to top it all off *sigh* a nice yet unexpected ending. I loved it.

Should I write a plot summary? I think others have done it better than I would. Instead, if you are interested, I leave you here a couple of interesting links: the Wiki* articleanother enthusiastic one in the Guardian, and here is the free ebook from Project Gutenberg.

You’re welcome. 🙂