Dança da solidão

  • Quel est le premier voyage dont vous vous souvenez réellement, de votre enfance?

De mes souvenirs les plus anciens, je ne suis jamais sûre si les images que j’ai dans ma mémoire sont miennes ou si se sont des souvenirs des photos (ou diapositives) que mes parents m’ont montré au fil des années. Pourtant je suis sûre que certains souvenirs d’un voyage que nous avions fait en famille sont bien les miens : mes parents s’étaient fait voler leur appareil photo en fin de séjour… Donc il n’y a aucune photo de ce voyage. Quand j’avais 5-6 ans, à l’époque où nous habitions à Hong-Kong, nous sommes allés passer des vacances aux Philippines. Je me souviens très bien d’une chambre d’hôtel près de l’aéroport de Manila où mon père devait assister à une conférence ou une réunion de travail, il faisait chaud et humide et les ventilateurs au plafond ne faisaient aucun effet. Nous avons tenté de faire une sieste comateuse. Mais je me souviens surtout du séjour dans les îles plus sauvages, où nous dormions au bord de la mer, dans des cabanes à pilotis, dans des lits entourés de toiles à moutiques. Le matin, des vendeurs ambulants passaient nous présenter de la nourriture pour le petit-déjeuner et des fruits tropicaux dans des paniers qu’ils transportaient sur leur tête. Mon père et moi (je ne sais pas si mon frère et ma mère étaient avec nous) avions loué un bateau et j’avais pêché (première et seule fois de ma vie) un poisson ange-royal (très beau, mais que je sache pas comestible). Je me souviens aussi avoir prit pour la première fois de ma vie une douche à air libre sous une pluie torentielle tropicale… Je me souviens aussi d’un soir où nous revenions d’un restaurant en marchant sur la plage. C’était la nuit noire, nous étions éclairé à la lumière de la lune, tout à coup mon frère se met à crier et on ne comprend pas ce qui se passe. Je pense qu’il y a des gens qui ont accouru (avec des lampes) et on s’est rendu compte que mon frère s’était fait attaquer par un singe qui lui a griffé la figure! (Mon frère est plus jeune que moi, il devait avoir 3 ou 4 ans).

  • Quelles chansons vous rendent nostalgique d’un moment particulier de votre vie?

Beaucoup de chansons me rappellent des moments particuliers de ma vie. J’ai déjà parlé de la musique populaire québécoise que j’ai découvert pendant mes premières années à Montréal, plus les tangos de mes années où je dansais, la musique MPB (Musica Popular do Brasil — ironiquement n’est pas la plus populaire au Brésil!) que j’écoutais quand je rêvais de vivre au Brésil (dans un Brésil imaginaire qui n’existe pas). Ces jours-ci justement j’aime écouter la douce voix de Marisa Monte.

  • Est-ce qu’il y a des aliments ou des plats que vous détestiez quand vous étiez jeunes et que vous aimez maintenant?

Non, pas vraiment.

  • Est-ce que vous croyez que plus on est âgé et plus on accumule de la sagesse (wisdom)?

Peut-être pas tout le monde, mais j’ose espérer que c’est mon cas! 🙂

  • Quel est l’un de vos plus mauvais souvenirs de vacances?

Je détestais les longs trajets en voiture en famille, avec mon frère dans la banquette arrière avec moi. J’aimais lire tranquille, mais mon frère ne préparait jamais ses occupations et voulait emprunter mon walk-man parce que le sien était cassé (!), ou étirer ses jambes en me faisant un coup dans les molets. On finissait toujours par se disputer, se tirer les cheveux et se lancer des coups de pieds. Mon père devait s’arrêter en bord de route pour gueuler sur tout le monde, c’était un gros bordel ! Et ma mère déclarait: “la prochaine fois, vous partirez sans moi !”.

  • Qu’est-ce qui vous a fait peur, cette semaine?

J’ai accompagné les garçons chez le docteur pour leur visite annuelle. Jusqu’ici tout va bien. Par contre, quand arrive le tour d’Uriel, elle voit quelque chose dans son oreille gauche. Elle pense que c’est de la cire dure, alors elle fait un lavage avec de l’eau tiède… Elle essaye de nettoyer avec son instrument, mais Uriel se met à pleurer. Ça fait mal. La doc me dit qu’elle a réussit à voir le tympan et qu’il n’y a pas d’infection, mais pour l’instant la cire a dû toucher le tympan donc il faut attendre que ça passe. Rien à faire pour l’intant. Elle me conseille d’acheter un produit en pharmacie. Le lendemain matin, je prépare les jumeaux pour aller à l’école, mais Uriel me dit qu’il a encore mal à l’oreille alors je me dépêche d’accompagner ses frères à l’arrêt d’autobus et je reviens vite, inquiète, en me demandant quoi faire. Pourtant il n’y a pas d’infection, ça ne devrait plus faire mal… Bizarre. Bref. Je regarde sur internet quel produit utiliser dans l’oreille pour nettoyer ça. Premier truc c’est du péroxide d’hydrogène, ça tombe bien j’en ai à la maison. Je lui met donc du peroxide dans l’oreille. Ça fait des petites bulles, c’est rigolo. Ensuite avec un coton-tige j’essaye doucement de nettoyer… En effet je vois un truc tout fin qui sort de là… mais c’est un petit fil de coton!?? Je continue à tirer et fini par sortir… Le bout d’un coton-tige entier!!! (tout jaune dégueulasse) J’y crois pas! Combien de temps a-t-il eu ce truc dans l’oreille sans s’en apercevoir? Des semaines? Des mois? Je frissone à penser que ça aurait pû rester là encore longtemps et créer une infection ou (pire!) perte d’ouïe !

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Réponses aux questions hebdomadaires de Dr. Caso.

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Loco de amor

  • Quel genre de nourriture “exotique” aimez-vous le plus?

Sushi japonais, Dim Sum chinois, et phở (soupes) vietnamiennes… J’aime la cuisine asiatique.

  • Qu’est-ce que vous oubliez souvent?

La date d’aujourd’hui. J’ai une assez bonne mémoire pour le jour d’anniversaire de mes proches (amis et famille), mais ça ne me sert pas à grand chose puisque j’oublie très souvent quel jour nous sommes.

  • Avec quelle personne de votre famille (proche ou moins proche) aimez-vous le plus voyager? Pourquoi?

Ça fait très longtemps que je n’ai pas voyagé pour le plaisir (les nombreux déménagements ne comptent absolument pas), mais j’aimerais beaucoup pouvoir le faire avec mon mari. Je pense qu’une escapade loin des préoccupations quotidiennes nous ferait le plus grand bien!

  • Qu’est-ce qui vous a fait rire la semaine dernière?

Je ris très facilement et très souvent pour des niaiseries qui ne font rire que moi: les bêtises de Charlotte ma chatounette, les grimaces de mon mari, les observations loufoques de mes fils.

  • Si quelqu’un vous donnais 50 euros, ou 50 dollars, ou 50 francs suisses, là, mais que vous deviez les dépenser aujourd’hui, qu’en feriez-vous?

Probablement m’acheter un pantalon. Je n’ai plus qu’une seule paire de jeans qui me va, l’autre est mort, et les 2 autres sont trop petits: soit je perd 10 kilos dans les prochains 15 jours (improbable), soit je m’achète au moins un autre pantalon… Je déteste ça. Et j’ai quand même aussi une paire de “yoga pants” confortable, l’autre il faut que je refasse une couture depuis des mois… Donc ça va je peux tenir encore un peu, j’ai pas vraiment besoin d’aller faire un tour dans les magasins, ou alors je devrais sortir ma machine à coudre. Je ne sais pas pourquoi je fais pas ça, tiens, j’aime pourtant bien coudre, mais disons que je ne suis pas inspirée en ce moment! (Et j’ai aussi plein de robes, mais c’est pas pratique pour aller à la piscine à vélo).

  • Racontez-moi un chouette souvenir de vacances à la montagne.

Ça fait vraiment trop longtemps que je n’ai pas eu de vacances et en plus à la montagne ça remonte à mon adolescence, alors bon…

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Questionnaire hebdomadaire de Dr.Caso. 🙂

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Aussi, musicalement, j’ai écouté un peu de pop latino (surtout la deuxième chanson — Una flor) dernièrement (découvert de fil en aiguille grâce à Jane the Virgin, une telenovela hilarante sur Netflix).

Tassez-vous de d’là

  • Quelle est la plus grosse bêtise que vous ayez jamais faite, quand vous étiez enfant?

Je ne faisais pas vraiment de grosses bêtises, mais comme j’étais (et je suis toujours) tête en l’air, parfois ma distraction me coûte cher. Je me souviens d’un livre, que m’avait prêté un ami, oublié sur une marche du jardin dehors et que je n’ai retrouvé qu’après une grosse pluie d’été… J’avais tellement honte que je ne l’ai jamais dit à personne, j’ai préféré acheter le même livre en neuf avec mes économies et le rendre comme si rien n’était.

Une autre fois, mon frère, mes cousins et moi sommes allés jouer “à la carrière”, un terrain désaffecté d’où on avait jadis extrait de l’argile pour faire des tuiles, dans les collines derrière chez nous (les mêmes collines des genêts). On y allait souvent pour escalader les parois d’argile (pentes raides avec des creuvisses), ou y cueuillir des mûres sauvages sur les ronces qui poussaient abondamment en bas de la pente. Ce jour-là, mes cousins et mon frère étaient redescendus de la pente avant moi. Il ne me restait que quelques mètres que j’ai décidé de descendre plus vite en courant… Avec l’élan je n’ai pas pû m’arrêter et ai foncé droit dans les ronces ! Heureusement que je suis tombée avec mes bras devant les yeux. Je suis ressortie toute ensanglantée, quelques cicatrices aux poignets et au front, mais rien de grave.

  • Êtes-vous plutôt zen et relaxe ou énergique et super-actif?

Ça dépend des jours. Aujourd’hui il a pluvioté toute la journée alors je suis restée à la maison, mais au moindre rayon de soleil j’ai besoin d’aller faire un tour dehors!

  • D’après vous, quel est le secret d’une relation saine et aimante avec un(e) partenaire/épouse/copain?

La communication. Ne rien laisser dans le non-dit. On fait parfois des choses qui irritent l’autre sans s’en rendre compte, alors il faut être à l’écoute et ne pas laisser les frustrations mariner! Dans mon cas quand il y a quelque chose de travers je n’arrive pas à dormir, alors les mésententes ne peuvent pas dûrer longtemps!

  • Que savez-vous de vos ancêtres? Avez-vous fait un peu (ou beaucoup) de généalogie? Êtes-vous allés très loin?

Du côté de mon père, tout l’arbre généalogique est bien ancré dans le midi de la France. À l’époque de la naissance de mes fils (ses petits-enfants), il s’est brièvement intéressé à retracer l’arbre généalogique, mais je ne sais pas trop jusqu’où il est allé… Du côté de ma mère, comme toutes les familles argentines, c’est un grand mélange. Ces grands-parents (mes arrière-grands-parents) venaient de quatre origines différentes: Iles Canaries, Espagne (Galicia), Italie (Genoa) et Danemark. Un été, il y a très longtemps, nous sommes allés visiter Santiago de Compostela et ma mère en a profité pour visiter les archives du port d’où venait sa grand-mère paternelle, mais nous avons apprit que le nom dans les registres d’origine (en Espagne) était probablement différent du nom dans les register au port d’arrivée (en Argentine). Il est très difficile pour les familles installées dans le Nouveau Monde de retrouver des branches de la famille dans le vieux continent parce que les immigrants changeaient souvent de nom en arrivant dans le Nouveau Monde.

  • Quelle est la chose la plus difficile que vous ayez eu à faire cette semaine?

J’étais encore en état d’après-choc du déménagement. J’ai déballé des cartons et fait des ajustement pour ranger tout nos trucs. Par conséquent, j’ai dû acheter quelques meubles d’occasion que je suis allée chercher à droite à gauche… Je suis encore en train de débattre si je répare les tiroirs d’une commode (qui n’arrive pas à passer par les escaliers trop étroits), ou si j’essaye de m’en débarasser (vendre? donner?) et trouver autre chose qui convient mieux à nos besoins. Heureusement que je suis dans une période creuse entre deux livres audio parce que j’étais/suis vraiment creuvée.

  • Quel genre de musique aimez-vous le plus, en ce moment, et pourquoi? Que pourriez-vous recommander aux lecteurs de ce blog?

Ces jours-ci j’étais nostalgique de mes années Montréal (1996-2004), alors j’ai écouté pas mal de musique québécoise que j’avais découvert avec mes nouveaux amis pendant mes premières années au Canada : Beau Dommage, Jean Leloup, Starmania (l’opéra rock), Les Colocs, Notre Dame de Paris (la comédie musicale)… J’vous met les paroles de “Tassez-vous de d’là” des Colocs. (Pour les francophones non-initiés — le titre veux dire “Poussez-vous de là” — ça commence bien! hi hi) (Sinon y’a aussi des bouts dans une langue que je ne connais pas). Pas aussi transcendant que de la musique classique, mais c’est ben l’fun! 🙂

Tassez-vous de d’là y faut que j’voye mon chum
Ça fait longtemps que j’l’ai pas vu
Y’était parti y’était pas là
La dernière fois que j’y ai parlé
Son cœur était mal amanché
Sa tête était dans un étau y’était pas beau

Y avait d’la coke dans ‘es yeux
Y avait d’l’héro dans l’sang
Y avait tout son corps qu penchait par en avant
Y avait l’goût d’vomir
Y avait envie d’mourir
Qu’est-ce qu’on fait dans ce temps là
Moi j’avais l’goût d’m’enfuir

Je l’ai laissé tout seul au bord de la catastrophe

Pardonne-moé, pardonne-moé
J’ai pas voulu, j’ai pas voulu
Pas voulu t’abandonner dans le moment le plus rough
Je suis le lache des laches pas le tough des tough

Balma balma sama wadji
Khadjalama yonwi
Djeguelma djeguelma sama
Wadji khadjalama yonwi

Moé j’fais mon chemin dans la foule
En espérant qu’une chose c’est voir ton visage
Ou de t’entendre crier :
Avec ta voix immense et ton cœur qui explose
Aidez-moé, aidez-moé

Moé j’fais mon chemin dans la foule
En espérant qu’une chose c’est voir ton visage
Et de t’entendre crier :
J’en ai plein mon casse mais c’pas encore l’overdose
Aidez-moé, aidez-moé

***

Réponses aux questions de Dr. Caso.

Tristeza não tem fim…

  • Comment vous tenez-vous au courant des nouvelles? Quel genre de nouvelles vous intéressent le plus?

Quand j’habitais chez mes parents (il y a très longtemps), mon père avait la facheuse habitude d’allumer la radio pour écouter les nouvelles le matin pendant le petit-déjeuner. Je trouvais ça extrêmement déprimant ! Un matin je lui ai carrément demandé pourquoi diable il voulait se réveiller tous les jours en écoutant tous les malheurs du monde… Bref. Petite annecdote pour illustrer que j’aime vivre autant que possible dans une sorte d’ignorance béate! ha ha. Mais malgrès tous ces efforts, les actualités viennent à moi, malgrès moi, par le biais de FB. Et quand un évènement m’interpelle (éducation ou évènement artistique), je le googueulise pour en savoir plus…

  • Qu’admirez-vous (ou admiriez-vous) le plus chez votre mère?

Sa sensibilité artistique, ses connaissances des techniques et de l’histoire de l’art. Elle est aussi une excellente pédagogue.

  • Quel a été le premier job de votre vie?

À 16 ans, j’ai fait du baby-sitting. À 17 ans, j’étais monitrice dans un camp d’été (au Québec, c’est comme ça qu’on appelle les “colonies de vacances”).

  • Quelle est la dernière chose que vous avez achetée?

Rien de bien intéressant. Je suis allée au supermarché samedi…

  • Quelle est la chose la plus triste que vous avez appris cette semaine?

Pas triste, mais c’est la panique à la bord parce que nos propriétaires nous ont annoncé qu’ils vont vendre la maison… Alors on s’est prit une grosse claque de réalité dans la gueule parce qu’on s’est rendu compte que dans la région le prix du marché pour les locations est effroyablement élevé par rapport au prix des maisons en vente (notre location actuelle étant bien au-dessous du prix du marché) (si nous avions des économies, il serait beaucoup moins cher d’acheter que de louer! Mais bien sûr, nous avons 0 économies). Notre situation économique étant précaire, nous espérions qu’elle s’améliore avant de subir un tel scénario. Nous courons dans tous les sens pour trouver de l’aide, du logement, de l’emploi… Stress, insomnies, grippe.

  • Êtes vous heureux? Pourriez vous l’être plus?

Y a-t-il un moment dans la vie où on peut se dire qu’on est 100% heureux? Je me souviens qu’en arrivant au Brésil après avoir tant rêvé d’aller y vivre, ma belle-mère et moi avons pleuré de joie dans les bras l’une de l’autre en se revoyant à l’aéroport. Mais en même temps, pendant plusieurs semaines il y a avait tant d’incertitudes par rapport à où exactement nous allions vivre et combien de temps il nous faudrait attendre pour le savoir que ça gâchait un peu le plaisir… Similairement, notre situation actuelle n’est pas joyeuse, et pourtant, malgrès tout, je peux affirmer que j’ai un mariage heureux et des enfants en santé, alors oui, je suis heureuse.

Tristeza não tem fim
Felicidade sim

A felicidade é como a pluma
Que o vento vai levando pelo ar
Voa tão leve
Mas tem a vida breve
Precisa que haja vento sem parar

A felicidade do pobre parece
A grande ilusão do carnaval
A gente trabalha o ano inteiro
Por um momento de sonho
Pra fazer a fantasia
De rei ou de pirata ou jardineira
E tudo se acabar na quarta-feira

Tristeza não tem fim
Felicidade sim

A felicidade é como a gota
De orvalho numa pétala de flor
Brilha tranquila
Depois de leve oscila
E cai como uma lágrima de amor

A minha felicidade está sonhando
Nos olhos da minha namorada
É como esta noite
Passando, passando
Em busca da madrugada
Falem baixo, por favor
Pra que ela acorde alegre como o dia
Oferecendo beijos de amor

***

Réponse aux souvenirs de Dr. Caso.

Ni de près, ni de loin

  • Qui est une personne que vous aimez beaucoup? Pourquoi?

Mon mari, bien sûr. Parce qu’il me fait rire quand j’en ai besoin, parce qu’il est patient quand je suis impatiente et impatient quand je peux être patiente à sa place, parce qu’il m’aime telle que je suis, malgrès tous mes défauts (c’est une chanson de Goldman ça, non?), et moi aussi je l’aimeeeuh.

  • Si la magie marchait réellement et que vous étiez magicienne/magicien, quel tour de magie feriez-vous en premier?

Nettoyage instantanné de toute la maison. C’est pas complètement crade, mais je me sentirais mieux avec un bon nettoyage de printemps.

  • Pourquoi avez-vous choisi le métier que vous exercez aujourd’hui ? Le recommanderiez-vous à votre enfant?

J’ai choisit mon métier parce que je voulais faire quelque chose d’intéressant, avoir la flexibilité de mes propres horaires, et pouvoir garder la job (et les clients) avec moi si jamais on déménage (il y a presque un an, j’avais expliqué en anglais tout ça là). Oui, je le recommanderais à mes enfants si ça les intéresse.

  • Avez-vous déjà eu 15 minutes de gloire?

J’en ai eu plusieurs fois puisque j’ai étudié pour être chanteuse d’opéra. En fait même plusieurs 15 minutes, sur scène en récitals, concerts, spectacles… J’ai aussi dansé le tango argentin et après chaque fin de session pendant une soirée nous donnions des démonstrations. Ceux qui le souhaitait passaient en paire devant le reste des élèves de l’école et autres habitués des milongas (soirées de tango). Un tango ne dûre typiquement que 3 à 5 minutes, mais je me souviens d’un jour où j’ai dansé trois fois devant le petit public de tangueros:

  1. Un tango que j’avais répété avec mon partenaire habituel, “Fumando Espero”,
  2. puis un tango-vals avec un autre ami (un compositeur qui avait composé la-dite chanson, je l’avais chantée, et nous l’avions enregistrée dans son studio chez lui et répété ensemble la chorégraphie),
  3. et enfin, mon partenaire habituel avait voulu re-danser une improvisation sur “La Yumba” parce qu’il était frustré d’avoir été trop nerveux pour le premier tango… (Il avait raison, la deuxième fois avait été bien meilleure !)

Ça avait été une soirée vachement réussie. En fait j’ai eu beaucoup de soirées réussies pendant mon époque tango !

  • Quelle a été la première chose que vous avez acheté avec votre première grosse rentrée d’argent?

Quand j’étais étudiante et que je travaillais pendant l’été pour économiser, je ne gagnais pas beaucoup d’argent et c’était pour me payer mes sorties ou quelques habits (un imperméable, des chaussures de tango, une robe de concert) dont j’avais envie pendant l’année scolaire. Par contre je me souviens qu’une année ou deux après être mariés, nous avons reçu pour la première fois un retour d’impôt qui avait été une fort agréable surprise et qui nous a permis d’acheter notre piano ! (Ce qui m’a par la suite permis d’enseigner des élèves à la maison).

  • Si votre vie était un film, quel acteur jouerait votre rôle?

Probablement une actrice inconnue (mais très talentueuse ! ha ha) parce qu’on ne m’a jamais dit que je ressemblais à quelqu’un de connu, ni de près, ni de loin !

***

Merci à Dr. Caso, pour ses questions hebdomadaires! Si ça continue comme ça, vous allez avoir une bonne connaissance de tango, ô mes lecteurs adorés ! 😉

e che sospiri la libertà

Voici la réponse bloguesque hebdomadaire de ma copinaute.

  • Quelles activités avez-vous mises de côté par manque de temps, d’argent, ou d’énergie, récemment?

C’est pas vraiment récent, mais ça fait un moment que je n’ai rien fait de créatif avec ma machine à coudre, j’ai un gros tas de tissus et d’idées qui m’attendent, mais je n’ai pas le temps…

Et puis demain ça va faire 3 mardis que je ne suis pas allée à mon cours aquatique parce que : Le mardi d’il y a 3 semaines il y a eu une tempête de verglas alors les bus scolaires étaient annulés, les enfants sont donc restés à la maison, et c’était vraiment dangeureux de s’aventurer dehors, la semaine passée je me suis effectivement tordu la cheville en glissant sur une plaque de glace, et cette semaine je ne sais pas si je serais assez en forme pour y aller demain… Ma cheville va mieux, mais je n’arrive pas encore à marcher normalement sans béquilles.

  • Quelle est la citation qui vous inspire le plus?

“I think that the most necessary quality for any person to have is imagination. It makes people able to put themselves in other people’s places. It makes them kind and sympathetic and understanding.”

― Jean Webster, Daddy-Long-Legs

  • Si la durée de vie moyenne d’un être humain passait à 50 ans, que changeriez-vous à la façon dont vous vivez aujourd’hui?

Euh? Pas grand chose? (Nous n’avons pas d’argent pour partir en vacances jusqu’à la fin de nos vies, donc j’vois pas où on irait)…

  • Si vous deviez obligatoirement aller vivre dans un autre pays, lequel serait-ce et pourquoi?

Moi j’en ai marre de changer de pays, mais je supporterais quand même de changer de province si il fallait obligatoirement vivre ailleur (les provinces Maritimes m’intriguent). Par contre, si je pouvais faire déménager mes beaux-parents, je les ferais venir vivre au Canada en éliminant toutes les complications de vendre leur maison, trier leurs choses, etc.

  • Quelle chanson (ou morceau de musique) avez-vous récemment fredonné?

Lascia ch’io pianga mia cruda sorte, e che sospiri la libertà. 

  • Qu’est-ce que vous savez cuisiner de meilleur?

Au Brésil, je cuisinais presque tous les jours le plat national arroz / feijão (riz et haricots) qui a le grand avantage d’être très bon marché et nutritif. En plus comme on en fait tous les jours (ou dumoins plusieurs fois par semaine), ça s’améliore avec l’expérience! Mais ici je n’ai pas (encore) de casserole à pression (ça ne se trouve pas aussi facilement qu’au Brésil) et je n’ai pas fait de haricots depuis longtemps (les gens ici achètent les haricots en boîte, ce qui est vachement beurk pour qui en a mangé frais pendant 5 ans).

Sinon il y a aussi le gâteau à la banane que j’ai fait tellement de fois que je pourrais le faire les yeux fermés… Idem pour le gâteau de carottes auquel je ne rajoute pas de glaçage ou cream cheese frosting (trop sucré à mon goût) par dessus, mais des grains de sésames.

Et puis, mes hommes carnivores aiment cette recette de meat loaf  qui disparaît bien vite à chaque fois qu’il sort du four… facile, savoureux et juteux.

Souvenirs revisités

Cette semaine, il semblerait que de l’autre côté du Canada, Dr. Caso soit tout aussi mal en point que moi, ou peut-être plus, alors les questions hebdomadaires sont posées par ces lecteurs dans les commentaires !

  • Quel métier rêvais-tu de faire étant enfant ?

J’ai toujours rêvé de devenir chanteuse. Quand j’étais enfant ma mère avait une cassette avec des extrait de l’opéra Carmen de Bizet et je connaissais toutes les paroles. J’ai aussi brièvement voulu être saltimbanque ou équilibriste dans un cirque, parce que j’avais été impressionnée par des spectacles. Et aussi infirmière pour Médecins Sans Frontières parce que je voulais voyager, mais après m’être évanouie à la suite d’une vaccination j’ai vite réalisé que j’avais peur des piqûres et j’ai changé d’avis ! Non, vraiment, pour moi l’opéra, forme d’art suprême, était une passion et devenir artiste lyrique, le métier idéal.

  • Si tu pouvais apprendre n’importe qu’elle autre langue (que tu ne connais pas déjà), ça serait laquelle?

Le russe. Nous avons de très chers amis russes (dont nos filleuls et filleules) alors ça serait une très bonne motivation pour apprendre leur langue. J’avais commencé à apprendre (bien avant de les connaitre, quand j’envisageais apprendre des rôles pour mezzo dans les opéras russes), mais l’alphabet cyrillique est un obstacle qui demande beaucoup de temps à maîtriser. Alors je ne suis pas allée bien loin.

Le japonais. Là aussi le système d’écriture serait un grand obstacle à surmonter, mais je crois que la culture japonais est quelque chose que j’aimerais connaître mieux.

  • Pour quelle raison vis-tu là où tu vis actuellement ?

Et bien justement à cause (ou grâce) à nos amis russes qui habitaient déjà ici. Ils nous ont beaucoup aidé quand nous voulions revenir au Canada.

  • Dans la perspective d’une décennie, quel est ton projet de vie ?

Nos projets ont tellement changé ces dernières années, que ça m’angoisse un peu de penser à d’ici 10 ans… Mais j’espère enfin avoir une maison, continuer à avoir des projets professionels qui m’intéressent, que mon mari aussi ai une activité satisfaisante, et bien sûr que nos enfants grandissent et apprennent des tas de choses.

  • Si tu devais apprendre un nouvel instrument de musique, quel serait-il ?

J’aimerai ré-apprendre le piano, ne plus avoir besoin de me dérouiller les doigts, et de m’y mettre pour de vrai comme quand j’avais 17 ans ! 🙂

Ou alors le bandonéon !