Perfume do Invisível

Coucou les zamis!

Olá amigos,

Ça y est, je viens de terminer la production d’ Un amour en si mineur d’Elodie Nowodazkij : une histoire d’amour d’une danseuse et d’un musicien (deux américains à Paris) avec un soupçon de thriller psychologique et une fin pleine de suspens tout à fait sastifaisante ! Après avoir reçu le feedback de l’auteur pour assurer que tout va bien dans les derniers chapitres (dernière chance pour corriger quoi que se soit), le tout est maintenant entre les mains virtuelles de l’équipe technique d’Amazon. Bientôt disponible sur les plateformes d’Amazon, Audible et iTunes. Exciting! 😉

C’était vraiment un super chouette livre, mais après deux (ou trois? Je sais plus) mois d’enregistrements (10%), d’édition (80%), et réécoutes (10%), j’ai hâte de passer à autre chose!

En parlant d’autres choses, puisque j’ai un p’tit creux entre deux projets (un autre est prévu plus tard en février-mars), je me suis replongée dans un projet personnel qui me trotte dans la tête depuis plusieurs mois… Je n’ai pas osé rien dire par ici parce que c’est encore un peu brouillon, mais j’envisage de me lancer à faire des… podcasts (à lire avec une écriture tremblottante). Ça m’intimide (un peu, beaucoup) parce que même si le matériel d’enregistrement et le travail d’édition est identique que pour les livres audio, je n’ai jamais, jusqu’à présent, eu besoin de créer le matériel. Je prévoie de préparer en avance une saison entière (10 épisodes que je téléchargerai graduellement, un par semaine) pour ne pas avoir le stress de devoir préparer un épisode par semaine dès le départ (parce que je sais que ça va prendre un moment avant que je trouve un rythme de production hebdomadaire). Au moins je sais de quoi je vais parler; j’ai un thème vaste et inspirant à volonté (les légendes du monde) et un titre pour mon émission.

Pour l’instant, je suis en pleine étape de préparation. Je vous en raconterai plus bientôt, quand je serais plus organisée.

Je vous laisse avec Céu, une chanteuse brésilienne que je viens de découvrir. J’avais remarqué une autre de ses chansons dans la série Omniscient sur Netflix (j’adore pouvoir regarder des séries en langue originale — espagnol ou portugais, ces jours-ci). Puis après une p’tite recherche, j’ai écouté le reste de sa musique, et maintenant cette chanson Perfume do Invisível (parfum de l’invisible) et le reste de l’album Tropix me tourne dans la tête…

No dia em que eu me tornei invisível
Passei um café preto ao teu lado
Fumei desajustado um cigarro
Vesti a sua camiseta ao contrário
Aguei as plantas que ali secavam
Por isso um cheiro impregnava
O seu juízo, o meu juízo
Invisível e o mundo ao meu favor
Para me despir e ser quem eu sou
Logo que o perfume do invisível te inebriou
Você meu viu e o mundo também
E o que tava quietinho ali se mostrou, meu bem

Sans tristesse ni amertume avancer

Ce matin il a enfin neigé. Après la grosse tempête prématurée du début novembre, nous avons eu des températures merdiques (ni froid ni chaud) et un ciel plutôt gris tout le mois de décembre. C’était tristounet. Aujourd’hui, ô joie!, il y avait un tapis de neige bien fraîche.

Il y a quelques mois nous avons dû faire réparer la voiture et comme elle était encore indisponible le samedi matin, j’ai décidé de marcher jusqu’à la piscine avec les enfants pour leurs cours de natation. Le trajet qui ne prend qu’un petit 10 minutes en voiture, devient 30 minutes à pied. Pas si pire ! Bien sûr j’ai eu droit à quelques larmes et grognements, mais en fin de compte j’ai trouvé que c’était une très bonne idée ! Et donc depuis quelque mois, je suis devenue une mère cruelle : nous marchons jusqu’à la piscine chaque samedi matin (sauf la semaine passée parce qu’il pleuvait comme une vache qui pisse). Une heure de marche (en plus des 45 minutes de natation pour les enfants), ça fait du bien à tout le monde. Surtout que si je ne les force pas un peu (et moi-même), les enfants passent leurs temps libres au sous-sol devant l’ordinateur, à se disputer, ou à se battre. Je pense sérieusement à les inscrire à des cours de boxe ou autre sport de combat parce qu’on dirait vraiment qu’ils aiment ça… 🙄 

Ce matin j’ai prévenu les enfants que nous allions sortir un peu plus tôt que d’habitude pour marcher jusqu’à la piscine, parce que la plupart des trottoirs ne seraient probablement pas nettoyés. Heureusement. Les dix premières minutes ils se sont jettés des boules de neige et roulés dans la neige, puis quand ils étaient bien mouillés et qu’il fallait avancer, ça a commencé à râler et pleurnicher non-stop. À mi-chemin Natanael me dit que ces bottes lui font mal aux pieds. Elles sont probablement trop petites. Oups. Elias, plus philosophique, raisonnait avec moi de toutes les bonnes raisons de marcher au lieu de prendre la voiture : “N’empêche que c’est long quand même”. Après leurs cours de natation, je suis vite allée à la pharmacie de l’autre côté de la rue pour acheter des pansements (pour les ampoules de Natanael), des chaussettes sèches (ils avaient besoin de nouvelles chaussettes de toutes manières) et du chocolat de noël en promotion (pour limiter les larmes). Ce n’est qu’au retour qu’Uriel s’est quand même mis à pleurer. Il était fatigué, il avait mal aux jambes. Pauvre pitchounet.

Finalement, nous avons tous survécu et passé l’après-midi bien au chaud à l’intérieur.

Saudades de bananas

Saudades est un mot  en portugais qui se pert un peu en traduction. On le dit à ceux qui nous manquent — Saudades de você, mais aussi quand on se souvient d’un moment ou une sensation du passé. En portugais ce sentiment n’est pas forcément mélancolique, ou nostalgique, ou triste du tout, et en fait on peut dire saudades de n’importe quoi. Dans mon cas, ces jours-ci, j’ai eu saudades das bananas do Brasil

Uriel devait préparer une présentation orale sur “un système végétal vivant” (une plante, quoi); et bien sûr, fidèle à lui même, il a choisit la banane (ou plutôt “le bananier”) (il aime la couleur jaune et tout ce qui l’accompagne). Alors du coup, je me suis chargée de lui rapeller de toutes les différentes bananes délicieuses que nous mangions au Brésil, banana ouro, banana maçã, banana da terra, banana prata (ma préférée — plus petite que la banane d’exportation, mais plus ferme, plus savoureuse et plus sucrée). Toutes bien meilleures que la seule et unique banana nanica (celle d’exportation) que nous recevons dans tous les pays non producteurs de bananes, cueillies bien trop verte, trop pâteuse et moins savoureuses. Quand nous habitions en Rondônia, il n’y avait pas grande variété de fruits tempérés (quelques rares pommes un peu tristes), mais il y avait abondance de fruits tropicaux locaux: bananes à longueur d’année, mangues (seulement de novembre à décembre), abacaxí (ananas) (des fois), maracujá (fruit de la passion), noix de coco, papayes, goiaba (goyave), avocats (plus gros et plus doux que les Hass avocados qu’on reçoit en importation, et d’autre fruits dont vous avec probablement jamais entendu parlé :

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Banana prata
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Régime entier de bananes
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Préparation de la bananada.
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Cueillette de Jabuticaba
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Jaca
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Maracujá

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Acerola
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Cacau (fruit du cacao)
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Araça-boi

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Coquinho
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Cupuaçu
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Jambo
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Jambo
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Jenipapo
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Jenipapo
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Cajú (fruit du cajou)

acerola (super fort en vitamine C mais curieusement pas acide du tout), cupuaçú, jabuticaba, pitanga, jambo, pitanga, araça-boi, graviola, noni (le fruit de la mort qui pue), manga, mamão (papaia), cajú…

Tous ces fruits m’ont rappelé une jolie chanson que les enfants ont écouté souvent, il y a quelques années, et qui sans le vouloir, fait maintenant partie des la trame sonore des nos années au Brésil.