e che sospiri la libertà

Voici la réponse bloguesque hebdomadaire de ma copinaute.

  • Quelles activités avez-vous mises de côté par manque de temps, d’argent, ou d’énergie, récemment?

C’est pas vraiment récent, mais ça fait un moment que je n’ai rien fait de créatif avec ma machine à coudre, j’ai un gros tas de tissus et d’idées qui m’attendent, mais je n’ai pas le temps…

Et puis demain ça va faire 3 mardis que je ne suis pas allée à mon cours aquatique parce que : Le mardi d’il y a 3 semaines il y a eu une tempête de verglas alors les bus scolaires étaient annulés, les enfants sont donc restés à la maison, et c’était vraiment dangeureux de s’aventurer dehors, la semaine passée je me suis effectivement tordu la cheville en glissant sur une plaque de glace, et cette semaine je ne sais pas si je serais assez en forme pour y aller demain… Ma cheville va mieux, mais je n’arrive pas encore à marcher normalement sans béquilles.

  • Quelle est la citation qui vous inspire le plus?

“I think that the most necessary quality for any person to have is imagination. It makes people able to put themselves in other people’s places. It makes them kind and sympathetic and understanding.”

― Jean Webster, Daddy-Long-Legs

  • Si la durée de vie moyenne d’un être humain passait à 50 ans, que changeriez-vous à la façon dont vous vivez aujourd’hui?

Euh? Pas grand chose? (Nous n’avons pas d’argent pour partir en vacances jusqu’à la fin de nos vies, donc j’vois pas où on irait)…

  • Si vous deviez obligatoirement aller vivre dans un autre pays, lequel serait-ce et pourquoi?

Moi j’en ai marre de changer de pays, mais je supporterais quand même de changer de province si il fallait obligatoirement vivre ailleur (les provinces Maritimes m’intriguent). Par contre, si je pouvais faire déménager mes beaux-parents, je les ferais venir vivre au Canada en éliminant toutes les complications de vendre leur maison, trier leurs choses, etc.

  • Quelle chanson (ou morceau de musique) avez-vous récemment fredonné?

Lascia ch’io pianga mia cruda sorte, e che sospiri la libertà. 

  • Qu’est-ce que vous savez cuisiner de meilleur?

Au Brésil, je cuisinais presque tous les jours le plat national arroz / feijão (riz et haricots) qui a le grand avantage d’être très bon marché et nutritif. En plus comme on en fait tous les jours (ou dumoins plusieurs fois par semaine), ça s’améliore avec l’expérience! Mais ici je n’ai pas (encore) de casserole à pression (ça ne se trouve pas aussi facilement qu’au Brésil) et je n’ai pas fait de haricots depuis longtemps (les gens ici achètent les haricots en boîte, ce qui est vachement beurk pour qui en a mangé frais pendant 5 ans).

Sinon il y a aussi le gâteau à la banane que j’ai fait tellement de fois que je pourrais le faire les yeux fermés… Idem pour le gâteau de carottes auquel je ne rajoute pas de glaçage ou cream cheese frosting (trop sucré à mon goût) par dessus, mais des grains de sésames.

Et puis, mes hommes carnivores aiment cette recette de meat loaf  qui disparaît bien vite à chaque fois qu’il sort du four… facile, savoureux et juteux.

Anúncios

Souvenirs revisités

Cette semaine, il semblerait que de l’autre côté du Canada, Dr. Caso soit tout aussi mal en point que moi, ou peut-être plus, alors les questions hebdomadaires sont posées par ces lecteurs dans les commentaires !

  • Quel métier rêvais-tu de faire étant enfant ?

J’ai toujours rêvé de devenir chanteuse. Quand j’étais enfant ma mère avait une cassette avec des extrait de l’opéra Carmen de Bizet et je connaissais toutes les paroles. J’ai aussi brièvement voulu être saltimbanque ou équilibriste dans un cirque, parce que j’avais été impressionnée par des spectacles. Et aussi infirmière pour Médecins Sans Frontières parce que je voulais voyager, mais après m’être évanouie à la suite d’une vaccination j’ai vite réalisé que j’avais peur des piqûres et j’ai changé d’avis ! Non, vraiment, pour moi l’opéra, forme d’art suprême, était une passion et devenir artiste lyrique, le métier idéal.

  • Si tu pouvais apprendre n’importe qu’elle autre langue (que tu ne connais pas déjà), ça serait laquelle?

Le russe. Nous avons de très chers amis russes (dont nos filleuls et filleules) alors ça serait une très bonne motivation pour apprendre leur langue. J’avais commencé à apprendre (bien avant de les connaitre, quand j’envisageais apprendre des rôles pour mezzo dans les opéras russes), mais l’alphabet cyrillique est un obstacle qui demande beaucoup de temps à maîtriser. Alors je ne suis pas allée bien loin.

Le japonais. Là aussi le système d’écriture serait un grand obstacle à surmonter, mais je crois que la culture japonais est quelque chose que j’aimerais connaître mieux.

  • Pour quelle raison vis-tu là où tu vis actuellement ?

Et bien justement à cause (ou grâce) à nos amis russes qui habitaient déjà ici. Ils nous ont beaucoup aidé quand nous voulions revenir au Canada.

  • Dans la perspective d’une décennie, quel est ton projet de vie ?

Nos projets ont tellement changé ces dernières années, que ça m’angoisse un peu de penser à d’ici 10 ans… Mais j’espère enfin avoir une maison, continuer à avoir des projets professionels qui m’intéressent, que mon mari aussi ai une activité satisfaisante, et bien sûr que nos enfants grandissent et apprennent des tas de choses.

  • Si tu devais apprendre un nouvel instrument de musique, quel serait-il ?

J’aimerai ré-apprendre le piano, ne plus avoir besoin de me dérouiller les doigts, et de m’y mettre pour de vrai comme quand j’avais 17 ans ! 🙂

Ou alors le bandonéon !

 

Lectures et questionnement

Ça fait deux semaines que j’ai commencé à répondre aux questions de Dr.Caso, et voilà une autre semaine qui commence avec d’autres questions… Comment vais-je faire pour ratrapper tout ça?

  • Quels livres ont eu un impact important sur votre vie/votre vision du monde?

Pendant l’adolescence, je me questionnais beaucoup sur la foi et la place de la religion dans ma vie. J’ai grandit dans la tradition catholique (baptisée et communiée), mais mes parents ne sont pas pratiquants. Curieusement, mon cheminement a commencé avec beaucoup de livres de fiction… et continué avec des choses plus sérieuses! 😉

D’abord, La Reine Margot, d’Alexandre Dumas, a piqué ma curiosité sur les guerres de religions.

Ensuite, Au nom de Compostelle, de Maryse Rouy, m’a interrogée sur les cathares.

En fin de compte, je me suis dit que si je m’idendifiais à la religion chrétienne, au-delà de la tradition culturelle et familiale, et si je voulais savoir en quoi je croyais vraiment, il fallait simplement que je lise la source de tout ça, c’est-à-dire la Bible. Je l’ai lue en entier du début à la fin (pour de vrai, pas seulement des extraits), de l’Ancien au Nouveau Testament, de la Génèse à l’Apocalypse. D’abord en français, (aussi en espagnol, allemand et italien — quand je voyageais je m’achetais une traduction dans la langue du pays que je visitais), puis plus tard plusieurs fois en anglais (avec mon mari), puis en portugais quand nous étions au Brésil… Ça fait beaucoup de livres !

Plus tard, je peux dire que je suis réellement devenue luthérienne, par conviction, après avoir lu les cathéchismes et confessions, de Martin Luther.

  • Quand vous faites vos courses (fringues, bouffe, etc.), est-ce que vous vous fiez toujours à certaines marques, ou est-ce que vous vous en fichez?

Pour les habits, je n’aime pas acheter des marques visibles (j’enlève systématiquement les étiquettes de tous mes habits). Je n’achèterai jamais un t-shirt avec écrit Adadas ou Nicki en gros dessus par exemple (je ne vois pas pourquoi je devrais payer plus cher pour leur faire de la publicité !). Mais par contre pour les pantalons qui sont pour moi un supplice de trouver et d’essayer (j’ai une taille fine et de larges hanches), je sais maintenant quels modèles de quel magasin me vont bien et dans ce cas ça me simplifie la vie d’acheter le même truc en plus neuf quand j’en ai besoin. Mais je n’achêterai jamais un pantalon en ligne, il faut absoluement que j’essaye avant d’acheter.

Pour la bouffe, je m’en fout un peu (mais j’achète le moins de nourriture processée possible), j’achète ce qui est en promotion !

  • Qu’avez-vous cherché dans Google la dernière fois?

Le Quatuor Zahir. J’ai découvert cette pièce que j’ai trouvé super chouette et j’ai voulu en savoir plus…

  • Quels choix précis avez-vous fait à propos de l’éducation de vos enfants?

Je voulais leur enseigner le piano / rudiments de musique le plus tôt possible, mais quand ils avaient 5 et 4 ans c’était trop tôt (pour eux) et l’essai n’était pas concluant. Ils n’avaient ni de concentration ni d’intérêt pour apprendre et moi encore moins de patience. Je ne voulais pas les traumatiser à vie donc j’ai arrêté les scéances de tortures ! Maintenant qu’ils sont un peu plus vieux peut-être que ça va aller mieux ?

Quant à l’école, ils ont connu le système d’éducation au Brésil (en portugais) et maintenant le système d’éducation francophone au Canada. Un truc rigolo: maintenant j’entend parfois des drôles de sonorités franco-ontariennes quand ils parlent!

On n’a pas encore décidé quand ou comment on va les transférer vers une école anglophone (il faudra bien qu’ils apprennent aussi l’anglais). On verra.

  • Qui sont les personnes qui ont été les plus gentilles avec vous, dans votre vie?

Mes parents bien sûr, car même avec les manipulations de mon père, je n’ai jamais manqué de rien. Et puis j’ai eu des professeurs de piano et de chant formidables qui m’ont souvent donné plus d’heures de cours que je ne pouvais me permettre de payer… Et aussi tous les amis et les inconnus qui nous ont aidé dans les moments les plus difficiles. C’est dans ces moments que l’on se rend compte de la sincérité et de la bonté qu’il y a autour de nous, même si parfoir on a tendance à ne voir que tous les malheurs du monde.

  • Qu’est-ce que vous rêvez de pouvoir manger tout le temps?

Je ne peux pas digérer les fritures, alors je n’aime ni chips ni frites ni rien de gras… C’est pratique. Par contre j’aaaime le chocolat (surtout le noir) (et le chocolat au lait avec des raisins et noisette), mais je suis au régime et je dois couper ces trucs que j’aime un peu trop…

  • Qu’est-ce que vous n’avez jamais fait que la plupart des gens autour de vous ont fait?

Je n’ai pas encore acheté de maison. Je rêve de m’acheter ma propre maison un jour.

River Resistance Circuit

BONNANNÉE les zamiiis! Happy New Year! Feliz ano novo a todos!

  • Quelle chanson vous rend nostalgique à chaque fois que vous l’entendez?

Il y a une chanson qui me trottait dans la tête depuis que je suis toute petite, qui illustrait pour moi les années 80 et particulièrement les années où nous habitions à Hong-Kong. Ça devait passer à la radio à l’époque, mais le problème pour la retrouver était que je ne savait ni les paroles, ni le groupe. Je me souvenais seulement de la mélodie qui s’entrelaçait avec d’autres, du coup je ne savais pas si s’était une ou plusieurs chansons que j’avais mélangé dans ma tête ! Confusion totale ! Et puis ce week-end, par le pouvoir de la magie de l’internet et le plus grand des hasards, elle m’est tombée dessus (enfin, dans mes oreilles !)… Mystère résolu, et du coup je suis plutôt super contente que nostalgique en ce moment !

(Comme à peu près tous les clips des 80’s c’est un peu du n’importe quoi, mais faites comme moi, fermez les yeux, la musique est sympa!)

  • Pour quelle invention récente êtes-vous le plus reconnaissant?

Récente de combien de temps? Derniers 5 ans, 10 ans, 15 ans? Je suis extêmement reconnaissante pour toute la technologie qui est financièrement accessible (ici en Amérique du Nord). Pour à peine quelques centaines de dollars, je peux avoir mon propre studio d’enregistrement à la maison, de qualité professionelle, des éditeurs et auteurs peuvent me trouver sur internet, je peux leur envoyer des auditions, nous pouvons vendre des livres audio sur Amazon, Audible et iTunes, etc. Tout cela était un monde qui n’existait pas quand je grandissait dans les années 90. L’industrie du livre audio qui est en plein essort en ce moment était pratiquement non-existante. D’ailleurs, il a fallu que j’explique à mes parents que ce que je faisais était vraiment une vraie profession; les livres audio ne sont plus seulement des livres pour personnes mal-voyantes ou les enfants qui ne savent pas encore lire ! De nos jours beaucoup de gens écountent des livres en faisant d’autres choses. Incroyable mais vrai !

  • Si vous pouviez construire la maison de vos rêves, quelle serait sa particularité?

Ah, la maison de mes rêves a changé beaucoup de fois dans mon imagination!

Maintenant que nous sommes au Canada et non plus au Brésil, elle sera entourée de sapins et érables plutôt que de végétation tropicale, elle aura un jardin d’hivers (ou de grandes portes vitrées dans le salon) plutôt qu’une piscine… Mais surtout une bonne isolation du froid (la maison que nous louons en ce moment est pleine de courants d’air, je me gêle les pieds au sous-sol et nous avons trop chaud dans les chambres en haut) et un bonne insonorisation dans mon studio (il faut que j’éteigne le chauffage quand je fais des enregistements parce que mon bureau est juste à côté de la chaudière, et parfois j’oublie de le ralumer le soir avant de monter me coucher, et le matin le réveil se fait dans une maison plus que fraîche!)

  • Pensez-vous que les enfants nés aujourd’hui auront une vie meilleure ou pire que la nôtre?

Non, pas meilleure, pas pire qu’aujourd’hui, différente oui.

  • Quels sont les trucs les plus chers que vous ayez jamais achetés?

Nous avons toujours eu des voitures d’occasion, alors pendant plusieurs années notre plus grosse dépense avait été mon piano digital Roland. Mais depuis que nous sommes revenus au Canada, le prix de notre déménagement Brasil-Canada est ce qui nous a endettés pour les prochaines années… J’aurais largement préféré un “truc” plus chouette comme la maison de mes rêves par exemple, m’enfin bon…

  • Quelles sont vos résolutions du nouvel an?

Pas vraiment une résolution, mais j’espère continuer de travailler, d’aimer ce que je fais, et continuer de trouver du temps pour faire des activités avec mes enfants, et faire du sport régulièrement (oui, j’aimerai bien perdre les fameux kilos en trop, mais j’en suis au point où j’espère seulement être assez active physiquement pour ne pas me désintégrer et éviter mon mal de dos chronique) ! D’ailleur je viens de m’inscrire à un cour aquatique dans les piscines à vagues et à courant, suposément intense, que j’espère survivre.

Ça commence demain.

Above & Beyond

First of all, the title of this post is the name of a band that I have discovered some time ago. I wasn’t familiar with their music because I dislike the electro-dance-trance stuff that they usually produce (the heavy beats give me palpitations), but the acoustic concert that I’ve discovered by chance on Y*tube literally enchanted me.

I’ve been listening to the full concert (Here) quite regularly these past months.

It’s now time to finally write down what I’ve been up lately.

The weather has been fantastic for the past 2 weeks. Very sunny, but not too hot (around 20C) with a very agreeable cool wind. My kind of perfect weather. So it’s with great pleasure that I’ve kept my weekly program of biking along the river for about 15 minutes to the swimming pool, and swimming for about 45 minutes, before coming back home. I’ve been meaning to do this 3 times a week, but so far I’ve only managed twice a week.

001
A lot of people fishing.
010
A big boat passing in front of Detroit.
012
The bike and my happy place. 🙂

You see, while swimming laps, I’ve been thinking long and hard about what I should do about earning some money while doing something interesting with my life. I love teaching, music, languages and reading. I could teach music and languages again, but after school is the time that I would need to be available for students if I did this again. For me it’s simply inconceivable that I would give up the time I have with my children to be with others… Plus, the house we live in right now is not fit to accommodate students, we don’t know how long we’ll stay here, and D’s working hours are variable. Teaching is a no go for now.

For years I’ve been doing translations, but my university degree is in Music, not languages. To earn credibility and some regular clients, I would need some kind of diploma, which costs time and money, both of which I’m short of these days.

All these thoughts were rolling around my head while I was splashing back and forth in the pool.

I am really enjoying the odd projects that my friend is giving me for her Youtube channel. I am translating her cartoons into French and recording some voice over for her. It’s fun, interesting, and pays a bit of money. Maybe I could open a Youtube channel too? It has worked for her and her family, why not me? Ha! What would I talk about? How many languages I speak? (I’m pretty sure there are people out there who speak more than 6 languages. Just do a Google search, I’m nothing special).

I wish someone would pay me to read books. Since I joined Goodreads a couple of years ago I realized that I am reading between 50 to 100 books a year. Not all of them are prize worthy works of literature, but I’ve had nice surprises. Maybe I should seriously start reviewing books. Yeah right, I can’t even keep up with my blog, who am I kidding.

Laughing at myself here, while pedaling on the pathway along the river.

Wait. Aren’t there people who read aloud for audio books?!! I could be using my voice (which I trained for so many years, might as well use it), while reading (which I usually do anyway), recording at home, in the quiet hours when everybody else is either at school, working or sleeping… And eventually earn some money for it!?? I don’t know why I’d never thought of it before.

Anyway. So, after many hours of online research and instructive videos, here I am. I bought a decent microphone, dug myself a makeshift recording studio in the basement, created a profile on ACX (audiobook creation exchange), uploaded a couple samples, sent auditions a few times (fiction in French, English with a French accent, and language instruction), and ta-dah! I am now working on my first audio book project! Quite exciting. It’s taking a lot of my time because I have a lot to learn, not only to record (I am distressed at how much I can hear myself breathing), but also all about sound editing and mastering (erasing the aforementioned offensive breathing!). Hello learning curve.

Obrigada, vizinha

Stress, emotions, don’t think.

The last weeks have been once more a whirlwind of activities around here. We have sorted through all our belongings, decided what furniture to sell, what few piece to include in our move, what to donate, what to toss in the garbage, what to give to the in-laws, what to keep for the next 2 months, etc. What exactly will fit in the luggage at the end of the 2 months is still a mystery, but one step a time is my motto these days.

Stress, emotions, keep going.

I have donated boxes of children’s books to the schools libraries. They were surprised to receive donations, and didn’t seem to know what to do with it, but I told myself that giving books to the public schools will give more chances for the said books to be read.

Stress, emotions, I feel lighter.

A box of young adult fiction novels in pristine, near new condition, in English, have been sold for a ridiculous low price to the language schools where I teach. Better than nothing, I guess. We would have paid too much to have them moved back to Canada anyway.

Stress, emotions, that’s OK.

I gave bags of clothes to charity. Clothes that I used to wear in Canada before moving to Brazil 5 years ago. I could probably have used them again in a couple of months, but I needed to get rid of extra weight, of extra volume, and my old layers of skin.

Stress, emotions, I don’t care anymore.

 

When it came to sell furniture, I didn’t know how to approach the problem. In Canada, it would have been as simple as posting pictures on Kijiji (or Craiglist, if you are in the States) and that’s about it. I did the same here, but to no result. Then I posted a public post on FB. A lot of shares and interest, but only one or two sales from it. Finally, talking to a very friendly neighbor (she knows the whole street on a first name basis) and her sister (who has lived in Australia and Italy, and now works as an ESL teacher here) (I gave her two dictionaries– she was very happy), they have spread the word to their large family, friends, students and neighbors and are responsible for selling most of my furniture… I am very thankful!

Stress, emotions, I am grateful!

On the week prior to the move, our oldest cat (Malok-the-cat) got very sick. We still don’t know what happened, but he simply stopped eating and drinking to the point that he was unresponsive when D called his name (he is usually like a dog and comes running when you call his name, especially hubby, ‘his’ special human). So D had to bring him to the vet and he stayed overnight with intravenous. After some tests, there is apparently nothing much wrong with him, except that he is old and stopped eating. So we need to force-feed him every day… (If you have ever done that, you know how increasingly difficult that is).

Stress, emotions, please move back with us.

The movers have come on a Friday.

D and I were both extremely sick with an ugly flu/ conjunctivitis combo, so we were all the more grateful for the packing team (half a dozen employees) that came with the truck, container and all the packing necessities. We were basically there only to supervise. In a couple of hours, they had already packed all our stuff! I was so out of it that I didn’t even bother to stay until the end, I left after lunch time for a nap, and D was there only to sign the inventory.

Stress, emotions, I thought I was dying.

The following days were a haze of accelerated back and forth between the “green house” (that’s how the kids call it now) and my in-laws house (where we are now sleeping), emptying our kitchen of all food, bringing over all the small stuff that we will still use  during our stay, then leave behind. The green house is empty of our belonging, and all cleaned, but we still have some furniture which is slowly being sold. I will most probably call the second-hand store to come pick up the left overs by the end of the week.

We have booked our plane tickets. D is now gone to Canada. Over here I try to maintain a bit of normalcy with the kids, going to school every morning, until we leave ourselves in two months.

The following piano piece has nothing to do with anything, except that is what I’ve been listening to.

Stress, emotions, relax.

Chega de saudade

Ce matin j’écoutais la radio en allemand (sur Radio Garden, je conseille vivement) et je grelotais de froid. Il ne faisait que 20°C chez moi. Que voulez-vous j’ai perdu l’habitude, c’est le vrai hivers brésilien ici, quoi! Et puis, cinq minutes plus tard, j’entend les allemands se plaindre de leur été frisquet cette année… Il ne faisait que 17°C chez eux. Ha ha.

Quand j’ai raconté cette petite anecdote à D, il a bien rigolé. Lui qui a le sang chaud n’a jamais souffert de l’hivers canadien, par contre ici son malaise est extrême pendant les mois chauds. C’était carrément l’enfer pour lui en Rondônia. Par contre pour les enfants et moi qui sommes plus frileux, nous allons avoir un sacré choc quand on retourne au Canada.

J’ai bien dit “quand” et non pas “si”, parce qu’en effet, oui… Nous retournons au Canada!

Ce n’est pas un secret, même si je n’écris plus souvent par ici, les cinq derniéres années au Brésil ont été très difficiles pour nous. Spirituellement, émotionellement, financièrement, culturellement. Et en fait, depuis que nous sommes ici nous avons eu le constant incomfort de ceux qui ne font que passer. D’abord Rondonia était tout simplement la fin du monde. On voulait que le supplice (qui a duré 2 ans et demi) passe aussi vite que possible. Puis ça c’est un peu amélioré pendant l’année passée à Goias, mais c’était quand même pas super; la ville trop petite et loin de tout pour s’imaginer “grandir” là trop longtemps.

Alors puisque nous étions a une distance raisonnable de Brasilia, nous sommes allés mettre à jour nos passeports canadiens au service consulaire de l’Ambassade du Canada. Juste “au cas où”. Je pense que ce que l’on aimait le plus de nos brefs passages à la capitale fédérale est que tout y était tellement propre, la ville bien planifiée, et le climat tellement agréable que l’on se sentait presque de retour au Canada!

Maintenant que la décision est prise, on se souvient de plusieurs moments avec une sorte de double vision. Par exemple, quand, tout juste arrivés au Brésil, D a fait les démarches pour nos contributions pour la retraite, il a eu la forte sensation que c’était de l’argent jeté par la fenêtre. Et chaque mois, quand je retournais au guichet de la Loterica pour faire le paiement, je me disais la même chose… Était-ce une vision, une intuition, ou wishful thinking?

Autre exemple plus récent, quand L (ma belle-mère adorée) a offert des manteaux d’hivers aux garçons au mois de mai (début des fraîcheurs hivernales ici), je me suis dit: “Ça c’est bon pour l’hivers canadien”, mais j’ai repoussé cette pensée en me disant simplement que ces manteaux étaient un peu exagérés pour le Brésil!

Pour l’instant, nous sommes encore à l’étape préliminaire. D va annoncer sa décision dimanche  l’église. Il n’y a pas grand chose que l’on puisse faire pour l’instant à part en parler avec nos meilleurs amis canadiens et américains qui prient pour nous, et penser à tout ce qu’il faudra vendre, donner, jeter, emboîter (une fois de plus).

D ira loger chez nos amis qui habitent à W (Ontario), d’où il cherchera un emploi dans la ville-même ou plus loin si nécessaire London, Guelph, etc. Tout est incertain de ce côté là. Aprés avoir empaqueté nos choses, prètes à envoyer, et libéré la maison, j’irais vivre chez mes beaux-parents avec les enfants en attendant de savoir quelle sera notre nouvelle adresse. Je n’ai encore rien dit ni à mes parents, ni aux écoles où je travaille… Notre période d’attente risque d’être plus ou moins longue dépendement du marché du travail en Ontario, et je ne veux pas avoir du stress supplémentaire.

Nous sommes quand même tristes que ce soit la situation de l’église qui nous pousse à retourner au Canada. Nous sommes aussi tristes (gros PINCEMENT au coeur!!!) d’aller vivre encore une fois loin de la famille. La lueur d’espoir, quand même, est que maintenant qu’ils sont tout les deux retraités, ils envisagent de vendre leur (grande et belle) maison pour venir nous rejoindre plus tard, quand nous seront installés! Et E (mon beau frère) et M (sa copine) envisagent eux aussi de nous suivre… Qui sait, peut-être que d’ici quelques années, nous vivrons à nouveau tous proches de l’autre côté de l’Amérique!