Et puis c’est tout

Noooon! C’est déjà la rentrée, fini l’été, et aussi fini les questions hebdomadaires de ma copinaute Dr.Caso. Qu’est-ce-que je vais bien oser vous raconter maintenant qu’elle ne  posera plus ses questions indiscrètes/gênantes/embarassantes/nostalgiques gratuitement à toute la blogosphère avec toute la bonté de son coeur ? Pour commencer, je terminerais de répondre aux questions des trois dernières semaines (commencées mais jamais terminées). Bon ça va alors, ça fera 3 posts assurés. Ouf.

  • Décrivez votre premier logement indépendant.

En colocation, ça compte ? Après l’été où mes parents ont divorcé et vendu leur maison de Montréal, j’ai dû trouver un logement vite-vite et ma meilleure option a été cette colocation avec 2 autres étudiants, 2 gars plus agés que moi (un suisse-allemand en échange pendant un an à McGill en maîtrise d’histoire — je crois, je suis plus sûre, et un étudiant de doctorat en littérature comparée à l’UdM). Bref, nous étions tous occupés et parfois j’avais l’impression de vivre seule parce qu’on ne se croisait que rarement. L’autre grand avantage est que c’était à 10 ou 15 minute à pied du conservatoire. Parfois je rentrais pour manger un truc à l’appart et je retournais pour pratiquer quelques heures au conservatoire (c’était super le soir parce qu’il n’y avait presque personne). L’appart était au troisième et dernier étage d’une bâtisse typique du Plateau Mont-Royal avec les escaliers tordus extérieurs (dangeureux en hivers). À l’intérieur, le plancher en bois craquait sous nos pas tout le long du couloir de l’appartment tout en longueur. Ma chambre était toute petite, avec le matelas simple directement au sol, des étagères pour mes livres, une commode, une penderie.  Pas de télé ni internet, je checkais mes emails à la bibliotèque du conservatoire. Au bout du couloir, il y avait un petit salon avec un sofa, une table, quelques chaises et un système de son (l’étudiant en doctorat est celui qui avait le bail, et habitait là depuis plusieurs années, donc c’est lui qui avait meublé le salon et la cuisine). Puis une salle de bain toute simple avec une baignoire, mais pas de douche. Et enfin la cuisine toute équipée (pas de micro-onde, mais ça me dérange pas) (pas de lave-vaiselle non plus, mais on lavait chacun ses trucs c’était simple). La cuisine avait aussi une porte vitrée qui donnait sur l’accès de secours et… une vue superbe du Mont-Royal!

  • Que savonnez-vous en premier lorsque vous êtes sous la douche?

J’ai dû faire attention toute à l’heure sous la douche, parce que j’étais pas sûre! 🙂 Alors d’abord je mousse mes mains, puis je fais le tour de mes seins et sous les bras, puis je redescend par le ventre et descend graduellement vers les bas jusqu’aux orteils.

  • Comment et quand avez-vous appris à faire la cuisine?

Enfant et adolescente, en lisant des livres de cuisine et probablement un peu en regardant faire ma mère et ma tante. Je me souviens que c’est ma tante qui m’a enseigné a faire une vinaigrette pour la première fois, un dimanche avant de passer à table. La première fois que j’ai fait un gâteau au chocolat toute seule, mon père a demandé “mais  qui est-ce qui t’a appris à faire ça?”. Il ne croyait pas que j’avais tout simplement suivit une recette dans un livre de cuisine. Pour le reste c’est à force de faire. Je ne me considère pas une excellente cuisinière, mais plutôt adventurière. J’aime expérimenter (pas toujours réussi) et essayer des nouvelles recettes.

  • Préférez-vous un p’tit dèj’ sucré ou salé?

J’aime plutôt sucré, alors comme je dois couper le sucre, pain et pâtes, ces jours-ci je ne fais que boire mon thé (sans lait ni sucre)… avant de sauter sur mon vélo et filer à la piscine pour nager quelques longueurs (j’oublie de penser à la nourriture si je suis active). Ou alors si mon ventre gargouille vraiment trop fort (c’est embêtant surtout si je veux enregistrer), je me prépare un petit bol de yogourt nature, avec de la compote de pomme non sucré et un peu de granola croustillant.

  • Est-ce que vous préfèreriez perdre la vue ou l’ouïe (devenir aveugle ou sourd)?

Mon mari et moi avons eu ce débat plusieurs fois. Notre conclusion est qu’il vaut mieux perdre l’ouïe parce que lui et moi entendons continuellement de la musique dans notre tête de toutes manières!!! (en plus si je deviens sourde, je ne l’entendrais plus jamais ronfler et je n’aurais plus besoin de dormir avec des bouchons, enfin!!! haha). Aussi je pense que si je devenais aveugle, je deviendrais beaucoup trop déprimée avec le manque de lumière. Mais ne plus entendre de musique pour de vrai ça serait vraiment difficile quand même!!!

  • Achetez-vous d’occasion?

Oui, autant que possible. Surtout les habits des enfants et les meubles.

  • Là tout de suite, il y a quoi dans votre sac à main?

Mes clés  (avec la carte de bibliotèque et l’accès abonnement pour la piscine) et mon porte-monnaie, et un stylo (sans bouchon). C’est tout.

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Swimmer 3 & water polo blab

The boys have started a new semester of swimming lessons. Since it’s summer and *we* have little else to do, I’ve taken the opportunity to register them for lessons twice a week (instead of once) during the month of July. We also go to a different pool. It’s my favorite pool, the one I go to myself for swimming in the morning.

The swimming complex is fantastic : with competitive swimming pools on one side (picture above), and a water park with slides, splash pads, a wave pool, and a current corridor on the other side (it’s where I had my “river walking class” during the winter). It’s all great except for parking! Utterly ridiculous: there are only 5 free parking spots in front of the whole big complex (with a 2-hour limit !), all the rest of the available parking you have to pay because, I suppose, it’s too close to downtown (not very expensive if you go only once in a while, but it adds up quickly if you go almost everyday like me). So when I go alone I just ride my bicycle along the Riverside pathway. It’s a pleasant ride and a great warm up. But when I go with the kids, I drive and park the car a bit further away… then we walk. No big deal. At first I was a bit apprehensive, about the hassle of yet again a new routine, a new pool with the kids (Is it another sign of aging that I am sick of changing routines?), but our first week came and went and it was alright. My hope is that by seeing other kids training and swimming around them (there are other more advanced classes and teams training in the other pools at the same time), it might motivate them, inspire them to learn more.

As for me, I have managed to go three times a week instead of the former twice a week for the past month and a half. A good rhythm that I’m hoping to maintain, and maybe increase, but now with the kids home for the summer and D starting welding school (he is starting second career training — every morning on week days)… I don’t know how that will work out, maybe I’ll have to find a time slot in the evening? (I prefer exercising in the morning, I’m simply too lazy/tired in the evening).

I’ve been asking around if there is a water polo team in town, for adults like me who just want to have fun, but no luck so far. My endurance is not what it used to be, but I’ve been doing water polo drills during my swimming practice (and getting better) and some people have come to me asking if those were water polo moves. I hope they asked because they are unfamiliar with water polo, not because I look like a drowning whale in the water! haha. Who knows, maybe I’ll end up gathering a team of my own! 😉

For those of you who have no idea what water polo is, and how the water polo swimming is any different from “classic” strokes, you basically swim crawl strokes with the head above water. Here is an example:

There are many different swimming techniques proper to the water polo game:

Water treading (or egg beater)…

And ball handling, while swimming…

It’s all fascinating to me (and wonderfully exhausting!). I just love being in the water.

Honeysuckle

  • Est-ce que vous vous êtes déjà battu pour une cause importante?

Bon, j’ai jamais fait des barricades ou la grève de la faim, mais…

Quand j’ai commencé à étudier au Conservatoire, nos locaux étaient dans l’ancien palais de justice, dans le Vieux Montréal. C’était inspirant. Mais après ma première année, l’administration, le gouvernement, le ministère ou je-ne-sais-qui a décidé que nous allions déménager dans un bâtiment moderne qui avait servit de bureaux pour je-ne-sais-qu’elle fonction du gouvernement. Bref. On n’était pas content. L’association étudiante s’est faite entendre. J’ai signé la pétition et assisté aux réunions parce que, oui, j’étais d’avis que les nouveaux locaux n’allaient pas être adéquats, mais par contre, là non, j’ai refusé de passer la nuit à dormir dans des sacs de couchage pour montrer mon mécontentement. Franchement ça aurait servit à quoi? De toute manière, la décision avait déjà été prise sans nous consulter… Nous n’avons rien “gagné”, mais je pense que c’était important de manifester notre mécontentement d’une forme ou d’une autre et de ne pas se faire oublier.

  • Quelles odeurs aimez-vous particulièrement?

Le jasmin, le chèvrefeuille (honeysuckle), le muguet, la torréfaction de café (mais je n’aime pas boire le café), le feu de bois, la levure quand le pain est en train de lever, l’odeur de la bière (mais pas le goût),  l’amande douce (j’aime l’horchata, la crème d’amande, la frangipane et l’odeeeuuur de l’extrait d’amande pure, mais je n’aime pas la pâte d’amande ! ).

  • Qu’est-ce que vous avez admiré cette semaine?

Charlotte (ma chatounette) et moi avons une fixation pour la vue de notre fenêtre du bureau. On voit les feuilles des arbres qui bougent avec le vent, les gouttes de pluie, les rayons de soleil qui reflètent et font des ombres intéressantes, les écureuils qui sautent de branche en branche, et les oiseaux qui viennent piailler et “discuter” avec ma tigresse.

  • Comment avez-vous obtenu votre premier job?

Pour être animatrice dans un camp d’été, j’ai répondu à une annonce ! Nous étions plein de jeunes étudiants à y répondre (c’était un grand camp) des mois en avance. Puis, nous avons eu plusieurs week-ends d’information, puis de formation.

  • Quand vous étiez jeune, qu’est-ce que vous aviez vraiment envie de faire mais vos parents vous l’interdisaient?

Mon père ne voulait pas que je lise tard le soir, mais je le faisais quand même sous la couverture avec une lampe de poche. J’étais souvent fatiguée le lendemain ! 🙂

  • Est-ce que vous avez toujours aimé vos noms et prénoms ou est-ce que vous auriez préféré en changer?

Je pense que j’ai toujours aimé mes prénoms et mon nom de famille paternel. À l’adolescence, j’ai vaguement pensé que j’aurais aimé porter le nom maternel aussi (le nom d’un groupe rock mexicain que j’aime bien), mais bon y’avait rien à faire. Par contre quand je me suis mariée, je voulais porter le nom de mon mari, mais au Québec c’est pas possible ! Alors finalement quand on est arrivé en Ontario, j’ai vu que je pouvais le faire et j’étais contente. Sauf que personne ne m’avait avertit qu’à chaque fois que je dois renouveler mes documents (notament quand je déménage), je dois montrer mon certificat de mariage pour justifier mon nom ! À chaque fois ! Toute ma vie ! En plus comme mon mari a plusieurs noms de famille, des fois il est obligé de ne porter que l’un d’eux (qui n’est pas celui que l’on préfère), donc on finissait par ne pas avoir le même nom ! La merde ! Alors finalement après 15 ans de mariage (et 14 ans avec le nom de mon mari — enfin… un de ses noms), quand on est revenu au Canada, en Ontario, et qu’il fallait refaire tous les documents une fois de plus, j’ai dit: “c’est fini ce merdier !”, et je suis revenu avec mon nom de famille paternel (qui veut dire “petite goutte” en patois de la région, une source, c’est mignon, mais malheureusement pas aussi évocateur en anglais… *soupir*).

***

Questions indiscrètes du Dr. Caso.

Roaming around

We’ve had a very uncertain spring weather so far : one day is cool and sunny (perfect), next day is grey and rainy (meh). It does not stay the same for long. It’s mid-June and I’m still not wearing my summer clothes. I’m actually wearing what I considered “winter clothes” in Brazil : short sleeve T-shits (as opposed to sleeveless shirts) and long jeans (as opposed to capris or skirts).

When the sun suddenly comes out, I have a switch in my brain that tells me that I have to go out and enjoy the weather. I can’t stay still.

On one of such days, I yelled at the men downstairs (most of the time dad and kids are now playing video games in the basement, aka the “man cave”) that I was going out, enjoy the weather, with my bike. Who wants to come with me?

Only Elias came. But that’s just as well, it’s easier to go around and be distracted when I have only one other person to worry about. And he is very pleasant to roam around with, maybe he’ll become my travel companion one day. 🙂

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In the same ‘hood

Hello lovely peeps!

Yes, we’ve finally moved (again). We are exhausted.

We despaired for a couple of weeks because we couldn’t find an affordable house for our family… I was starting to think that with our meager budget, we would have to rent a two-bedroom apartment. Not ideal at all for a family of five. The house market in our area is just crazy: very affordable to buy a house if you have enough savings for a down payment on a mortgage (which is not our case), but as expensive to rent as a big city like Montreal (I know, I checked)… Apparently there is a high demand for rental housing here because a lot of immigrants and students who first arrive elsewhere in Canada soon realize that winters are cold, and think that going to Canada’s southernmost city is a good idea. As a result the landlords can afford to be picky and crank up the rental prices. It creates what I think they call “a bubble” in the housing market. Ah, if I had the money, I would definitely invest in real estate and build a couple of rental properties… That’s were the money is.

Anyway, so I found a place not far from our previous house. It was the most frustrating move we had to do. We’ve had all the sweat and tears and work of moving houses, but it was not because D had a new job or because we finally bought a house… We moved because the landlord wanted to do renovations and sell the house. As a result we end up with an increase of $500 per month in rent for a house that is not that much better than the one before.

It’s a three-bedroom duplex with a basement. It’s feels like a house but we share a wall, the front porch, the backyard and the garbage bin with the side neighbors. So far so good, we’ll see how that goes.

The upside is that my recording studio is not in the basement anymore. I have my own little room with a window ! with a view ! of a park! (see picture above). Also, the kids’ playroom is in the basement now, with the ground floor in between us, so they can fight and jump as much as they want…

In the middle of all this (well, of course everything always happens at the same time), I just finished my sixth audio book  ! The best one yet ! 😉 (in post-production at the moment, it’s not out yet). It was one year ago, in May 2018, that I started with my first project as an audio book narrator, editor, producer. It takes about 6 to 8 weeks to produce an audio book, an average of 6 audio books per year. Not bad for a beginner. What I enjoyed the most about the experience so far is that I have been learning everyday about recording technicalities, and improving my skills at editing. Super interesting.

And today we’ve celebrated the twins’ ninth birthday. 9 years old! Crazy! Time flies when we’re having nervous breakdowns *cough* fun!

Underground Railroad

  • Si une grosse catastrophe allait arriver et que vous ne pouviez garder que cinq objets, quels seraient-ils ?

voiture, vélo (x5), chaussures (x5) , passport (x5), Kindle (ça c’est le mien, les autres démerdez-vous pour porter vos propres bouquins) 😉

  • Quels sont les compliments que vous avez reçus qui vous ont le plus touché(e)?

En général, je n’aime pas trop les phrases motivationelles que l’on peut acheter dans les supermarchés, mais un jour une élève de musique m’a offert une plaque avec écrit: “Teachers live forever in the hearts they touch”… et ça m’a touchée. En fait si on me dit que je suis belle ou intelligente ou que j’ai une belle voix, ça fait plaisir mais je m’en fous un peu. Par contre quand on me dit que ce que j’ai fait ou enseigné a fait une différence (pour le mieux) dans la vie d’une autre personne, là oui je me sens valorisée.

  • De quoi avez-vous le plus peur?

De perdre mon mari ou mes enfants. (Je n’ose même pas penser aux possibilités de catastrophes parce que mon imagination n’a pas de limites et ça me donne des attaques de paniques).

  • Quelle est votre plus grande source de stress?

(Éh bé, c’est pas rigolo ces questions!)

Mes parents me stressent. Nos conversations sur Skype sont toxiques.

Dernièrement ma mère était stressée à cause de son déménagement qui n’arrive pas, et quand j’ai voulu la rassurer pour lui remonter le moral, elle n’était pas contente que je ne sois pas aussi malheureuse qu’elle et elle s’est mise à me reprocher tous mes choix de vie… J’ai fini par lui racrocher au nez ! Silence radio pendant 3 semaines.

Et ils s’étonnent encore que nous ne voulons pas aller vivre en France… Heureusement qu’ils habitent sur un autre continent, ça limite les dégats.

  • S’il fallait que vous ne mangiez qu’une seule chose pendant un mois, que choisiriez-vous?

Du yogourt à la vanille.

(J’allais dire “oeuf dûr” parce qu’en soi c’est un aliment assez nutritif, et en plus c’est pratique ça se conserve longtemps, mais bon c’est quand même un peu difficile à avaler à sec comme ça un oeuf dûr tout seul sans rien d’autre pendant 1 mois…)

  • Quel est le plus bel endroit où vous soyez allé?

De ma mémoire d’enfance : Els Encantats. Parc national dans les pyrénées espagnoles. Grand soleil, air pur d’altitude, aucun bruit, seuls les cloches des moutons et le gargouillis des ruisseaux.

De ma mémoire de maman : Ubatuba. Notre unique journée à la plage, en famille, dans les cinq ans où nous avons vécus au Brésil…

  • Qu’est-ce que vous avez fait de sympa ce weekend?

Dimanche après l’église, nous avons été invités au restaurant par de nouveaux amis, canadiens d’origines variées (comme tous les canadiens) (dont un couple de finlandais ! — ça c’est moins courant, mais apparement il y a une communauté finlandaise dans la région). Nous avons eu des conversations intéressantes et les enfants ne nous ont pas trop interrompus ! J’ai été surprise d’apprendre que la petite ville et sa région (que nous visitons 2 fois par mois) faisait partie de l’Underground Railroad au 18e siècle… Je ne savais pas que le réseau des abolitionistes était monté jusqu’au Canada. J’ai aussi prit note de quelques suggestions de romans historiques à ce sujet.

***

Encore merci, à Dr. Caso pour ces questions indiscrètes ! 😉

Tales of family, ice and winter

Yesterday, third Monday in February, was Family Day here in Ontario (a debatable statutory holiday across Canada, not national, some provinces have it, others don’t). Kids were off school and should have some winter fun with their parents… So, since it had conveniently snowed all Sunday afternoon, I planned to go sledding down the snowy hill of the park nearby on Monday afternoon. Kids tobogganing, us parents watching. The sky was a little gray, but otherwise perfect weather. Around -5°C or -10°C, not too cold.

The kids were out of the car in a flash, they had picked up they sleds and were on their way to the hill (in front of us) before we had time to close the doors of the van. As I was slowly following them and adjusting my gloves at the same time, I slipped and fell on the ice ! I fell on my whole back and did not hurt myself. D was laughing because it happened so fast. He was still locking the car behind me, and had just had the time to see me on the ground. We ended up laughing together as we walked toward the boys who were not up the hill, but still down by the (semi-frozen) pond…

What was going on?! What were they doing there!? Haven’t we said enough times NOT to walk on the frozen ice???!!! Sure enough, Uriel was drenched in putrid cold water and crying because it was very cold ! Being the youngest and skinniest of my boys, I thought immediately about hypothermia. So I told hubby to stay with the twins while I go back home with Uriel and have him shower and change his clothes.

So far so good.

We arrive to the house. I get off the car, and as I walk towards home, I slip on the ice (again), hear a “crack” (Is it the ice? Is it a bone?), feel my ankle twist in the wrong direction, and this time it hurts like hell !!! Shit, this is bad. This day is going from bad to worse.

I somehow managed, very slowly, to breath deep, while trying (and failing) not to cry too much of pain, go up the few steps to the front entrance of the house (very bad idea these steps in front of the house, but they were not at fault this time), open the door, and give instructions to Uriel. Take off your wet stinky clothes. Go take a shower. Can you find me the bottle of Ibuprofen? The big white one with a blue label. Thank God, you know how to climb on the toilet bowl. (The medicine cabinet is high above the toilet bowl which is supposed to be too high for the kids… But hey, I won’t complain, since I wasn’t able to climb up the stairs myself).

After a few minutes debating what to do next (Should I try driving like this ? Should I call our friends and ask them for a big favor : go pick up D and the kids at the park ?). I ended up driving back to the park. I have never been so thankful for automatic transmission: accelerating was feasible with my right foot, but the brake pedal was harder, so I tried to brake with the left foot but it was a bit abrupt. I lack practice (ha ha).

In the end, we made it. We gathered the rest of the family and came back home. My ankle is only sprained, nothing broken (it has happened to me a lot). The noise I heard must have been the ice braking.

The most annoying thing is not being able to move around the house or getting out of the house. I won’t be able to go grocery shopping or walking the kids to the bus stop (D is taking care of that until I get better). I am missing my aquatic class too ! Aaah, so frustrating !

I’m starting to agree with D that houses with only one single level are great.