Bouger les doigts

Je suis allée chez la coiffeuse du quartier pour la première fois. Son salon est installé dans la salle de séjour de sa maison “historique” juste à côté de la bibliothèque. Je n’avais pas encore osé y mettre les pieds et finalement au lieu de me couper les cheveux moi-même (c’est difficile de voir derrière ma propre tête ! 😉 ), j’ai prit rendez-vous. Nous portions toute les deux un masque et je ne sais pas si elle ne m’a pas bien comprit ou si elle a sous-estimé le pouvoir rebondissant de mes cheveux bouclés, mais j’aurais préféré un peu plus long devant…. je m’habituerai. Pour l’instant, ça m’allège et ça rafraîchi.

J’ai aussi ressortit la machine à coudre (ça faisait longtemps !) et ouvert mes bacs remplis de tissus (restes d’anciens projets), pour faire des masques pour moi et les enfants en préparation de la rentrée des classes.

Masques réversibles !

Et puis, je me suis aussi rapellée comment faire les bracelets “brésiliens” (friendship bracelets). Je pensais que ça allait peut-être intéresser les garçons, mais finalement j’ai dû terminer les leurs et les miens.

Flûtes à bec soprano et alto.

…Et c’est pas fini ! Depuis plusieurs semaines (ou des mois ?), je me suis achetée une flûte à bec alto. Je m’exerce partout, à la maison quand le repas est en train de cuire, ou pendant que les enfants prennent une heure à se brosser les dents, au parc quand les enfants s’amusent au splash pad… C’est pas encore très joli, je cherche mes notes, ça couique et ça couine souvent, les différents doigtés me sont encore étrangers, mais j’aime beaucoup ça. C’est une de mes nouvelles obsessions musicale !

Nous sommes la dernière ville de l’Ontario dans les étapes de déconfinement. Ces barrières autour du splash pad étaient installées pour limiter l’entrée des enfants. Il y avait deux maîtres nageurs à l’entrée qui prennaient les noms, adresses et téléphones pour allerter les parents en cas de coronavirus déclaré (les barrières ont enfin été enlevées mercredi dernier).

Four parents, seven children

Hello dear friends,

Many things have happened in the last few months but as you might have noticed, very little time to blog around.

The kids are finally off school. Which means no more school work, just as we were finally getting into a healthy routine. Our first month of confinement was a disaster. We had no schedule, we were waking up late, the kids were playing computer games the whole day, I wasn’t sure if we were allowed to go for walks (in theory yes, but nobody was outside, and there was the whole “stay home” thing, it was weird), we would eat at no hours. It was a mess.

Then online schooling started. At first, I was under the illusion that I would be able to work on editing (the most time consuming part of the audiobook production) while the kids were quietly doing their homework. How wrong was I ! I was being interrupted every 5 minutes: the kids either needed help, would start fighting, or I would need to check on them because nothing would get done if left to their own devices… I was getting increasingly exasperated and stressed because I couldn’t concentrate on my own job. After the first week, I realized that it was not a good plan, I had to accept not to be able to work on my editing during daytime. I needed to establish some kind of schedule to keep everyone sane:

  • No more computer in the morning for the kids.
  • In the morning, they breakfast on their own (cereals or toast), then read, draw or play lego. I usually wake after them, so I just pray they don’t fight too loud before I slowly emerge from my slumber.
  • We go for a walk at least once a day, late morning or in the afternoon. (Our family walks are in the evening now from 7 to 9pm because the sun is still up and the temperatures are more pleasant).
  • Homework from 2pm to 4pm.
  • At 4pm, I give them a snack and tell them to go play at the park behind the house for one hour. They have a watch, they stay together, and I can see them (or hear them) from the kitchen window, or my office window. It’s pretty safe.
  • When they come back, they can finally go play on the computer downstairs. It’s usually quiet. I can get some work done then too, but I usually wait until everyone is sleeping. I go to bed very late myself (2 or 3am).

I don’t know why it took me so long to organize a schedule. It’s how I worked best when I was a student when I had to balance my time between classes, practice, rehearsals and work. It was what kept me sane as a new mom when the twins were infants (and in the following years with 3 very active little boys of about the same age). When some kind of structure is established, I find it relaxing because it gives me direction and I know that I will get things done. Each thing has its own time slot !

Two months later than initially planned, I’ve finally finished my latest audio book project (Au nom des pères)! The author didn’t seem bothered by the delay. He was understanding and praised the quality of my work regularly. I will write about it again later when the book is out in the audio world. It was a fantastic story. 😎

But now, no more homeschooling during the day, no more audio book project at night : what am I going to do with all my free time ??? (a rhetorical question: I have plenty of other things to do — writing in this blog for example 😉 )

Journal d’une confinée

Salut les co-confinés ! (Quand j’ai pensé à cette salutation ça m’a fait rire, comme quoi il m’en faut peu ! 😆 )

Ces jours-ci, je me sens comme un lion en cage, bien nourrie, mais qui tourne en rond.  La grande innactivitée me rend folle ! Je rêve de monter sur mon vélo pour aller à la piscine, le vent sur le visage et dans mes cheveux. J‘ai soif de liberté.

J’ai encore et toujours une grande difficulté à me concentrer sur mon travail. Je me suis une fois de plus rendue compte à quel point l’exercice physique m’aide travailler mieux et, principalement, à me concentrer… Heureusement l’auteur est lui aussi dans la même situation : confiné avec des enfants à la maison. Quand il m’a demandé dans notre dernier échange si j’avais une idée de la date à laquelle j’allais terminer ce projet, j’ai dû franchement répondre que la date que je prévoyais (début mai) serait vraisemblablement repoussée parce que je n’arrive pas à avancer ! J’ai la sensation d’être dans un sable mouvant temporel. Les enfants qui m’interrompent n’aident pas, mais je ne devrais pas trop les blâmer parce que le plus souvent je me distrais moi-même avec d’autres niaiseries, comme un article épeurant / stressant / déprimant sur FB ou une recette de gâteau longtemps oubliée et vraiment pas nécessaire (comment vais-je dépenser ces calories englouties ? ).

Ai-je déjà dit combien ça me manque de partir à vélo pour aller à la piscine ? Pour moi l’exercise physique régulier m’apporte bien au-delà d’un bienfait physique, c’est surtout un bienfait mental. J’ai cruellement besoin de ma dose d’endorphine.

Pourtant le plus grand stress de la semaine, finalement, c’est juste de m’organiser pour avoir les enfants terminer tous leurs devoirs à temps (mais dans le fond, si c’est en retard qu’est-ce qu’on risque vraiment à part une auto-déception ? )

Et pour couronner la grande absurdité générale, nous avons eu l’hivers le plus bizarre de ma vie au Canada : première neige était début novembre alors que les feuilles d’automne n’étaient pas encore toutes tombées, puis plus rien jusqu’au mois de février… et maintenant mi-avril la neige est tombé sur les jonquilles et les quelques arbres qui commençaient à bourgeonner ! Trop bizarre ! 😳

012

Oscillation

Bon ben, hier, alors que je voulais écrire ici un p’tit truc léger et rigolo, ou peut-être qui remonte un peu le moral, ou dumoins qui nous encourage tous à faire le mieux possible d’une situation difficile (oui, comme le reste du monde, en famille à la maison avec nulle part où aller — piscines, gyms et bibliothèques fermés, église annulée), j’ai eu la mauvaise idée de me googueuliser pour voir si j’avais des nouveaux commentaires à propos de mes audio books. J’attends toujours  impatiemment un ou des retours, particulièrement pour mes deux dernières productions (Le jardin secret de Marie et Un amour en si mineur).

Et là, surprise!, il y avait en effet un premier commentaire pour Un amour en si mineur de quelqu’un qui… n’a pas aimé mon travail ! 😳

l histoire est tres sympa. plutôt bien construite! mais la narration est terriblement monotone et sans vie. j ai nettement préféré la lire. l écouter a été un veritable supplice. je ne suis même pas allée jusqu au bout…

Ouch, ça fait mal ! Comment suis-je supposée me relever après une telle critique ? J’ai mon coeur qui se pince, une boule dans la gorge, un petit mal de ventre et une grande envie d’aller me coucher jusqu’à la fin du covid-19. C’est horrible !

Était-ce vraiment si nul que ça ? Dois-je vraiment me remettre en question ? Peut-être que mon auto-critique et les retours de l’auteur étaient complètement à côté de la plaque ? Peut-être que mon énonciation claire (dont je suis fière) et la subtilité des voix des personnage (que j’améliore) n’est qu’une fantaisie dans ma tête et dans mes oreilles ? Peut-être que toutes ces choses-là sont des idées claires et précises, mais ne sont pas audibles en vrai ? En fait, peut-être qu’il n’y a que moi qui entend mes progrès ! Et dans ce cas, quel est le but de toutes ces heures incalculables de travail ? J’adore ce que je fais, mais est-ce vraiment assez pour continuer ?

Aaargh ! *!@&$#%?!* (cris de détresse et désespoir)

Et puis, pour relativiser, je me force à me rappeller de tous les commentaire positifs que j’ai aussi reçu pour mes autres projets. Je sais que pour nourrir ma motivation, c’est à eux que je dois m’accrocher; une marrée de positivité contre une petite goutte négative. Ma narration pour ce livre-là n’était pas bien pire que les autres, non? (En fait, je pensais même que je m’étais vachement améliorée, mais du coup je doute !)

“The narration was well done: clean, clear and easy to follow” -Shannon, Audible Review

“N* is a fabulous French narrator because she does not have a strong regional accent – she is as neutral as one could wish.” -Erryn, Audible Review

“The narrator is a native French speaker, and she has a good voice for reading the stories.” -Julie, Audible Review

“Usually, it is difficult to strike a balance between a learning and entertaining experience; however, I think this book has found a way to achieve this feat. The narration is equally good. It features native speakers giving clues as to how commonly used French words are pronounced, however, in a conversational context. Excellent work.” -John, Audible Review

“The narration was well paced and suited for the entertaining feature of the stories, along with the learning goal of the audiobook.” -Emily, Audible Review

Pour relativiser, je me rappelle aussi de :

  • tous les acteurs ou chanteurs de renommée internationale que mon père “déteste” haut et fort (ça me fait rire) (on ne peut visiblement pas plaire à tout le monde),
  • de toutes les narrations de livres audio que j’ai moi-même préféré terminer lire en version papier (mais je ne suis quand-même pas allée écrire une mauvaise critique à propos du travail du narrateur, qui, ma foi, avait une voix probablement incompatible avec mes oreilles),
  • et puis je pense aussi aux innombrables livres que je n’ai pas pû terminer parce que l’histoire ne collait pas avec mon humeur du moment (rien à voir avec la qualité du travail de l’auteur, donc — et je ne suis également pas allée écrire une critique négative pour autant).

Maintenant j’espère fort, fort, fort qu’il y aura bientôt quelques critiques positives pour balancer ce seul et unique commentaire négatif… Il faudrait vraiment que je fasse des efforts de marketing, mais à part mon projet de podcast (qui devrait attirer des lecteurs vers mes livres audio — sauf si mon auditoire me trouve aussi nulle à chier… 😥 ) (en suspens pour l’instant puisque je suis en pleine production d’ Au nom des pères), je vois pas trop qu’est-ce que je pourrais faire de plus à part espérer que d’autres audio-lecteurs aimeront tellement qu’ils ne résisteront pas à l’envie d’écrire un truc gentil et d’en parler à leur entourage. Bref, le marketing c’est pas mon truc.

Compte rendu du vendredi

J’ajoute ici les liens vers les blogs qui participe : Dites-moi-le, qui êtes-vous ?

Aujourd’hui je me sens : Bien.

Ce matin la première personne à qui j’ai parlé une fois sortie de la maison : Mercredi, (j’ai commencé ce questionnaire y’a 2 jours) j’ai dit “Good Morning!” à l’employée à l’accueil de la piscine (c’est toujours la même le matin), puis un autre “Good Morning!” un peu plus enjoué et plein de bonne humeur à une nageuse que je ne connais pas mais que je croise souvent (on se reconnaît entre habituées, mais y’a pas trop de causette parce que dans les vestiaires nous sommes à moitié nues et dans la piscine on nage dans l’eau… pas facile de socialiser avec la tête dans l’eau !).

Aujourd’hui je me souviens seulement être sortie en courant avec les garçons. Ils ont failli rater l’autobus… J’ai probablement crié “Dépéchez-vous on a peut-être raté l’autobus !”

J’ai été super contente de : (mercredi) Revenir de ma scéance de natation à vélo. Il fait pas trop froid (0°C), ça reste encore relativement agréable même si le ciel est grisounet.

Aujourd’hui le temps est à peu près pareil, mais j’avais pas l’énergie d’aller nager : Natanael a eu une quinte de toux à 4h du mat’ et le réveil a été difficile…

Je suis grognon : Non pas du tout. Je suis allée au supermarché et, contrairement à mon habitude, au lieu de revenir toute énervée et stressée, je chantais Jingle Bells en rangeant les commissions. C’est contagieux, c’est la saison !

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de : devoir expliquer à une auteure anglophone que la traduction française de son bouquin a besoin d’une révision ? Et malgrès les nombreux exemples que je lui envoie (plein d’erreurs stupides de fautes d’accord, rien que dans les 2 pages du script d’audition !), elle répète que sa traductrice a fait un travail merveilleux et que si je crois que mon français est superieur à celui de sa traductrice (soi-disant une parisienne, parce que c’est supposé garantir une supériorité de language par rapport au reste de la francophonie ?), je n’ai pas besoin de présenter d’audition, elle n’est plus du tout intéressée à mon travail !!? Seriously? (Moi non plus j’veux pas travailler avec un script plein de fautes ! 😆 ) Vraiment, y’a des gens qui savent pas faire du travail d’équipe et qui n’ont pas comprit qu’un livre audio c’est pas un travail d’une seule personne: c’est pour ça que ça s’appelle un projet. L’auteur, le narrateur, le traducteur doivent communiquer, se réviser, se corriger, vérifier, re-vérifier, etc. Je suis la première à être reconnaissante quand on révise mon travail et qu’on m’indique les erreurs qui m’ont échappées ! 🙄

C’est exquis de : pouvoir aller nager demain matin (samedi) au lieu d’accompagner les 3 singes à leurs leçons (ça aussi c’est en pause). Ça a du bien les vacances! (J’espère qu’il n’y aura pas trop de monde — vendredi et samedi y’a les couloirs longs de 50m, sont vraiment super pour profiter des palmes)

Ça me rend extatique : Euh, pas à ce point quand même !

En ce moment je lis : et je relis mon projet de livre audio actuel. Un roman romantique en français, écrit par une auteure française qui habite au États-Unis. Là ça va, c’est bon, elle et sa traductrice ont fait du bon boulot. 😉 Moi maintenant je me régale. La narration est de points de vue alternés, je lis tour à tour un chapitre avec la voix du personnage principal féminin, puis un chapitre avec le personnage principal masculin. C’est une gymnastique vocale, mais techniquement intéressant (pour moi), j’espère que le résultat le sera tout autant !

Je ne résiste pas à : un peu d’egg nogg, allez c’est la saison !

L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappé cette semaine c’est : Je n’ai pas de télé, j’écoute rarement la radio et je ne suis pas trop les actualités sauf en cas de catastrophe (je suis lâche comme ça), alors je vais plutôt partager une découverte qui m’a décoiffée (façon de parler). Déjanté ! Électrifiant ! Super fun ! (Si vous arrivez à bouger comme les chanteurs pour toute la durée de la chanson, vous avez un cardio d’enfer!)

Plutôt que d’être assise à mon bureau, là tout de suite j’aimerais mieux : Ah non, ça va, j’viens juste d’arriver. J’ai passé la matinée à crapahuter, faut bien que j’travaille un peu, hein.

Interlude (oui, un autre)

Cela fait trois fois que je commence un post différent sans le terminer… Ça commence avec une bonne idée, puis ça part en cacahouète et je me demande “mais qu’est-ce que je raconte comme niaiserie?”. Bref. Petit interlude pour dire que tout va bien. C’est l’avent et je chante certains de mes cantiques favoris à la maison : Vienne la rosée sur la terre, Venez divin Messie … (Nous avons le livre de cantiques luthériens en français à la maison duquel je chante un cantique chaque soir, avec les prières, en suivant le calendrier liturgique). J’aime particulièrement l’avent (et noël) (mais aussi le carême et pâques) parce qu’il y a certains cantiques en français qui n’existent pas (ne sont pas traduis) en anglais (ni en portugais). Aussi, certains me rappellent vaguement mon enfance, ça leur donne une double dimension (si je puis dire), et j’espère qu’ils feront partie de la mémoire collective de mes enfants.

Quoi d’autre?

J’ai deux semaines de pause de mes élèves de l’école de musique (certains m’ont offert des cartes, chocolats et même des chaussettes — très sympa!). Ce qui n’est pas plus mal puisque mes trois guignols seront en vacances aussi et ça va être un peu compliqué de continuer à éditer mon livre audio actuel (une romance ❤ ) et d’aller à la piscine (2 ou 3 fois par semaine, vais-je y arriver ?).

Sinon j’ai deux ou trois post de prévus par ici. Donc, je reviendrais, promis, je n’attendrais pas un mois de plus pour donner un compte rendu brumeux et à moitié oublié de ce que j’ai fait et de ce que je vais (peut-être) faire…

À très bientôt !

Mais nous ne voyons pas la Carmencita…

Questions (périmées?) de Dr.Caso.

  • Quand avez-vous discuté avec un inconnu pour la dernière fois?

L’inconnue qui habite la maison d’à côté me salue à chaque fois qu’on se croise, presque tous les jours, et n’est maintenant plus simplement une inconnue mais une agréable connaissance. Elle vient du Sri Lanka (d’où provient mon thé Ceylon), je ne connais pas encore son prénom, mais je sais qu’elle a trois grands enfants, dont deux fils (elle aime bien les garçons, m’a-t-elle dit en souriant aux miens). À chaque fois qu’on se croise on échange un sourire, un commentaire sur la météo, ses plantes ou les enfants.

  • Est-ce que vous avez beaucoup de vieilles photos? De vieux albums? De souvenirs de plusieurs générations?

J’ai quelques albums de photos de mon enfance et mon père avait digitalisé quelques photos plus anciennes que j’ai maintenant en CD.

  • Repassez-vous et pliez-vous toutes vos fringues, sous-vêtements inclus? Ou est-ce que le repassage est plutôt une rareté chez vous, et les tiroirs de sous-vêtements un chenit pas possible?

Je ne fais que trier les vêtements et les mettre dans les bons tiroirs. J’enroule les t-shirts, shorts et pantalons (à la méthode Marie TrucChose), et les chausettes en boule. Je ne repasse les chemises que rarement.

  • Quelle est la chanteuse, le chanteur, le groupe, la chanson, ou l’album qui a eu le plus d’influence dans votre vie et pourquoi?

Quand j’étais toute petite ma mère avait une cassette avec l’opéra Carmen de Bizet avec Teresa Berganza dans le rôle titre.

Je ne sais pas pourquoi mon père n’aimait pas cette chanteuse… Moi je trouvais la musique fabuleuse et j’avais mémorisé tout le livret. Ironiquement plus tard, c’est un rôle qui allait à ma voix (mezzo-soprano), mais je trouvais le personnage de Carmen au mieux naïf, au pire, cruel… Je préférais de loin les opéras de Rossini!

  • Est-ce que vous êtes croyant.e? Si oui, en quoi ou qui croyez-vous? Pourquoi? Si non, pourquoi pas?

Ça fait trois questions ça! Et elles méritent toutes un post entier à elles seules pour couvrir tout ce que je pourais en dire, mais bon, abrégeons.

Oui. Je suis chrétienne de confession luthérienne. Et puisque le symbole de Nicée (aka le “credo”) est un résumé de la foi et ses points fondamentaux, je crois en:

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible.

Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l’Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts ; et son règne n’aura pas de fin.

Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Pèreet du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. Je crois en l’Église, une, sainte, catholique (qui veut dire “universelle”) et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen.

  • Quand vous étiez (plus) jeunes, qui admiriez-vous? Qui vous a influencé, réconforté, ou inspiré? Qui vous a fait voir le monde différemment?

Si je ne dois nommer qu’une seule personne qui m’ai inspiré, je pense à mon prof de musique que j’ai eu au collège. En plus des cours de musique (une toute petite heure par semaine), il animait aussi un atelier “pipeau de bambou” pendant l’heure entre midi et deux (aussi une fois par semaine). La participation était tout à fait volontaire. En sixième, nous construisions notre instrument (le pipeau est une sorte de flûte en bambou); soprano, alto, ténor ou basse. Les années suivantes nous pouvions nous joindre à l’ensemble avec notre instrument, pour répététer une fois par semaine et un concert en fin d’année. Ce prof était passionné par ce qu’il faisait, il présentait des oeuvres de musique en contexte dans l’histoire de la musique avec dispositives et extraits à l’appuit. Beaucoup de concepts passaient malheureusement au-dessus de la tête de beaucoup d’élèves (les exemples de musique classique n’étaient pas assez “cool”), mais il savait expliquer les bases de théorie musicale d’une manière claire et intelligente (que mon prof de piano de l’époque n’avait pas sû faire). Bref, je me disais à l’époque que si je n’arrive pas à être chanteuse d’opéra, j’aimerai bien enseigner aux débutants aussi bien que ce prof-là! 🙂

Tiens, ça me rappelle cette chanson de Goldman.