Tristeza não tem fim…

  • Comment vous tenez-vous au courant des nouvelles? Quel genre de nouvelles vous intéressent le plus?

Quand j’habitais chez mes parents (il y a très longtemps), mon père avait la facheuse habitude d’allumer la radio pour écouter les nouvelles le matin pendant le petit-déjeuner. Je trouvais ça extrêmement déprimant ! Un matin je lui ai carrément demandé pourquoi diable il voulait se réveiller tous les jours en écoutant tous les malheurs du monde… Bref. Petite annecdote pour illustrer que j’aime vivre autant que possible dans une sorte d’ignorance béate! ha ha. Mais malgrès tous ces efforts, les actualités viennent à moi, malgrès moi, par le biais de FB. Et quand un évènement m’interpelle (éducation ou évènement artistique), je le googueulise pour en savoir plus…

  • Qu’admirez-vous (ou admiriez-vous) le plus chez votre mère?

Sa sensibilité artistique, ses connaissances des techniques et de l’histoire de l’art. Elle est aussi une excellente pédagogue.

  • Quel a été le premier job de votre vie?

À 16 ans, j’ai fait du baby-sitting. À 17 ans, j’étais monitrice dans un camp d’été (au Québec, c’est comme ça qu’on appelle les “colonies de vacances”).

  • Quelle est la dernière chose que vous avez achetée?

Rien de bien intéressant. Je suis allée au supermarché samedi…

  • Quelle est la chose la plus triste que vous avez appris cette semaine?

Pas triste, mais c’est la panique à la bord parce que nos propriétaires nous ont annoncé qu’ils vont vendre la maison… Alors on s’est prit une grosse claque de réalité dans la gueule parce qu’on s’est rendu compte que dans la région le prix du marché pour les locations est effroyablement élevé par rapport au prix des maisons en vente (notre location actuelle étant bien au-dessous du prix du marché) (si nous avions des économies, il serait beaucoup moins cher d’acheter que de louer! Mais bien sûr, nous avons 0 économies). Notre situation économique étant précaire, nous espérions qu’elle s’améliore avant de subir un tel scénario. Nous courons dans tous les sens pour trouver de l’aide, du logement, de l’emploi… Stress, insomnies, grippe.

  • Êtes vous heureux? Pourriez vous l’être plus?

Y a-t-il un moment dans la vie où on peut se dire qu’on est 100% heureux? Je me souviens qu’en arrivant au Brésil après avoir tant rêvé d’aller y vivre, ma belle-mère et moi avons pleuré de joie dans les bras l’une de l’autre en se revoyant à l’aéroport. Mais en même temps, pendant plusieurs semaines il y a avait tant d’incertitudes par rapport à où exactement nous allions vivre et combien de temps il nous faudrait attendre pour le savoir que ça gâchait un peu le plaisir… Similairement, notre situation actuelle n’est pas joyeuse, et pourtant, malgrès tout, je peux affirmer que j’ai un mariage heureux et des enfants en santé, alors oui, je suis heureuse.

Tristeza não tem fim
Felicidade sim

A felicidade é como a pluma
Que o vento vai levando pelo ar
Voa tão leve
Mas tem a vida breve
Precisa que haja vento sem parar

A felicidade do pobre parece
A grande ilusão do carnaval
A gente trabalha o ano inteiro
Por um momento de sonho
Pra fazer a fantasia
De rei ou de pirata ou jardineira
E tudo se acabar na quarta-feira

Tristeza não tem fim
Felicidade sim

A felicidade é como a gota
De orvalho numa pétala de flor
Brilha tranquila
Depois de leve oscila
E cai como uma lágrima de amor

A minha felicidade está sonhando
Nos olhos da minha namorada
É como esta noite
Passando, passando
Em busca da madrugada
Falem baixo, por favor
Pra que ela acorde alegre como o dia
Oferecendo beijos de amor

***

Réponse aux souvenirs de Dr. Caso.

Obrigada, vizinha

Stress, emotions, don’t think.

The last weeks have been once more a whirlwind of activities around here. We have sorted through all our belongings, decided what furniture to sell, what few piece to include in our move, what to donate, what to toss in the garbage, what to give to the in-laws, what to keep for the next 2 months, etc. What exactly will fit in the luggage at the end of the 2 months is still a mystery, but one step a time is my motto these days.

Stress, emotions, keep going.

I have donated boxes of children’s books to the schools libraries. They were surprised to receive donations, and didn’t seem to know what to do with it, but I told myself that giving books to the public schools will give more chances for the said books to be read.

Stress, emotions, I feel lighter.

A box of young adult fiction novels in pristine, near new condition, in English, have been sold for a ridiculous low price to the language schools where I teach. Better than nothing, I guess. We would have paid too much to have them moved back to Canada anyway.

Stress, emotions, that’s OK.

I gave bags of clothes to charity. Clothes that I used to wear in Canada before moving to Brazil 5 years ago. I could probably have used them again in a couple of months, but I needed to get rid of extra weight, of extra volume, and my old layers of skin.

Stress, emotions, I don’t care anymore.

When it came to sell furniture, I didn’t know how to approach the problem. In Canada, it would have been as simple as posting pictures on Kijiji (or Craiglist, if you are in the States) and that’s about it. I did the same here, but to no result. Then I posted a public post on FB. A lot of shares and interest, but only one or two sales from it. Finally, talking to a very friendly neighbor (she knows the whole street on a first name basis) and her sister (who has lived in Australia and Italy, and now works as an ESL teacher here) (I gave her two dictionaries– she was very happy), they have spread the word to their large  network of family, friends, students and neighbors, and now most of my furniture has been sold… I am very thankful!

Stress, emotions, I am grateful!

On the week prior to the move, our oldest cat (Malok-the-cat) got very sick. We still don’t know what happened, but he simply stopped eating and drinking to the point that he was unresponsive when D called his name (he is usually like a dog and comes running when you call his name, especially hubby, ‘his’ special human). So D had to bring him to the vet and he stayed overnight with intravenous. After some tests, there is apparently nothing much wrong with him, except that he is old, stressed, and stopped eating. So we need to force-feed him every day… (If you have ever done that, you know how increasingly difficult that is).

Stress, emotions, please move back with us.

The movers have come on a Friday.

D and I were both extremely sick with an ugly flu/ conjunctivitis combo, so we were all the more grateful for the packing team (half a dozen employees) that came with the truck, container and all the packing necessities. We were basically there only to supervise. In a couple of hours, they had already packed all our stuff! I was so out of it that I didn’t even bother to stay until the end, I left after lunch time for a nap, and D was there only to sign the inventory.

Stress, emotions, I thought I was dying.

The following days were a haze of accelerated back and forth between the “green house” (that’s how the kids call it now) and my in-laws house (where we are now sleeping), emptying our kitchen of all food, bringing over all the small stuff that we will still use  during our stay, then leave behind. The green house is empty of our belonging, and all cleaned, but we still have some furniture which is slowly being sold. I will most probably call the second-hand store to come pick up the left overs by the end of the week.

We have booked our plane tickets. D is now gone to Canada. Over here I try to maintain a bit of normalcy with the kids, going to school every morning, until we leave ourselves in two months.

The following piano piece has nothing to do with anything, except that has been my refuge amid the hurricane of my life these days.

Stress, emotions, relax.

Chega de saudade

Ce matin j’écoutais la radio en allemand (sur Radio Garden, je conseille vivement) et je grelotais de froid. Il ne faisait que 20°C chez moi. Que voulez-vous j’ai perdu l’habitude, c’est le vrai hivers brésilien ici, quoi! Et puis, cinq minutes plus tard, j’entend les allemands se plaindre de leur été frisquet cette année… Il ne faisait que 17°C chez eux. Ha ha.

Quand j’ai raconté cette petite anecdote à D, il a bien rigolé. Lui qui a le sang chaud n’a jamais souffert de l’hivers canadien, par contre ici son malaise est extrême pendant les mois chauds. C’était carrément l’enfer pour lui en Rondônia. Par contre pour les enfants et moi qui sommes plus frileux, nous allons avoir un sacré choc quand on retourne au Canada.

J’ai bien dit “quand” et non pas “si”, parce qu’en effet, oui… Nous retournons au Canada!

Ce n’est pas un secret, même si je n’écris plus souvent par ici, les cinq derniéres années au Brésil ont été très difficiles pour nous. Spirituellement, émotionellement, financièrement, culturellement. Et en fait, depuis que nous sommes ici nous avons eu le constant incomfort de ceux qui ne font que passer. D’abord Rondonia était tout simplement la fin du monde. On voulait que le supplice (qui a duré 2 ans et demi) passe aussi vite que possible. Puis ça c’est un peu amélioré pendant l’année passée à Goias, mais c’était quand même pas super; la ville trop petite et loin de tout pour s’imaginer “grandir” là trop longtemps.

Alors puisque nous étions a une distance raisonnable de Brasilia, nous sommes allés mettre à jour nos passeports canadiens au service consulaire de l’Ambassade du Canada. Juste “au cas où”. Je pense que ce que l’on aimait le plus de nos brefs passages à la capitale fédérale est que tout y était tellement propre, la ville bien planifiée, et le climat tellement agréable que l’on se sentait presque de retour au Canada!

Maintenant que la décision est prise, on se souvient de plusieurs moments avec une sorte de double vision. Par exemple, quand, tout juste arrivés au Brésil, D a fait les démarches pour nos contributions pour la retraite, il a eu la forte sensation que c’était de l’argent jeté par la fenêtre. Et chaque mois, quand je retournais au guichet de la Loterica pour faire le paiement, je me disais la même chose… Était-ce une vision, une intuition, ou wishful thinking?

Autre exemple plus récent, quand L (ma belle-mère adorée) a offert des manteaux d’hivers aux garçons au mois de mai (début des fraîcheurs hivernales ici), je me suis dit: “Ça c’est bon pour l’hivers canadien”, mais j’ai repoussé cette pensée en me disant simplement que ces manteaux étaient un peu exagérés pour le Brésil!

Pour l’instant, nous sommes encore à l’étape préliminaire. D va annoncer sa décision dimanche  l’église. Il n’y a pas grand chose que l’on puisse faire pour l’instant à part en parler avec nos meilleurs amis canadiens et américains qui prient pour nous, et penser à tout ce qu’il faudra vendre, donner, jeter, emboîter (une fois de plus).

D ira loger chez nos amis qui habitent à W (Ontario), d’où il cherchera un emploi dans la ville-même ou plus loin si nécessaire London, Guelph, etc. Tout est incertain de ce côté là. Aprés avoir empaqueté nos choses, prètes à envoyer, et libéré la maison, j’irais vivre chez mes beaux-parents avec les enfants en attendant de savoir quelle sera notre nouvelle adresse. Je n’ai encore rien dit ni à mes parents, ni aux écoles où je travaille… Notre période d’attente risque d’être plus ou moins longue dépendement du marché du travail en Ontario, et je ne veux pas avoir du stress supplémentaire.

Nous sommes quand même tristes que ce soit la situation de l’église qui nous pousse à retourner au Canada. Nous sommes aussi tristes (gros PINCEMENT au coeur!!!) d’aller vivre encore une fois loin de la famille. La lueur d’espoir, quand même, est que maintenant qu’ils sont tout les deux retraités, ils envisagent de vendre leur (grande et belle) maison pour venir nous rejoindre plus tard, quand nous seront installés! Et E (mon beau frère) et M (sa copine) envisagent eux aussi de nous suivre… Qui sait, peut-être que d’ici quelques années, nous vivrons à nouveau tous proches de l’autre côté de l’Amérique!