tergiversations

C’est l’anniversaire des jumeaux dans 15 jours, mais comme je ne peux pas acheter des surprises de dernière minute au Dollarama (ou Dollar Tree) comme je le fais d’habitude (l’avantage de ne pas avoir les moyens de gâter ses enfants, c’est qu’ils sont vraiment reconnaissants de tout cadeau quel qu’il soit, aussi cheap soit-il! C’est cool ça!)… Because covid, donc, il faut que je trouve les cadeaux… soit d’occasion sur kijiji, soit commander un truc sur internet le plus vite possible parce qu’on ne sait pas combien de temps ça va prendre pour arriver. En plus, pour saler la logistique, ça fait un mois que je demande à mes petits chéris qu’est-ce qu’ils veulent pour leur anniversaire et ils ont changé d’avis au moins dix fois!

Elias s’est quand même décidé pour des patins à roulette. Bon ça va, j’ai trouvé dans la *jungle-tropicale-du-Brésil* une paire de inline skates (rollerblades) avec pointure ajustable (heureusement — pcq ses pieds grandissent tellement vite!).

Natanael me parlait d’une trotinette pour faire des stunts (acrobaties? cascades?), mais il n’était pas sûr (et moi non plus) (c’est des protections, que dis-je! une armure que je dois lui offrir!)… Heureusement que j’hésitais (on en a déjà deux à la maison de trotinettes, plus un skate qu’il n’utilise pas), celles que je trouvais usagées n’avaient pas l’air mieux que les nôtres, et celles que je trouvais neuves était un peu trop chères pour le budget, mais môssieur voulait la sienne… *Soupir*

Finalement il a encore changé d’avis aujourd’hui! 🙄 Alors je lui ai dit qu’il aura une SURPRISE, c’est bien une surprise.

Au milieu de toutes ces tergiversations, j’ai passé ma journée de samedi à conduire à droite puis à gauche. J’en ai profité pour joindre l’utile à l’agréable et j’ai entraîné ma copine T dans mes escapades. Nous avons roulé roulé dans le quartier résidentiel tout neuf et tout chic, parmis les mansions que certains appellent des maisons… Nous avions l’audace de trouver ça “trop grand” pour nos goûts et de s’interroger à propos de la logistique pour nettoyer ces demeures! Non, franchement, j’aimerais bien avoir avoir une maison neuve et assez d’espace pour m’amuser, mais je ne veux pas passer mes journées à nettoyer! Et toi? Non non, moi non plus! Tiens, et si on achetait ces deux maisons, là, côte à côte? Comme ça on continuerait à être voisines et on irait faire nos commissions ensemble une fois par semaine! Ha ha ha, on changerait rien, sauf l’adresse quoi! Ha ha ha! Oh, wow, t’as vu ce parc? Je savais pas qu’il y avait un parc ici! On dirait une forêt! Ce qui est dommage dans les quartiers neufs, c’est qu’il n’y a pas de grands arbres le long des rues, ça fait toute la différence les grands arbres sinon c’est triste! C’est la première chose que je ferais dans le jardin de ma nouvelle maison, planter des arbres!

Le quartier est tellement récent que les rues ne paraissent ni sur la carte, ni sur le GPS. Nous nous sommes perdues plusieurs fois, j’ai fais plusieurs demi-tours, j’en ai profité pour lui montrer où travaille mon D (nos maris ont le même prénom), puis la belle maison des amis que nous n’avons pas vus depuis trop longtemps, puis l’école des enfants… Nous avons fait tellement de zigzags, de u-turns, de boucles et de grand huit, que je ne pense pas qu’elle ne saurait dire où nous sommes allées!

À la fin, nous avons presque oublié pourquoi nous étions sorties… C’était presque triste d’arriver au supermarché! 🙂

LXIX

Lire des poèmes ne se fait pas de la même manière que lire un roman. On ne peut pas vraiment commencer au début du recueil et terminer à la fin. Ça se lit à compte goutte, un poème à la fois qui nous accroche, que l’on savoure, que l’on répète et que l’on rumine un moment…

Tal vez no ser es ser sin que tú seas,
sin que vayas cortando el mediodía
como una flor azul, sin que camines
mas tarde por la niebla y los ladrillos,

sin esa luz que llevas en la mano
quetal vez otros no verán dorada
que tal vez nadie supo que crecía
como el origen rojo de la rosa,

sin que seas, en fin, sin que vinieras
brusca, incitante, a conocer mi vida,
ráfaga de rosal, trigo del viento,

y desde entonces soy porque tú eres,
y desde entonces eres, soy y somos,
y por amor seré, seras, seremos.

(Pablo Neruda, Cien sonetos de amor, LXIX)

musique physique thérapeutique

Après plusieurs jours de températures quasi hivernales (je regrettais un peu d’avoir déjà lavé et gardé les manteaux d’hivers au fond du placard), nous sommes passés à 25°C aujourd’hui! Pour célébrer, les madames ont terminé les cours enligne et libéré les enfants en avance “pour profiter du beau temps”. Je ne sais pas si toutes les madames de la ville s’étaient donné le mot, mais en effet le parc était très joyeux cet après-midi. Car oui (bon j’ai perdu le compte mais) pour la sortie à vélo n°34582905 nous sommes allés, tenez vous bien… au parc Mic Mac! Surprenant? Hahahaaaaaaa! (Je sais pas vous mais malgrès la chance inouïe d’avoir plein de parcs autour de chez nous, j’en ai maaarre de voir les mêmes parcs!) (mais je suis peut-être un peu de mauvaise foi parce que ces jours-ci, même si je parcours les mêmes chemins, il y a toujours des nouvelles fleurs ou des arbres avec des nouvelles feuilles, les couleurs sont éblouissantes, bref c’est très joli!).

Plus tôt dans la journée, j’ai aussi marché jusqu’au Dollarama du quartier pour acheter, entre autres choses, une ampoule pour le plafonnier de la cuisine (y’en a une qui a grillé). Incertaine que ce soit un item jugé “essentiel”, je m’imaginais déjà passer un mois à laver la vaisselle dans une semi-clarté (rendant le nécessaire tout à fait détestable). Finalement (ouf !) , j’ai trouvé sans trop de problème. J’ai été surprise de constater que les ustensiles de cuisine ne sont pas essentiels, ni les rideaux de douche (le mien est tout moisi et je ne peux donc pas le remplacer avant la fin de ce dernier confinementdemerde), par contre les biscuits, les bonbons, les chocolats on y a droit ! Vive le diabète ! (Si on meurt pas de covid, ça sera de dépression et d’obésité !)

Bref, entre la p’tite marche et le pédalage, je suis satisfaite. En plus, pour bien terminer ma journée je me suis régalée avec une longue scéance de flûte à bec. Jouer de la musique, c’est définitivement un exercise physique et thérapeutique! 😆

Biz su içeriz

Ce défi que je m’étais lancée il y a plus d’un mois m’a forcé non seulement à écrire sur ce blog plus souvent (je pense que je n’avais jamais autant écrit en un seul mois), mais aussi à prendre des photos à chaque fois que je vais me promener (ou presque, j’ai parfois triché un peu en faisant du recyclage). Est-ce que ça m’a efforcé de tenir le coup pour sortir tous les jours sans exception? Pas vraiment, je pense que le poid qui s’affiche sur m’a balance a fait sa job avec beaucoup plus de conviction et d’efficacité! 😆

Néanmoins après UN MOIS ENTIER d’avoir instauré la routine de promenade tous les jours, je n’ai pas constaté de différence de poid… J’avais perdu un seul petit kilo de rien du tout que j’ai repris immédiatement après avoir “regardé” les chocolats de Pâques! Exaspérant!

Alors cette semaine j’ai commencé un régime “draconien” (je ne mange pas mal, mais un peu trop de ce que j’aime) : plus de pain, plus de pâtes, plus de riz, plus de pâtisseries. J’aime vraiment trop le pain, ça me manque déjà, mais j’essaye de ne pas trop y penser… Mon alimentation est maintenant à base d’oeufs dûrs (une douzaine précuits en avance comme ça je m’enfile un oeuf dûr à chaque fois que j’ai un p’tit creu et à force ça donne plus trop envie d’avoir un creu), de fruits (idem pour les pommes-bananes-oranges), de salades et de soupes. J’ai déjà perdu 2kg300 en une semaine!

(C’est pour ça que ça fait 4 jours que je n’ai pas écrit: en plus du régime, j’avais aussi mes ragnagna… méga-mélange mortel de zéro énergie).

Sinon à part ça, je suis tombée sur une série en turc sur Netflix (j’écoute en VO turc avec sous-titres anglais) et j’ai découvert que c’est vraiment joli comme langue! Dans ma grande ignorance, je croyais que ça allait ressembler à l’arabe, mais en fait pas du tout. Je suis allée voir sur Duolingo si c’est la prochaine langue que j’apprend: la structure des phrases est vraiment différente des autres langues indo-européennes que je connais, stucture sujet-objet-verbe, le verbe toujours à la fin, et aussi, il n’y a pas d’articles! Par exemple, au lieu de dire “je mange un pain” (euh, non, mauvais choix) “je mange un fruit”, on dira ” je fruit mange”. Fascinant!

Oui oui, moi aussi je croyais que j’allais arrêter après six langues… Je sais pas quoi dire pour ma défence. J’ai écouté des séries en norvégien, hébreux, russe, koréen, indien (hindoustani?) et bien que je trouve ça toujours intéressant de regarder des séries qui reflètent une culture autre que celles qui me sont familières, elles n’ont pas provoqué en moi l’envie irrésistible de voir si je pouvais l’apprendre…

(*) Biz su içeriz : (turc) nous eau buvons — Nous buvons de l’eau

Modernité modérée

(jour 15 : 30min)

(jour 16 : ? je sais pas encore, because, euh, neige quoi! Crotte de bique!)

Je pensais déjà avoir abordé le sujet ici, mais on dirait que non. Peut-être ai-je simplement étalé mon statut de “débranchée” en réponse à d’autres blogs? (Je rebondis sur le blog de Valvita où elle parle de son nouveau jouet).

Bref. Oui, c’est vrai, je n’ai pas de téléphone portable (ou cellulaire comme on dit ici). Nous avons un téléphone à la maison (portatif sans fil) qui ne sonne que très rarement, ça nous suffit. Apparement ce simple fait annodin (pour moi) relève régulièrement de la curiosité, du mépris, que dis-je, du scandale! (J’veux dire, c’est pas comme si il me manquait un oeil ou un bras quand même! Si?)

Donc on dirait qu’il faut que je m’explique.

Tout d’abord sachez que même si ça fait 20 ans que je n’ai pas de télé, je passe ma journée devant mon ordi, un laptop assez récent, qui (comme la plupart d’entre vous) est mon centre de loisir (Netflix, Y*tube), de communication (email, FB, Skype, Zoom), bancaire (TransferWise et banques locales), etc. En plus, quand j’ai des projets professionels en cours, je passe additionnellement des heures et des heures à enregistrer puis à éditer des livres audio devant mon écran d’ordinateur. Donc je n’ai pas de cellulaire, mais je ne suis pas déconnectée… Loin de là!

Par conséquence j’apprécie énomément NE PAS avoir d’écran lumineux devant ma face quand je joue de la musique, quand sors me promener ou quand je fais des courses… Je n’ai aucunement envie de lire mes partitions sur une tablette au lieu de papier. Par contre, je n’ai aucun problème de lire des romans avec mon Kindle Paperwhite. Ma copine T était surprise quand je lui ai dit ça; comme elle sait que je n’ai pas de cellulaire, elle croyais que j’étais “old school” pour les livres aussi, pourtant je ne fais pas de descrimination de format quand il sagit de lecture! 😆

Au Brésil, pour utiliser les banques, il était nécessaire de donner ses informations biométriques (empreintes digitales), ainsi que le numéro de cellulaire pour les codes de confirmation par SMS. C’est un système soit disant très sécuritaire, mais vraiment pas pratique du tout.

C’est la raison principale qui nous avait forcé à acheter un portable quand nous vivions au Brésil. Nous avions trouvé l’expérience extrèmement désagréable: l’avalanche de notifications insignifiantes du Whatsapp, les petits bip à longueur de journée, tous ces groupes qui ont encore moins de substance que toutes les niaiseries du FB, le truc de plus qu’il ne fallait pas oublier de recharger…

En fin de compte, au bout de quelques années à peine (nous avions acheté le bidule le moins cher parce qu’au Brésil les technologies importées coûtent environs 2x le prix que dans les pays développés et les salaires sont 10x plus bas…), notre portable devenait trop vieux pour supporter la moindre mise-à-jour de l’app de la banque!!! (Je trouve ça scandaleux que dans un pays où la technologie est tellement chère et le salaire moyen tellement bas, les banques forcent presque la population à rester à jour avec la-dite technologie hors-de-prix!!!)

Bon, voilà, j’ai fini mon blablabla. C’est un sujet que je ne trouve pas très intéressant, mais je suppose qu’il fallait peut-être que je dise tout ça maintenant simplement parce que je sais que mes jours sont comptés! Je le sais bien que le moment viendra où cet achat me sera innévitable…

Captain James Agnihotri

(jour 13 : 1h45)

Dimanche. J’avais hâte de me retrouver avec mon audio lecture du moment alors j’ai marché plus loin que d’habitude le long du Riverfront Trail pour faire dûrer le plaisir. Il faisait beau et les chapitres que j’écoutais étaient particulièrement captivants (le protagoniste voyage de Mumbai jusqu’à Lahore, plusieurs jours en train, mais à son arrivée des troubles civils éclatent à Lahore et il est obligé de repartir presqu’aussitôt à pied… Aventures et mésaventures dans l’Inde de l’époque coloniale. C’est passionant! ).

J’ai marché presque deux heures sans m’en rendre compte.

*

(jour 14 : 1h30)

Lundi. Aujourd’hui, réveil de bonne heure pour la journée d’instruction en-ligne des garçons. Nous n’étions pas très sûrs comment ça allait fonctionner et les enseignantes non plus d’ailleurs. Elles ont envoyé quelques exercices à compléter, qu’ils corrigeront demain “en classe” et se sont donné le reste de la journée pour s’organiser. Heureusement les enfants avaient terminé leur devoirs avant midi.

On a pu profiter du beau temps pour longer à vélo tout le Riverfront Trail aller-retour (oui, encore). Ça fait tellement du bien le soleil! Le vent dans le visage! L’eau! Les arbres fleuris! Les pétales qui s’envolent! Les tulipes multicolores!

Ojibway

(jour 11 : 1h)

Vendredi. Sortie au parc Mic Mac qui a beaucoup ressemblé celle d’il y a quelques jours (jour 8). Les enfants étaient avec moi et ils ont préféré rester à s’amuser dans la première partie du parc pendant que je fais la grande boucle avec mon livre audio dans les oreilles (que j’aime de plus en plus).

*

(jour 12 : entre 1h30 et 2h)

Samedi. Ce matin, réveil tardif mais joyeux puisque le soleil faisait enfin son apparition après plusieurs jours de cache-cache avec les nuages. Je n’avais pas encore bu mon thé quotidien que j’étais déjà en train de planifier ma journée : ma copine des promenades matinales (maintenant abolies, bouh! 😥) me propose d’aller les rejoindre (elle et ses filles) au parc Ojibway (la forêt). Youpie, quelle bonne idée!

J’ai été très amusée de voir la fillette de six ans prendre sa place parmis mes garçons de neuf et dix ans. Il faut dire qu’ils prennent le même autobus d’école, alors ça crée en sentiment d’appartenance irréfutable? (Mes fils ont l’air de connaître les prénoms de tous les enfants qui montent dans l’autobus quelque soit leur âge… Est-ce normal ou sont-ils particulièrement sociables?)

J’ai aussi été agréablement surprise de les entendre tous parler en anglais entre eux… Pourtant ils vont tous à l’école francophone! 🤔 Moi qui m’inquiétait un peu de la répartition égale des deux langues officielles pour qu’ils soient véritablement bilingues (français/anglais)… On dirait que par le simple fait de vivre en Ontario, les enfants parlent en anglais dans la cour d’école!