Os gatinhos

So, the kids have been going to school for two weeks now.

After the first day, a marveled Uriel told me, “Mom, at school I played with a GIRL!”. Hubby heard this from the kitchen and, grinning, he looked at me and said, “in twenty years that same sentence will mean something quite different!” ;)

The following Saturday morning, when they were waking up, Natanael asked me why they were not putting on their uniform, “well, there is no school today”, I explained. His reply? “But… WHAT ARE WE GOING TO DO?!”

Ha ha. They crack me up!

Needless to say, kindergarten is a success all around.

Voilà, les enfants ont finalement commencé l’école il y a deux semaines.

À la fin du premier jour, un Uriel émerveillé me dit: “Maman, à l’école j’ai joué avec UNE FILLE!”. D, qui était dans la cuisine, me regarde et sourit : “Dans vingt ans cette phrase voudra dire quelque chose de très différent!”. ;)

Le samedi suivant, au réveil, Natanael me demande pourquoi ils ne mettent pas les uniformes. “Il n’y a pas d’école aujourd’hui”, je lui explique. Sa réponse? “Mais… QU’EST-CE QU’ON VA FAIRE!?!!”

Ha ha! Je me marre.

Oui, l’école maternelle est un grand succès.

Falando de costura

These days I have been busy sewing.

When I started sewing, a few years ago back when we were still in Canada, sewing was almost an expensive hobby. What I mean is that once you buy the fabric, notions and spend your precious time making your own garment, the price of your piece of clothing is probably the same price or likely more expensive than something off the rack. Nevertheless, there are still many advantages in knowing how to sew, even in North America :

– You develop a critical eye. You realize how well or how badly that shirt off the rack has been made. (In my case it often translate into, “WHAT?!! That much for that piece of sh*t?”, or “Indeed it’s very cheap, but I will likely end up making all the seams over again”). :roll:

– You can finally make whatever you want; whichever model in whichever fabric you want AND in exactly your own measurements.

– And, oh the SATISFACTION when you’re finally done with a project! That feeling to be wearing something you’ve made yourself, from start to finish, or even altered to fit just right. (And proudly reply “I made it myself!” after someone asks “where did you buy this?”, that’s a good feeling.)

So, even if the price wasn’t the best, I found that sewing was worth it even in Canada.

Now, here, that’s another story…

– My personal taste, even if I do love colors, is much more subdued than the average Brazilian.

– I don’t like sparkles or neon colors. I’m not a big fan of animal prints. And certainly not a combination of all three. Finding a simple dark top; black, dark blue or even brown in the stores as proven to be a challenge.

– I don’t like anything too tight (especially around my generous bottom) or too short (nothing above the knee).

– With this heat, how can anyone wear polyester??? Well, it’s cheap, so believe me they do… Even in the fabric store, the sellers are not sure what I mean by natural fibers.

– And, last but not least, THE PRICE. Well, here the balance has shifted dramatically. Just to give an idea, after buying the fabric, notions and spending my precious time in sewing, my finished garment costs me easily a THIRD of the price that I would have spent in a store for a similar piece of clothing.

Yes, I luuuurve to sew in Brazil! <3 (YAY! Finally a big brownie point to lift up the mood in this blog!  )

The boys are going to start school soon at the private school next door. After a shitload of documents, we fortunately managed to get a “family scholarship” that fully covers for the tuition. Fortunately too because the list of school supplies, books, plus uniforms is magnanimous and obviously expensive too… The backpacks and pencil cases are not even on the list (probably too obvious to be on it?), but we have to buy many tubes of “normal” glue, and colored glue (?), with and without sparkles (WTFreak?), white and colored sheets of thin and thick paper, cardboard, play-dough… All these crafting supplies that were usually provided by the school in all the countries where I grew up. Some of it is more than ridiculous; why would kids need 5 erasers and 3 pencil sharpeners each? I ignored the number and bought one for each. If they lose it, I’ll buy another one later.

For the schools uniforms, I couldn’t possibly make them myself (and there are not that expensive anyway), but I decided to do something about the backpacks and pencil cases. They are easy to make (I’d heard), a nice project for me, and in comparison, super expensive, ugly and bad quality in the stores.

The backpacks for pre-school.

The pencil cases for my three little monkeys. :) Re-used, recycled (and free!) jean fabric on the outside.

Bicycles on the inside.

With embroidered name tags.

Pretty proud of myself ! >:D

The boys are very excited about all these new things too. They loved showing their new pencil cases to their grand parents over Skype. They even showed their new toothbrushes and their very own tubes of toothpaste (with their name on it). Natanael asked me if I was going to make them new shoes as well. Ha ha.

Brazilian kids learn from a very young age in school to brush their teeth after each meal. (At least the Brazilian school system got something right!)

Seventh day of Christmas

Je suis fatiguée (et plutôt énervée) d’entendre le positivisme “obligé” de fin d’année partout et particulièrement sur FB où, comme par magie, tout le monde semble avoir eu “une année excellente !”. Oh vraiment? Depuis quand est-ce qu’une série de photos raconte-t-elle l’histoire au complet? Ai-je pensé à prendre des photos la journée où j’ai passé mon temps à nettoyer la terrasse au jet d’eau parce que les enfants ont vomit l’un après l’autre? Ou pendant la semaine où je devais avoir l’air d’une mort-vivante parce que le mari et les enfants toussaient toute la nuit et me réveillaient à plusieurs reprises, que les journées étaient trop chaudes pour rester éveillée et trop chaudes pour se reposer sans se retrouver dans une flaque de transpiration?

Alors, si j’ai eu une année pourrite (comme disent les québécois), je fais quoi, hein? Je fais semblant d’être d’accord avec tout le monde et me colle un faux sourire? Non, moi je veux gerber sur l’hypocrisie. (Et tout particulièrement l’hypocrisie de ceux qui se devraient d’être honnêtes avec eux-mêmes tout d’abord et leur entourage ensuite, ne serait-ce que pour montrer le bon exemple… mais je divague et ça devient cryptique là).

Comme vous avez pû le constater cette année n’a pas été jubilante. Et j’ai voulu m’épargner de revivre tour à tour ma mélancolie, ma tristesse et ma mauvaise humeur sur ce blog. En fait les deux dernières années ont été assez difficiles. Non pas que nous aillons manqué de quoi que ce soi. Nous avons un toit sur notre tête et de quoi manger tous les jours, et quelques kilos de stress en trop pour le prouver (soupir). Nous sommes tous relativement en bonne santé malgrés les nombreux virus auxquels nous avons été exposés depuis que nous sommes en latitude équatoriale. Grâce à Dieu, nos enfants grandissent et sont en bonne santé. Ça pourrait être pire.

Quand je dis que c’était difficile c’est que moralement D et moi avons été à ras des pâquerettes depuis que nous sommes ici. Le déménagement à été extrême de tous les côtés. Le plus évidement est le changement climatique, bien sûr, et tous les ajustements qu’on dû subir nos systèmes imunitaires. Et puis culturellement c’est aussi d’une extrême à l’autre. Les canadiens étant extrèmement polis et réservés, nous sommes atterris au fin fond du Brésil où les gens sont… tout le contraire. Même pour D qui est brésilien, le Brésil où nous habitons maintenant n’est pas le Brésil où il a grandit. Les gens du Nord n’ont pas le même niveau d’éducation que dans le Sud. Beaucoup de gens que nous cotoyons sont semi-analphabètes.

Un homme d’église a fait une promesse qu’il n’a pas tenu. Ça n’est pas nouveau, ni la première fois que ça nous arrive, mais démoralisant tout de même. En conséquant, nous avons donc passé une année de plus parmis les cartons dans l’éventualité d’un déménagement imminent qui n’est pas arrivé.

À l’approche des fêtes de fin d’année, quand nous pensions ne plus être ici depuis plusieurs mois, je pense que j’ai connu pour la première fois de ma vie des attaques de panique: immenses angoisses passagères avec sensation de claustrophobie, vertiges, et difficulté à respirer.

Heureusement que notre foi n’est pas en les hommes mais en Jésus, le commencement et la fin, à la fois vrai homme et vrai Dieu, et ça c’est une consolation immense. Si ma foi était en les hommes, je dois avouer que je serais en un bien pire état… C’est pour dire.

Alors je vous souhaite malgrés tout une bonne année 2015 et que, parmis les hauts et les bas, les joies et les tristesses, les rires et les larmes, on puisse tous en ressortir un peu plus forts.