La grande arnaque

Ces questions ont été proposées il y a quelques semaines par notre chère Dr.Caso. J’ai prit longtemps à y répondre par manque de temps, mais aussi (surtout) à cause de la deuxième question qui m’a beaucoup énervée. Normalement j’évite de me forcer à écrire mon avis sur des trucs qui m’énervent, surtout si on ne me le demande pas, mais là la question était posée donc bon, hein, vous l’avez cherché !  😉 Je sais que mon avis est contraire à beaucoup de blogs que je lis alors, si vous décidez de ne plus jamais me lire de votre vie, je serais triste mais bon, au revoir! 🙂

  • Est-ce que vous croyez que les fantômes existent? En avez-vous déjà rencontré?

Non et non.

  • Êtes-vous féministe ou pas? Pourquoi ou pourquoi pas?

Peut-être que si j’étais née un siècle plus tôt, j’aurais répondu “oui” à la première vague féministe, celui pour l’émancipation de la femme, pour le droit à l’éducation et au travail, l’accès aux droits civils (vote et propriétés), etc… mais aujourd’hui, dans la société dans laquelle je vis, je dis absoluement PAS. Le féminisme est une arnaque !

Story time: Quand j’avais 15 ans et que je venais d’arriver au Québec, une femme (féministe) d’un bureau de gouvernement m’a appelé “Madame G” (nom de famille paternel) quand je lui répond que “non, non, Madame G c’est ma mère, moi je suis la fille, Mademoiselle G” (je trouvais ça chic qu’on m’appelle mademoiselle à l’époque), la femme s’est lancée dans un long discours qu’on n’appellait pas mon frère “damoiseau” et que toutes les femmes devraient s’appeler “madame”… bla bla bla… Aucun commentaire sur le fait que “G” est le nom de famille paternel, donc en fait, franchement, qu’elle ne me fasse pas chier avec ses propos contradictoires. Je ne l’ai pas choisi, moi, ce nom de famille et je ne vois pas pourquoi je ne pouvais pas me faire faire appeler “mademoiselle” si je le voulais bien parce que je ne me suis pas mariée avec mon père! Fait chier quoi!

Plusieurs années plus tard, deuxième épisode désagréable avec une autre féministe à la noix de coco banque. Je venais de me marier au tendre âge de 22 ans (un peu plus jeune que le reste la société actuelle, mais j’étais majeure quand même hein, personne ne m’a forcé et en fait c’était plutôt le contraire) (mes parents auraient aimé que “j’attende un peu”, ma mère a même suggéré que “j’attende jusqu’à ce que toutes nos familles (aux quatre coins du monde) puissent voyager pour notre mariage” — clairement je serais encore en train d’attendre). Je lui demande si je peux changer mon nom avec celui de mon mari et elle n’hésite pas à me dire que c’est interdit au Québec, que je suis bien trop jeune pour être mariée (WTF? Quand j’y pense, moi j’aurais dû lui dire qu’elle était trop vieille pour me donner son avis, ha ha!) et être soumise à la machine patriarcale (ou je sais plus quel autre terme)!!! J’étais tellement en colère que j’en suis restée interloquée. En fait, c’est bel et bien moi et mon mari qui avions choisi de nous marier et encore heureux qu’on avait le droit de le faire! Mais cette représente du “féminisme” voulait m’enseigner que si j’étais “femme” je devais porter le nom de MON PÈRE (que je n’ai pas choisi) plutôt que de MON MARI (que j’avais choisi, donc). Elle est où ma liberté dans cette vision du féminisme? (Surtout qu’en analisant le sujet du nom de famille, celui que je voulais porter à l’époque est le nom maternel de mon mari, donc dans ce cas-là c’est un héritage familial matriarcal, donc foutez-moi la paix quoi).

Ironiquement, dans cette histoire qui a duré des années et des années, pour finalement en revenir à la case départ, il n’y a que moi qui me suis bien énervée parce qu’en fait ma mère et ma belle-mère aiment bien mon nom paternel qui est bien français et qu’en Amérique latine ça fait chicMon mari lui s’en contre-fiche et m’a dit de faire ce que je voulais!

Pour moi, le vrai féminisme est celui d’il y a un siècle, pour l’émancipation de la femme, pas le mouvement actuel qui, au lieu de nous donner plus de libertés (changer de nom ou pas, se marier ou non, être au foyer ou pas, avoir une vie professionelle ou non, etc.), nous oblige à rentrer dans une autre vision bien étroite de ce que c’est d’être femme et nous couvre de culpabilité (on n’en fait jamais assez). Je dirais même que c’est à cause du féminisme déplacé que les femmes au foyer se sentent comme des parasites de la société. Nous sommes mesurées à la hauteur de nos salaires, ou à la hauteur de nos ambitions professionelles (ou le manque de), plutôt qu’au bien-être de nos familles ou notre bien être à nous, tout simplement.

Je vous suggère d’écouter cette vidéo Y*tube à ce sujet. C’est un peu long (40 min), mais dans ses propos cette femme rejoint beaucoup des miens (et elle offre des commentaires plus globals et moins annecdotiques et pleurnichards que les miens 😉 ).

  • Est-ce que vous aimez les maths plus aujourd’hui qu’il y a 20 ans?

Ni plus ni moins, c’est à dire pas beaucoup!

  • Que préparez-vous, typiquement, pour un repas de fête?

Quelque chose qui m’inspire. Des fois j’ai des vagues d’inspiration pour faire du pain comme l’autre jour, alors j’ai fait plein de petits pains au jambon et au fromage pour un p’tit déjeuner à l’église. Sinon je réussi très bien un gâteau aux bananes (que j’ai fait tellement de fois que je pourrais le faire les yeux fermés). Plus récemment un bolo salgado (une recette de “gâteau salé” brésilien, tellement facile que même les nuls peuvent le réussir) a eu beaucoup de succés chez nos amis. Nous étions invités chez nos amis russes, avec une autre famille d’amis chinois, où j’ai partagé ma recette brésilienne

Only in Canada. 😆

  • De quelle façon avez-vous le plus changé entre vos 20 ans et vos 30 ans?

Radicalement. À 20 ans, je ne vivais que pour la musique. J’étudiais au conservatoire, j’enseignais dans une école de musique le samedi, et je dansais le tango argentin 2 ou 3 soirs par semaine, et j’allais à autant de concerts et spectacles que possible (nous avions souvent des billets gratuits ou réduits pour étudiants). J’habitais encore chez mes parents à Montréal, mais j’étais rarement à la maison puisque je vivais à un rythme frénétique. À 30 ans, j’étais mariée depuis plusieurs années, maman de jumeaux, épuisée mais heureuse. Nous étions en Saskatchewan pour un an avec nos 2 nourissons, entre deux déménagements, très occupés, mais avec une vie beaucoup plus paisible à la maison.

  • Qu’est-ce que vous avez fait d’interdit, dans votre vie?

J’ai beaucoup conduit sans permis valide! D’abord brièvement en Ontario, j’ai conduis toute seule alors que je n’avais qu’un permis apprentis. Puis plus récemment quand nous étions au Brésil, l’administration rocambolesque a refusé d’échanger mon permis canadien (seulement valide pendant quelques mois à l’étranger) à cause d’une confusion avec mes noms (voir question ci-dessus). Donc j’ai dû apprendre à conduire avec le changement de vitesse manuel (l’enfert pour qui a apprit la transmission automatique en Amérique du Nord) ET en plus je devais prier constament de ne pas me faire contrôler par un policier! Le stress!

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Et puis c’est tout

Noooon! C’est déjà la rentrée, fini l’été, et aussi fini les questions hebdomadaires de ma copinaute Dr.Caso. Qu’est-ce-que je vais bien oser vous raconter maintenant qu’elle ne  posera plus ses questions indiscrètes/gênantes/embarassantes/nostalgiques gratuitement à toute la blogosphère avec toute la bonté de son coeur ? Pour commencer, je terminerais de répondre aux questions des trois dernières semaines (commencées mais jamais terminées). Bon ça va alors, ça fera 3 posts assurés. Ouf.

  • Décrivez votre premier logement indépendant.

En colocation, ça compte ? Après l’été où mes parents ont divorcé et vendu leur maison de Montréal, j’ai dû trouver un logement vite-vite et ma meilleure option a été cette colocation avec 2 autres étudiants, 2 gars plus agés que moi (un suisse-allemand en échange pendant un an à McGill en maîtrise d’histoire — je crois, je suis plus sûre, et un étudiant de doctorat en littérature comparée à l’UdM). Bref, nous étions tous occupés et parfois j’avais l’impression de vivre seule parce qu’on ne se croisait que rarement. L’autre grand avantage est que c’était à 10 ou 15 minute à pied du conservatoire. Parfois je rentrais pour manger un truc à l’appart et je retournais pour pratiquer quelques heures au conservatoire (c’était super le soir parce qu’il n’y avait presque personne). L’appart était au troisième et dernier étage d’une bâtisse typique du Plateau Mont-Royal avec les escaliers tordus extérieurs (dangeureux en hivers). À l’intérieur, le plancher en bois craquait sous nos pas tout le long du couloir de l’appartment tout en longueur. Ma chambre était toute petite, avec le matelas simple directement au sol, des étagères pour mes livres, une commode, une penderie.  Pas de télé ni internet, je checkais mes emails à la bibliotèque du conservatoire. Au bout du couloir, il y avait un petit salon avec un sofa, une table, quelques chaises et un système de son (l’étudiant en doctorat est celui qui avait le bail, et habitait là depuis plusieurs années, donc c’est lui qui avait meublé le salon et la cuisine). Puis une salle de bain toute simple avec une baignoire, mais pas de douche. Et enfin la cuisine toute équipée (pas de micro-onde, mais ça me dérange pas) (pas de lave-vaiselle non plus, mais on lavait chacun ses trucs c’était simple). La cuisine avait aussi une porte vitrée qui donnait sur l’accès de secours et… une vue superbe du Mont-Royal!

  • Que savonnez-vous en premier lorsque vous êtes sous la douche?

J’ai dû faire attention toute à l’heure sous la douche, parce que j’étais pas sûre! 🙂 Alors d’abord je mousse mes mains, puis je fais le tour de mes seins et sous les bras, puis je redescend par le ventre et descend graduellement vers les bas jusqu’aux orteils.

  • Comment et quand avez-vous appris à faire la cuisine?

Enfant et adolescente, en lisant des livres de cuisine et probablement un peu en regardant faire ma mère et ma tante. Je me souviens que c’est ma tante qui m’a enseigné a faire une vinaigrette pour la première fois, un dimanche avant de passer à table. La première fois que j’ai fait un gâteau au chocolat toute seule, mon père a demandé “mais  qui est-ce qui t’a appris à faire ça?”. Il ne croyait pas que j’avais tout simplement suivit une recette dans un livre de cuisine. Pour le reste c’est à force de faire. Je ne me considère pas une excellente cuisinière, mais plutôt adventurière. J’aime expérimenter (pas toujours réussi) et essayer des nouvelles recettes.

  • Préférez-vous un p’tit dèj’ sucré ou salé?

J’aime plutôt sucré, alors comme je dois couper le sucre, pain et pâtes, ces jours-ci je ne fais que boire mon thé (sans lait ni sucre)… avant de sauter sur mon vélo et filer à la piscine pour nager quelques longueurs (j’oublie de penser à la nourriture si je suis active). Ou alors si mon ventre gargouille vraiment trop fort (c’est embêtant surtout si je veux enregistrer), je me prépare un petit bol de yogourt nature, avec de la compote de pomme non sucré et un peu de granola croustillant.

  • Est-ce que vous préfèreriez perdre la vue ou l’ouïe (devenir aveugle ou sourd)?

Mon mari et moi avons eu ce débat plusieurs fois. Notre conclusion est qu’il vaut mieux perdre l’ouïe parce que lui et moi entendons continuellement de la musique dans notre tête de toutes manières!!! (en plus si je deviens sourde, je ne l’entendrais plus jamais ronfler et je n’aurais plus besoin de dormir avec des bouchons, enfin!!! haha). Aussi je pense que si je devenais aveugle, je deviendrais beaucoup trop déprimée avec le manque de lumière. Mais ne plus entendre de musique pour de vrai ça serait vraiment difficile quand même!!!

  • Achetez-vous d’occasion?

Oui, autant que possible. Surtout les habits des enfants et les meubles.

  • Là tout de suite, il y a quoi dans votre sac à main?

Mes clés  (avec la carte de bibliotèque et l’accès abonnement pour la piscine) et mon porte-monnaie, et un stylo (sans bouchon). C’est tout.

Indigeste

  • Est-ce que vous boycottez quelque chose ou une compagnie en particulier?

Non, pas vraiment.

  • Qu’est-ce que vous avez essayé d’éviter, cette semaine?

Le chocolat et les biscuits. J’ai réussi ! En fait, plus je fais d’exercises, moins j’ai faim. C’est bien ça, pourvu que ça dure.

  • Est-ce que vous êtes plutôt maniaque du rangement ou bordélique?

Ni l’un ni l’autre. J’aime bien que la maison soit relativement propre et que les choses soient à leur place, mais je ne suis pas du tout maniaque. Je ne fais jamais mon lit (sauf quand je change les draps) et j’aspire la maison de haut en bas quand il y a un peu trop de touffes de poils de chat qui se promènent. Aussi, je ne fais la vaisselle qu’une fois par jour… (Après chaque repas ça me bouffe trop de temps dans ma journée, mais si je ne le fais pas une fois par jour ça bouche l’évier de la cuisine et ça me rend nerveuse).

  • Quand et comment avez-vous eu votre première voiture?

Avant que ma mère ai déménagé de Montréal à Buenos-Aires, mon père et elle sont venus nous rendre visite et ont conduit jusqu’à Niagara pour me/nous donner sa voiture. C’était une vieille Ford Taurus que mon père avait acheté d’occasion de nombreuses années auparavant, et qu’elle avait ensuite utilisé plusieurs années à son tour, mais ça roulait !

  • La science a prouvé que plus on est âgé, plus on est heureux. Avez-vous remarqué que c’est vrai?

Je vous en reparlerais dans quelques années, parce que pour l’instant on est un peu retournés à la case départ et c’est pas mal déprimant.

  • Quel plat ou ingrédient n’avez vous plus jamais mangé depuis que vous avez quitté la maison de vos parents?

L’aïl cru. Je n’ai jamais pû le digérer, mais mon père adorait ça surtout dans la vinaigrette (aïoli)… Et quand je disais que je ne pouvais pas en manger, on m’accusait de faire des caprices !

***

Questions de Dr.Caso.

Péchés mignons

  • Colère: comment réagissez-vous quand vous êtes en colère? Exprimez-vous vos émotions bien clairement ou gardez-vous tout à l’intérieur?

J’ai tendance à garder les choses à l’intérieur, mais ça coince souvent et au bout d’un moment ça déborde et je pleure, et je crie, et je suis pas très cohérente, et puis quand je me suis bien vidée j’y vois plus clair et je me sens mieux. Là c’est quand je commence à relativiser et remettre les choses en place.

  • Avarice: qu’est-ce que vous n’aimez pas partager?

Mon couloir de natation à la piscine! Si il y a quelqu’un d’autre qui nage plus vite ou plus lentement que moi dans le même couloir, je dois faire attention à autre chose que ma respiration et mes mouvements (ne pas le/la cogner) et ça me stresse! C’est pour ça que je préfère y aller dans des horaires “creux”, pendant les horaires de bureau, quand la piscine est presque vide.

  • Luxure: à quels petits (ou grands) plaisirs vous est-il difficile de résister?

Je suis très économe depuis toujours (et surtout par nécessité depuis plusieurs années), mais j’aime les choses bien faites. Alors, par exemple, je préfère m’acheter une seule paire de sandales en vrai cuir, plutôt que 10 paires de trucs en simili-cuir. Pour les meubles de la maison, je préfère acheter un meuble usagé en bois solide bien fait plutôt que du neuf en bois compressé…. etc. Quant aux petits luxes, j’ai quelques parfums Annick Goutal qui m’avaient coûtés un bras il y a de nombreuses années, mais comme ils sont introuvables où j’habite et que je ne suis pas retournée ni à Toronto, ni à Paris, c’est facile de résiter!

  • Orgueil: de quoi êtes-vous très fier, peut-être même un peu trop?

Je suis très fière de savoir parler 6 langues, même si parfois je m’en sert comme excuse pour fermer le clapet de ceux qui me regardent d’un air condescendant parce que j’ai “un petit accent” ou que je ne trouve pas le bon mot (ça n’arrive à personne ça? Même dans sa langue maternelle?).

  • Envie: quand vous regardez les gens autour de vous, de quoi êtes-vous un peu jaloux ou envieux?

J’envie les gens qui ne sont naturellement pas trop gourmand (mon fils cadet) ou le métabolisme rapide des gens qui peuvent manger tout ce qui veulent et qui ne grossissent pas!

  • Paresse: êtes-vous plutôt avide de connaissances, constamment curieux, ou bien êtes vous satisfait avec ce que vous avez appris?

Oh oui, j’adore apprendre des nouvelles choses, mais cela ne veut pas dire que je m’intéresse à tout ! J’adore les arts, l’histoire (pas les dates, les histoires), la littérature, apprendre des langues (je suis en train de débattre si ça vaut vraiment la peine d’apprendre l’espéranto ou si il vaut mieux que je me mette au russe ou au grec), la musique…. mais je suis un peu dépassée par tout ce qui est scientifique, ou mathématique, ou chimique… par contre la mécanique des choses que j’utilise m’intéresse. Par exemple je suis tout à fait capable de réparer ma bicyclette, gonfler les pneus, huiler la chaîne, réparer un pneu percé, etc, et j’aime trouver le problème (problem solving) quand quelque chose ne va pas avec ma machine à coudre, ou l’aspirateur, et je suis sûre que si j’avais un “vrai” piano (le mien est digital) j’apprendrais à l’accorder moi-même!

  • Gourmandise: quelle est votre gourmandise préférée, celle à laquelle vous ne pouvez résister?

Le chocolat. Noir surtout. Mais je préfère ne pas en avoir à la maison, sinon je m’enfilerai une barre entière tous les soirs. Et j’évite de passer par le rayon des chocolats quand je vais au supermarché… Quand il sagit de chocolat, je ne comprend plus le mot “modération”, je suis incapable de ne manger qu’un seul petit carré par soir, la tentation est trop grande!

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Réponses à Dr.Caso.

Swimmer 3 & water polo blab

The boys have started a new semester of swimming lessons. Since it’s summer and *we* have little else to do, I’ve taken the opportunity to register them for lessons twice a week (instead of once) during the month of July. We also go to a different pool. It’s my favorite pool, the one I go to myself for swimming in the morning.

The swimming complex is fantastic : with competitive swimming pools on one side (picture above), and a water park with slides, splash pads, a wave pool, and a current corridor on the other side (it’s where I had my “river walking class” during the winter). It’s all great except for parking! Utterly ridiculous: there are only 5 free parking spots in front of the whole big complex (with a 2-hour limit !), all the rest of the available parking you have to pay because, I suppose, it’s too close to downtown (not very expensive if you go only once in a while, but it adds up quickly if you go almost everyday like me). So when I go alone I just ride my bicycle along the Riverside pathway. It’s a pleasant ride and a great warm up. But when I go with the kids, I drive and park the car a bit further away… then we walk. No big deal. At first I was a bit apprehensive, about the hassle of yet again a new routine, a new pool with the kids (Is it another sign of aging that I am sick of changing routines?), but our first week came and went and it was alright. My hope is that by seeing other kids training and swimming around them (there are other more advanced classes and teams training in the other pools at the same time), it might motivate them, inspire them to learn more.

As for me, I have managed to go three times a week instead of the former twice a week for the past month and a half. A good rhythm that I’m hoping to maintain, and maybe increase, but now with the kids home for the summer and D starting welding school (he is starting second career training — every morning on week days)… I don’t know how that will work out, maybe I’ll have to find a time slot in the evening? (I prefer exercising in the morning, I’m simply too lazy/tired in the evening).

I’ve been asking around if there is a water polo team in town, for adults like me who just want to have fun, but no luck so far. My endurance is not what it used to be, but I’ve been doing water polo drills during my swimming practice (and getting better) and some people have come to me asking if those were water polo moves. I hope they asked because they are unfamiliar with water polo, not because I look like a drowning whale in the water! haha. Who knows, maybe I’ll end up gathering a team of my own! 😉

For those of you who have no idea what water polo is, and how the water polo swimming is any different from “classic” strokes, you basically swim crawl strokes with the head above water. Here is an example:

There are many different swimming techniques proper to the water polo game:

Water treading (or egg beater)…

And ball handling, while swimming…

It’s all fascinating to me (and wonderfully exhausting!). I just love being in the water.

Honeysuckle

  • Est-ce que vous vous êtes déjà battu pour une cause importante?

Bon, j’ai jamais fait des barricades ou la grève de la faim, mais…

Quand j’ai commencé à étudier au Conservatoire, nos locaux étaient dans l’ancien palais de justice, dans le Vieux Montréal. C’était inspirant. Mais après ma première année, l’administration, le gouvernement, le ministère ou je-ne-sais-qui a décidé que nous allions déménager dans un bâtiment moderne qui avait servit de bureaux pour je-ne-sais-qu’elle fonction du gouvernement. Bref. On n’était pas content. L’association étudiante s’est faite entendre. J’ai signé la pétition et assisté aux réunions parce que, oui, j’étais d’avis que les nouveaux locaux n’allaient pas être adéquats, mais par contre, là non, j’ai refusé de passer la nuit à dormir dans des sacs de couchage pour montrer mon mécontentement. Franchement ça aurait servit à quoi? De toute manière, la décision avait déjà été prise sans nous consulter… Nous n’avons rien “gagné”, mais je pense que c’était important de manifester notre mécontentement d’une forme ou d’une autre et de ne pas se faire oublier.

  • Quelles odeurs aimez-vous particulièrement?

Le jasmin, le chèvrefeuille (honeysuckle), le muguet, la torréfaction de café (mais je n’aime pas boire le café), le feu de bois, la levure quand le pain est en train de lever, l’odeur de la bière (mais pas le goût),  l’amande douce (j’aime l’horchata, la crème d’amande, la frangipane et l’odeeeuuur de l’extrait d’amande pure, mais je n’aime pas la pâte d’amande ! ).

  • Qu’est-ce que vous avez admiré cette semaine?

Charlotte (ma chatounette) et moi avons une fixation pour la vue de notre fenêtre du bureau. On voit les feuilles des arbres qui bougent avec le vent, les gouttes de pluie, les rayons de soleil qui reflètent et font des ombres intéressantes, les écureuils qui sautent de branche en branche, et les oiseaux qui viennent piailler et “discuter” avec ma tigresse.

  • Comment avez-vous obtenu votre premier job?

Pour être animatrice dans un camp d’été, j’ai répondu à une annonce ! Nous étions plein de jeunes étudiants à y répondre (c’était un grand camp) des mois en avance. Puis, nous avons eu plusieurs week-ends d’information, puis de formation.

  • Quand vous étiez jeune, qu’est-ce que vous aviez vraiment envie de faire mais vos parents vous l’interdisaient?

Mon père ne voulait pas que je lise tard le soir, mais je le faisais quand même sous la couverture avec une lampe de poche. J’étais souvent fatiguée le lendemain ! 🙂

  • Est-ce que vous avez toujours aimé vos noms et prénoms ou est-ce que vous auriez préféré en changer?

Je pense que j’ai toujours aimé mes prénoms et mon nom de famille paternel. À l’adolescence, j’ai vaguement pensé que j’aurais aimé porter le nom maternel aussi (le nom d’un groupe rock mexicain que j’aime bien), mais bon y’avait rien à faire. Par contre quand je me suis mariée, je voulais porter le nom de mon mari, mais au Québec c’est pas possible ! Alors finalement quand on est arrivé en Ontario, j’ai vu que je pouvais le faire et j’étais contente. Sauf que personne ne m’avait avertit qu’à chaque fois que je dois renouveler mes documents (notament quand je déménage), je dois montrer mon certificat de mariage pour justifier mon nom ! À chaque fois ! Toute ma vie ! En plus comme mon mari a plusieurs noms de famille, des fois il est obligé de ne porter que l’un d’eux (qui n’est pas celui que l’on préfère), donc on finissait par ne pas avoir le même nom ! La merde ! Alors finalement après 15 ans de mariage (et 14 ans avec le nom de mon mari — enfin… un de ses noms), quand on est revenu au Canada, en Ontario, et qu’il fallait refaire tous les documents une fois de plus, j’ai dit: “c’est fini ce merdier !”, et je suis revenu avec mon nom de famille paternel (qui veut dire “petite goutte” en patois de la région, une source, c’est mignon, mais malheureusement pas aussi évocateur en anglais… *soupir*).

***

Questions indiscrètes du Dr. Caso.

Dança da solidão

  • Quel est le premier voyage dont vous vous souvenez réellement, de votre enfance?

De mes souvenirs les plus anciens, je ne suis jamais sûre si les images que j’ai dans ma mémoire sont miennes ou si se sont des souvenirs des photos (ou diapositives) que mes parents m’ont montré au fil des années. Pourtant je suis sûre que certains souvenirs d’un voyage que nous avions fait en famille sont bien les miens : mes parents s’étaient fait voler leur appareil photo en fin de séjour… Donc il n’y a aucune photo de ce voyage. Quand j’avais 5-6 ans, à l’époque où nous habitions à Hong-Kong, nous sommes allés passer des vacances aux Philippines. Je me souviens très bien d’une chambre d’hôtel près de l’aéroport de Manila où mon père devait assister à une conférence ou une réunion de travail, il faisait chaud et humide et les ventilateurs au plafond ne faisaient aucun effet. Nous avons tenté de faire une sieste comateuse. Mais je me souviens surtout du séjour dans les îles plus sauvages, où nous dormions au bord de la mer, dans des cabanes à pilotis, dans des lits entourés de toiles à moutiques. Le matin, des vendeurs ambulants passaient nous présenter de la nourriture pour le petit-déjeuner et des fruits tropicaux dans des paniers qu’ils transportaient sur leur tête. Mon père et moi (je ne sais pas si mon frère et ma mère étaient avec nous) avions loué un bateau et j’avais pêché (première et seule fois de ma vie) un poisson ange-royal (très beau, mais que je sache pas comestible). Je me souviens aussi avoir prit pour la première fois de ma vie une douche à air libre sous une pluie torentielle tropicale… Je me souviens aussi d’un soir où nous revenions d’un restaurant en marchant sur la plage. C’était la nuit noire, nous étions éclairé à la lumière de la lune, tout à coup mon frère se met à crier et on ne comprend pas ce qui se passe. Je pense qu’il y a des gens qui ont accouru (avec des lampes) et on s’est rendu compte que mon frère s’était fait attaquer par un singe qui lui a griffé la figure! (Mon frère est plus jeune que moi, il devait avoir 3 ou 4 ans).

  • Quelles chansons vous rendent nostalgique d’un moment particulier de votre vie?

Beaucoup de chansons me rappellent des moments particuliers de ma vie. J’ai déjà parlé de la musique populaire québécoise que j’ai découvert pendant mes premières années à Montréal, plus les tangos de mes années où je dansais, la musique MPB (Musica Popular do Brasil — ironiquement n’est pas la plus populaire au Brésil!) que j’écoutais quand je rêvais de vivre au Brésil (dans un Brésil imaginaire qui n’existe pas). Ces jours-ci justement j’aime écouter la douce voix de Marisa Monte.

  • Est-ce qu’il y a des aliments ou des plats que vous détestiez quand vous étiez jeunes et que vous aimez maintenant?

Non, pas vraiment.

  • Est-ce que vous croyez que plus on est âgé et plus on accumule de la sagesse (wisdom)?

Peut-être pas tout le monde, mais j’ose espérer que c’est mon cas! 🙂

  • Quel est l’un de vos plus mauvais souvenirs de vacances?

Je détestais les longs trajets en voiture en famille, avec mon frère dans la banquette arrière avec moi. J’aimais lire tranquille, mais mon frère ne préparait jamais ses occupations et voulait emprunter mon walk-man parce que le sien était cassé (!), ou étirer ses jambes en me faisant un coup dans les molets. On finissait toujours par se disputer, se tirer les cheveux et se lancer des coups de pieds. Mon père devait s’arrêter en bord de route pour gueuler sur tout le monde, c’était un gros bordel ! Et ma mère déclarait: “la prochaine fois, vous partirez sans moi !”.

  • Qu’est-ce qui vous a fait peur, cette semaine?

J’ai accompagné les garçons chez le docteur pour leur visite annuelle. Jusqu’ici tout va bien. Par contre, quand arrive le tour d’Uriel, elle voit quelque chose dans son oreille gauche. Elle pense que c’est de la cire dure, alors elle fait un lavage avec de l’eau tiède… Elle essaye de nettoyer avec son instrument, mais Uriel se met à pleurer. Ça fait mal. La doc me dit qu’elle a réussit à voir le tympan et qu’il n’y a pas d’infection, mais pour l’instant la cire a dû toucher le tympan donc il faut attendre que ça passe. Rien à faire pour l’intant. Elle me conseille d’acheter un produit en pharmacie. Le lendemain matin, je prépare les jumeaux pour aller à l’école, mais Uriel me dit qu’il a encore mal à l’oreille alors je me dépêche d’accompagner ses frères à l’arrêt d’autobus et je reviens vite, inquiète, en me demandant quoi faire. Pourtant il n’y a pas d’infection, ça ne devrait plus faire mal… Bizarre. Bref. Je regarde sur internet quel produit utiliser dans l’oreille pour nettoyer ça. Premier truc c’est du péroxide d’hydrogène, ça tombe bien j’en ai à la maison. Je lui met donc du peroxide dans l’oreille. Ça fait des petites bulles, c’est rigolo. Ensuite avec un coton-tige j’essaye doucement de nettoyer… En effet je vois un truc tout fin qui sort de là… mais c’est un petit fil de coton!?? Je continue à tirer et fini par sortir… Le bout d’un coton-tige entier!!! (tout jaune dégueulasse) J’y crois pas! Combien de temps a-t-il eu ce truc dans l’oreille sans s’en apercevoir? Des semaines? Des mois? Je frissone à penser que ça aurait pû rester là encore longtemps et créer une infection ou (pire!) perte d’ouïe !

***

Réponses aux questions hebdomadaires de Dr. Caso.