The New Library

 

Last time I wrote over here, I quickly mentioned that we had a new library in the neighborhood. I was very excited about it and could not wait to show you pictures of it, of the fall colors all around, of the kids Halloween makeup, etc. But then, as usual, life happened and I was very busy with other things such as (but not limited to) :

finishing editing an audio book (a novel in French ! ), (Le Jardin secret de Marie, de Coralie Raphael — Une histoire extraodinaire, magique, pleine de mytères, de rebondissements et un amour pas comme les autres… Comme on dit en portugais adorei!)

reading an excellent novel (Sunshine by Robin McKinley — a post-apocalyptic fantasy with magical creatures, including a vampire, but no romance, which was oddly very satisfying to me, though maybe not to everyone’s taste. A genre in its own, I guess),

keep swimming as much as I could but not as much as I should (it’s very dark and cold now at 7:30AM and it’s already kind of depressing, and not motivating me at all to hop on my bicycle and go swimming, so I’ve sadly been slacking on my exercising. I really should get into a new routine of going there late mornings or evenings. Still debating),

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Autumn leaves 1
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Autumn leaves 2

getting soaked to the bone while trick or treating on Halloween with the kids (we left the house at 5PM, a little early, to make sure to collect enough candies before the rain. After a slow start (some houses were decorated but no one a the door… Why?), we had about 20 minutes of productive collecting before it started raining, then pouring rain. By that time we were cold and the kids’ bags were full and heavy, so we came back home with squeaky shoes, cold fingers, wet candies and a smile on our faces.)

Did you feast your eyes on the fall pictures above? Yes? Good. Because all day yesterday, and it looks like today too, the white stuff is falling from the sky. And not just a small little first snow of the season, no, it’s non stop snowing galore! In November! School buses have been cancelled for the day, the kids will be home, and so it begins…

Thesaurus

Il y a quelques temps, Mahie demandait quels mots de vocabulaire on trouvait particulièrement jolis, quelle que soit la langue. Elle demandait surtout quels étaient les mots dont on aime la sonorité, pas forcément le sens. Pour moi, l’un va avec l’autre. Mes mots préférés sont à la fois agréables à l’oreille, roulent dans la bouche et sont évocateurs d’images ou de sens.

Parler de mots qui sonnent bien dans les six langues que je connais (français, anglais, espagnol, allemand, italien, portugais) n’est pas un exercise simple et si vous n’êtes pas polyglotes, vous risquez d’être perdus dans les tiroirs de ma tête. On va ouvrir ça et y mettre un peu de bazar… Vous voici prévenus! 😆

J’ai réalisé que j’ai un petit faible pour les noms d’animaux qui sont souvent bien différents d’une langue à l’autre. 

La libellule (joli!) devient dragonfly (trop cool!). J’aime bien aussi la luciole / firefly. Mais je préfère les sonorités de papillon plutôt que butterflymariposa (es/pt) aussi c’est mignon, et en portugais mariposa c’est le papillon de nuit, celui de jour s’appelle borboleta (joli aussi!).

En allemand, j’aime aussi Schmetterling /ˈʃmɛtɐlɪŋ/, même si la sonorité est complètement différente de son équivalent dans les langues latines. Par contre c’est drôle qu’en anglais on parle du butterfly et en allemand c’est plutôt de la crème. 🙂 Il y a une beauté dans la différence, non?

En espagnol, j’aime bien cucurucho (un cornet). En portugais, j‘aimais entendre les enfants dire le mot pirulito (sucettes). Le mot pipoca (popcorn) en portugais devient palomitas (lit. “petites colombes”) en español. Et alors, dire “un cucurucho de palomitas”, c’est carrément délicieux dans tous les sens! 

En français, il y a beaucoup d’adverbes et de noms qui finissent en -ment qui m’enchantent : émerveillement, particulièrement, viscéralement, enchantement, emmerdement, franchement, complètement, carrément, couinement, grossièrement, méticuleusement, ridiculeusement, vachement…

Quand je suis de mauvaise humeur dans la voiture, en train de conduire derrière un taré, je préfère crier “idiota!/ɪ.ʤɪ.ˈɔ.tɐ/ en portugais (en espagnol la prononciation est trop délicate) qui sonne mieux que le tout petit “imbécile!” français. Par contre motherf*cker est très satisfaisant aussi, mais beaucoup plus grossier. Et enfin, en italien, vaffanculo pezzo di merda est tout aussi grossier et satisfaisant (parfois il faut que ça sorte).

An inconvenient neighbor

I was about to record the twentieth and last chapter of my current audio book project. It was late morning, all seemed quiet. The kids were at school and my husband was gone at welding school/work. I had just come back from exercising; I was awake and my voice too. Outside, nobody was mowing their lawn or building a garden shed (thank God, lawn enthusiasts and garden builders are finally cooling down — literally) , and the train and its many whistles had just passed the crossing. I closed the window and the door to my home studio.

All set!

Toc-toc-toc!

What the…?

Toc-toc-toc!

The knocking came from behind my wall, the outside corner that faces the backyard and the park. Sometimes I can hear the squirrels climbing the wall and the roof, but they don’t stay long. That one kept knocking on my…

Toc-toc-toc!

I replied with all my rage by knocking on my side of the wall as if it was a very inconvenient neighbor. BAM-BAM-BAM. Get awaaayyyy!

Toc-toc-toc!

Nope, didn’t work. I opened my window, couldn’t see a thing because of the the bug screen, took that off too, and came face to face with a… A bird! No way, such a pretty bird pecking at the wall! We watched each other, stunned for a couple of seconds. When I finally thought I should take a picture (so pretty!), he hopped on a branch and flew away.

Another day he came back.

I was ready. (Camera ready, wrong lens — oops)

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Mais nous ne voyons pas la Carmencita…

Questions (périmées?) de Dr.Caso.

  • Quand avez-vous discuté avec un inconnu pour la dernière fois?

L’inconnue qui habite la maison d’à côté me salue à chaque fois qu’on se croise, presque tous les jours, et n’est maintenant plus simplement une inconnue mais une agréable connaissance. Elle vient du Sri Lanka (d’où provient mon thé Ceylon), je ne connais pas encore son prénom, mais je sais qu’elle a trois grands enfants, dont deux fils (elle aime bien les garçons, m’a-t-elle dit en souriant aux miens). À chaque fois qu’on se croise on échange un sourire, un commentaire sur la météo, ses plantes ou les enfants.

  • Est-ce que vous avez beaucoup de vieilles photos? De vieux albums? De souvenirs de plusieurs générations?

J’ai quelques albums de photos de mon enfance et mon père avait digitalisé quelques photos plus anciennes que j’ai maintenant en CD.

  • Repassez-vous et pliez-vous toutes vos fringues, sous-vêtements inclus? Ou est-ce que le repassage est plutôt une rareté chez vous, et les tiroirs de sous-vêtements un chenit pas possible?

Je ne fais que trier les vêtements et les mettre dans les bons tiroirs. J’enroule les t-shirts, shorts et pantalons (à la méthode Marie TrucChose), et les chausettes en boule. Je ne repasse les chemises que rarement.

  • Quelle est la chanteuse, le chanteur, le groupe, la chanson, ou l’album qui a eu le plus d’influence dans votre vie et pourquoi?

Quand j’étais toute petite ma mère avait une cassette avec l’opéra Carmen de Bizet avec Teresa Berganza dans le rôle titre.

Je ne sais pas pourquoi mon père n’aimait pas cette chanteuse… Moi je trouvais la musique fabuleuse et j’avais mémorisé tout le livret. Ironiquement plus tard, c’est un rôle qui allait à ma voix (mezzo-soprano), mais je trouvais le personnage de Carmen au mieux naïf, au pire, cruel… Je préférais de loin les opéras de Rossini!

  • Est-ce que vous êtes croyant.e? Si oui, en quoi ou qui croyez-vous? Pourquoi? Si non, pourquoi pas?

Ça fait trois questions ça! Et elles méritent toutes un post entier à elles seules pour couvrir tout ce que je pourais en dire, mais bon, abrégeons.

Oui. Je suis chrétienne de confession luthérienne. Et puisque le symbole de Nicée (aka le “credo”) est un résumé de la foi et ses points fondamentaux, je crois en:

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible.

Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l’Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts ; et son règne n’aura pas de fin.

Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Pèreet du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. Je crois en l’Église, une, sainte, catholique (qui veut dire “universelle”) et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen.

  • Quand vous étiez (plus) jeunes, qui admiriez-vous? Qui vous a influencé, réconforté, ou inspiré? Qui vous a fait voir le monde différemment?

Si je ne dois nommer qu’une seule personne qui m’ai inspiré, je pense à mon prof de musique que j’ai eu au collège. En plus des cours de musique (une toute petite heure par semaine), il animait aussi un atelier “pipeau de bambou” pendant l’heure entre midi et deux (aussi une fois par semaine). La participation était tout à fait volontaire. En sixième, nous construisions notre instrument (le pipeau est une sorte de flûte en bambou); soprano, alto, ténor ou basse. Les années suivantes nous pouvions nous joindre à l’ensemble avec notre instrument, pour répététer une fois par semaine et un concert en fin d’année. Ce prof était passionné par ce qu’il faisait, il présentait des oeuvres de musique en contexte dans l’histoire de la musique avec dispositives et extraits à l’appuit. Beaucoup de concepts passaient malheureusement au-dessus de la tête de beaucoup d’élèves (les exemples de musique classique n’étaient pas assez “cool”), mais il savait expliquer les bases de théorie musicale d’une manière claire et intelligente (que mon prof de piano de l’époque n’avait pas sû faire). Bref, je me disais à l’époque que si je n’arrive pas à être chanteuse d’opéra, j’aimerai bien enseigner aux débutants aussi bien que ce prof-là! 🙂

Tiens, ça me rappelle cette chanson de Goldman. 

 

Indiscrétions

Merci Valvita pour ces questions inspirantes! 🙂

  • Barbe et/ou moustache, qu’en penser ?
Salvador Dali

J’aime bien l’un ou l’autre, surtout les moustaches sympatiques d’un autre temps, mais pas entre les deux. Je déteste cette mode de barbe de 2-3 jours (ça m’horripile quand je vois des photos d’un acteur à une soirée soi-disant chic habillé avec des habits super chers et… cette laideur contrastante sur la face! Les femmes décoiffées aussi d’ailleurs! C’est quoi cette mode de ploucs? 😆 ). En plus ça pique, je n’aime pas faire des bisous à un cactus! (Justement en ce moment D veut se faire pousser la barbe… Je prend mon mal en patience!)

Hercule Poirot
  • Quel genre d’élève étiez-vous ?

À l’école primaire, j’étais plutôt médiocre parce que je rêvais trop et j’étais lente. À l’école secondaire, ça allait un peu mieux parce que je lisais beaucoup. Par contre dès que j’ai pû étudier la musique à temps plein, j’étais excellente (au Cégep j’étais dans la liste d’excellence pour avoir plus de 80% de moyenne générale).

  • La technologie, histoire d’amour ou de haine ?

Comme beaucoup de choses, je pense que la technologie est à consommer avec modération. Par exemple l’accès à internet est devenu indispensable et je trouve ça bien sûr très pratique puisque ça me permet de travailler à la maison. J’aime aussi les prix accessibles de la technologie au Canada. Les laptops, DSLR, et microphone professionel (comme celui que j’ai pour mes narrations) m’auraient coûté un bras et un oeil au Brésil (la taxe d’importation est de 60%)…

Par contre, comme je suis toute la journée devant mon ordi, extrêmement joignable à la maison par Skype, FB, email, téléphone, etc, je résiste encore l’omniprésence d’un téléphone portable… J’aime pouvoir sortir de la maison, être libre de révâsser et ne pas avoir d’écran devant les yeux pendant quelques minutes ou quelques heures quand je sors me promener, nager, ou faire les commissions. J’aime lire sur mon Kindle, j’aime trouver la définition d’un mot que je ne comprend pas en posant mon doigt sur l’écran, mais j’aime aussi pouvoir emprunter gratuitement des “vrais” livres en papier à la bibliothèque (que je n’ai jamais besoin de recharger en plein milieu d’un chapitre au milieu de la nuit). Et je trouve ça drôlement embêtant que pour tout le réseau de bibliothèque de la ville certains nouveaux bouquins ne sont disponibles qu’en version électronique (non compatibles avec mon Kindle) (c’est probablement une question de budget).

  • Pouvez-vous me raconter une anecdote de travail ?

J’avais 19 ans, les vacances d’été venaient de commencer, je voulais aller en Allemagne mais je n’avais pas encore trouvé de famille d’accueil. Je ne savais pas encore si j’allais pourvoir partir pour l’été, alors j’ai répondu à une petite annonce d’un restaurant qui cherchait un “préposé à la cuisine”. L’adresse était dans le Vieux Port de Montréal, le restaurant du musée, au dernier étage avec une vue superbe. Comme l’annonce disait de se présenter en personne, c’est ce que j’ai fait et je me suis présentée au chef cuisinier. Il  m’a dit qu’ils avaient désespérément besoin de quelqu’un pour aider dans la cuisine et qui serait responsable de la plonge. Ça me va? Ok, à demain alors. Aux aurores je me suis présentée au poste. Le chef cuisinier était là et m’a présenté à la cuisinière… Je me suis vite rendu compte qu’aucun de nous n’avions un accent québécois, et qu’en plus d’être français nous avions tous un accent du sud!!! (C’est le genre de truc qui s’accentue quand on entend son interlocuteur). Bref on a bien rigolé. Je ne suis pas restée très longtemps avec ce boulot, peut-être 10 ou 15 jours (je suis partie en Allemagne finalement). Mais j’en garde un très bon souvenir parce que malgrès des journées interminables de 12 heures ou plus, constament debout, et une patronne qui ne rentrait dans la cuisine que pour gueuler d’aller plus vite, nous chantions tour à tour tout le répertoire de vieilles chansons française que l’on connaissait de mémoire! Nos journées passaient dans la folie et la bonne humeur.

Quick notes

Just some quick notes about all the things that have been going on lately.

The new library branch in our neighborhood has finally opened. The move was supposed to happen in the Spring, but it was reported time and time again. They have restored the old firehouse (1921) and the old barn behind it (1890), to make a wonderful modern library which smells brand new. The kids and I have been there quite a few times in the past weeks (I’ll try to get some pictures soon).

I’ve started teaching at a music school again (voice and piano)! Only two days a week (Monday and Tuesday), and it’s only 6 students for now, but I enjoy getting out of the house. I’m glad to see that I am indeed still quite sane when I don’t teach my own kids… Why do I have zero patience to teach my own children? An added bonus about teaching students outside of the home is that I get a weekly reminder to have my kids practice at home.

A couple of weeks ago (that’s how long I took to write this post), D travelled to Halifax with an older pastor for the installation of a third pastor (who studied with D at the seminary with the older pastor as their professor). Departure Friday morning, return Saturday afternoon / early evening. All goes according to plan until it’s time to return : all flights are cancelled because of Dorian, the post-tropical storm that was passing very close to the city. He sent me a very short email to inform me that their return flight was cancelled, then nothing for 24h. He told me later that there was no power in the hotel were they stayed (most of the province of Nova Scotia had no power). Even if I was trying not to, I was freaking out. All I knew about the situation were the most alarming videos I could find online… Not the best way to stay calm. (D later told me that the “big storm” was no big deal, just some strong winds, we’ve seen much worse in Brazil). He called the day after when he was already in transit at the Toronto airport. In the end, their return trip was only delayed one day later than planned, but those were the longest 24h I spent in a long time. 

I’ve started my class of Water Resistance (or “river walking”) again! Yay! I still think it’s a great class, but for some mysterious reason, of the dozen of ladies who loooved that class as much as I did before the summer, only one (beside me) has registered this semester! Weird.

So lately I’m not only swimming 3 times a week, but going to that class as well, so that’s 4 workouts per week… Not bad at all, I hope I keep it up when the weather turns depressing. (Lately it’s gray and raining, but it’s not too cold yet — I’m still biking to the swimming pool along the Riverside pathway with much gusto (there is always a bit of wind close to the river)… Let’s see how long that lasts).

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Morning Walk 1
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Morning Walk 2

La grande arnaque

Ces questions ont été proposées il y a quelques semaines par notre chère Dr.Caso. J’ai prit longtemps à y répondre par manque de temps, mais aussi (surtout) à cause de la deuxième question qui m’a beaucoup énervée. Normalement j’évite de me forcer à écrire mon avis sur des trucs qui m’énervent, surtout si on ne me le demande pas, mais là la question était posée donc bon, hein, vous l’avez cherché !  😉 Je sais que mon avis est contraire à beaucoup de blogs que je lis alors, si vous décidez de ne plus jamais me lire de votre vie, je serais triste mais bon, au revoir! 🙂

  • Est-ce que vous croyez que les fantômes existent? En avez-vous déjà rencontré?

Non et non.

  • Êtes-vous féministe ou pas? Pourquoi ou pourquoi pas?

Peut-être que si j’étais née un siècle plus tôt, j’aurais répondu “oui” à la première vague féministe, celui pour l’émancipation de la femme, pour le droit à l’éducation et au travail, l’accès aux droits civils (vote et propriétés), etc… mais aujourd’hui, dans la société dans laquelle je vis, je dis absoluement PAS. Le féminisme est une arnaque !

Story time: Quand j’avais 15 ans et que je venais d’arriver au Québec, une femme (féministe) d’un bureau de gouvernement m’a appelé “Madame G” (nom de famille paternel) quand je lui répond que “non, non, Madame G c’est ma mère, moi je suis la fille, Mademoiselle G” (je trouvais ça chic qu’on m’appelle mademoiselle à l’époque), la femme s’est lancée dans un long discours qu’on n’appellait pas mon frère “damoiseau” et que toutes les femmes devraient s’appeler “madame”… bla bla bla… Aucun commentaire sur le fait que “G” est le nom de famille paternel, donc en fait, franchement, qu’elle ne me fasse pas chier avec ses propos contradictoires. Je ne l’ai pas choisi, moi, ce nom de famille et je ne vois pas pourquoi je ne pouvais pas me faire faire appeler “mademoiselle” si je le voulais bien parce que je ne me suis pas mariée avec mon père! Fait chier quoi!

Plusieurs années plus tard, deuxième épisode désagréable avec une autre féministe à la noix de coco banque. Je venais de me marier au tendre âge de 22 ans (un peu plus jeune que le reste la société actuelle, mais j’étais majeure quand même hein, personne ne m’a forcé et en fait c’était plutôt le contraire) (mes parents auraient aimé que “j’attende un peu”, ma mère a même suggéré que “j’attende jusqu’à ce que toutes nos familles (aux quatre coins du monde) puissent voyager pour notre mariage” — clairement je serais encore en train d’attendre). Je lui demande si je peux changer mon nom avec celui de mon mari et elle n’hésite pas à me dire que c’est interdit au Québec, que je suis bien trop jeune pour être mariée (WTF? Quand j’y pense, moi j’aurais dû lui dire qu’elle était trop vieille pour me donner son avis, ha ha!) et être soumise à la machine patriarcale (ou je sais plus quel autre terme)!!! J’étais tellement en colère que j’en suis restée interloquée. En fait, c’est bel et bien moi et mon mari qui avions choisi de nous marier et encore heureux qu’on avait le droit de le faire! Mais cette représente du “féminisme” voulait m’enseigner que si j’étais “femme” je devais porter le nom de MON PÈRE (que je n’ai pas choisi) plutôt que de MON MARI (que j’avais choisi, donc). Elle est où ma liberté dans cette vision du féminisme? (Surtout qu’en analisant le sujet du nom de famille, celui que je voulais porter à l’époque est le nom maternel de mon mari, donc dans ce cas-là c’est un héritage familial matriarcal, donc foutez-moi la paix quoi).

Ironiquement, dans cette histoire qui a duré des années et des années, pour finalement en revenir à la case départ, il n’y a que moi qui me suis bien énervée parce qu’en fait ma mère et ma belle-mère aiment bien mon nom paternel qui est bien français et qu’en Amérique latine ça fait chicMon mari lui s’en contre-fiche et m’a dit de faire ce que je voulais!

Pour moi, le vrai féminisme est celui d’il y a un siècle, pour l’émancipation de la femme, pas le mouvement actuel qui, au lieu de nous donner plus de libertés (changer de nom ou pas, se marier ou non, être au foyer ou pas, avoir une vie professionelle ou non, etc.), nous oblige à rentrer dans une autre vision bien étroite de ce que c’est d’être femme et nous couvre de culpabilité (on n’en fait jamais assez). Je dirais même que c’est à cause du féminisme déplacé que les femmes au foyer se sentent comme des parasites de la société. Nous sommes mesurées à la hauteur de nos salaires, ou à la hauteur de nos ambitions professionelles (ou le manque de), plutôt qu’au bien-être de nos familles ou notre bien être à nous, tout simplement.

Je vous suggère d’écouter cette vidéo Y*tube à ce sujet. C’est un peu long (40 min), mais dans ses propos cette femme rejoint beaucoup des miens (et elle offre des commentaires plus globals et moins annecdotiques et pleurnichards que les miens 😉 ).

  • Est-ce que vous aimez les maths plus aujourd’hui qu’il y a 20 ans?

Ni plus ni moins, c’est à dire pas beaucoup!

  • Que préparez-vous, typiquement, pour un repas de fête?

Quelque chose qui m’inspire. Des fois j’ai des vagues d’inspiration pour faire du pain comme l’autre jour, alors j’ai fait plein de petits pains au jambon et au fromage pour un p’tit déjeuner à l’église. Sinon je réussi très bien un gâteau aux bananes (que j’ai fait tellement de fois que je pourrais le faire les yeux fermés). Plus récemment un bolo salgado (une recette de “gâteau salé” brésilien, tellement facile que même les nuls peuvent le réussir) a eu beaucoup de succés chez nos amis. Nous étions invités chez nos amis russes, avec une autre famille d’amis chinois, où j’ai partagé ma recette brésilienne

Only in Canada. 😆

  • De quelle façon avez-vous le plus changé entre vos 20 ans et vos 30 ans?

Radicalement. À 20 ans, je ne vivais que pour la musique. J’étudiais au conservatoire, j’enseignais dans une école de musique le samedi, et je dansais le tango argentin 2 ou 3 soirs par semaine, et j’allais à autant de concerts et spectacles que possible (nous avions souvent des billets gratuits ou réduits pour étudiants). J’habitais encore chez mes parents à Montréal, mais j’étais rarement à la maison puisque je vivais à un rythme frénétique. À 30 ans, j’étais mariée depuis plusieurs années, maman de jumeaux, épuisée mais heureuse. Nous étions en Saskatchewan pour un an avec nos 2 nourissons, entre deux déménagements, très occupés, mais avec une vie beaucoup plus paisible à la maison.

  • Qu’est-ce que vous avez fait d’interdit, dans votre vie?

J’ai beaucoup conduit sans permis valide! D’abord brièvement en Ontario, j’ai conduis toute seule alors que je n’avais qu’un permis apprentis. Puis plus récemment pendant plusieurs années, quand nous étions au Brésil, l’administration rocambolesque a refusé d’échanger mon permis canadien (seulement valide pendant quelques mois à l’étranger) à cause d’une confusion avec mes noms (voir question ci-dessus). Donc j’ai dû apprendre à conduire avec le changement de vitesse manuel (l’enfert pour qui a apprit la transmission automatique en Amérique du Nord) ET en plus je devais prier constament de ne pas me faire contrôler par un policier! Le stress!